Proposition de loi n° 2440 · XVIIe législature

Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique

Renvoi en commission au fond 26 mars 2026

Dernier vote sur l’ensemble du texte : adopté le 26 mars 2026.

Dernière étape
26 mars 2026
Articles du texte
3
Scrutins publics
7
Amendements déposés
52
01

La procédure

Où en est la procédure ?

1
Discussion en séance publique
2
Discussion en séance publique
3
Décisionadoptée
4
Dépôt d'une initiative en navette
5
Renvoi en commission au fond
Voir les 12 étapes de la procédure
  1. 1er dépôt d'une initiative.
  2. Renvoi en commission au fond
  3. Nomination de rapporteur
  4. Réunion de commission
  5. Réunion de commission
  6. Réunion de commission
  7. Dépôt de rapport
  8. Discussion en séance publique
  9. Discussion en séance publique
  10. Décisionadoptée
  11. Dépôt d'une initiative en navette
  12. Renvoi en commission au fond

À l’origine du sujet

Rapporteurs

02

Texte et articles

Articles de la version de référence

Version de référence · Texte transmis au Sénat n° 480

Renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire

Publié le 26 mars 2026

Lire le texte intégral
Voir les 5 publications du parcours parlementaire

Versions du texte

  • Texte adopté n° 2521 avril 20263 articles consultables · Adopté en séance
    • Texte associé avec une nature publiéeDécision
    • Texte associé avec une nature publiéeDécision
  • Texte transmis au Sénat n° 48026 mars 20263 articles consultables
    • Texte associé à l’étapeDépôt d'une initiative en navette
  • Proposition de loi n° 244026 mars 20262 articles consultables
    • Texte associé à l’étape1er dépôt d'une initiative.
  • Texte de la commission n° 252027 février 20263 articles consultables · Adopté en commission
    • Texte indiqué comme adopté à cette étapeDépôt de rapport

Documents d’accompagnement

  • Rapport n° 252023 mars 20266 parties consultables · Adopté en commission
    • Texte associé à l’étapeDépôt de rapport
03

Les scrutins publics

Ce que l’Assemblée nationale a voté

7 scrutins publics sur ce dossier.

Texte adopté

Vote sur l’ensemble — première lecture · scrutin n° 5839 du 26 mars 2026

Pour122
Contre0
Abstention0

122 votants · majorité requise : 62 voix

Voir le vote des groupes politiques

DEM28 pour · 0 contre · 0 abstentions

LFI-NFP22 pour · 0 contre · 0 abstentions

RN21 pour · 0 contre · 0 abstentions

EPR19 pour · 0 contre · 0 abstentions

ECOS8 pour · 0 contre · 0 abstentions

HOR8 pour · 0 contre · 0 abstentions

SOC5 pour · 0 contre · 0 abstentions

DR4 pour · 0 contre · 0 abstentions

UDDPLR4 pour · 0 contre · 0 abstentions

GDR1 pour · 0 contre · 0 abstentions

LIOT1 pour · 0 contre · 0 abstentions

NI1 pour · 0 contre · 0 abstentions

Voir le résultat et les votes nominatifs →

Modifications mises aux voix

04

Les amendements

52 amendements déposés

52 amendements affichés

Irrecevable Sous-amendement n° 16 de Mme Corneloup — article premierMme Corneloup · ARTICLE PREMIERAfficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Retiré Sous-amendement n° 15 de Mme Corneloup — article premierMme Corneloup · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Au deuxième alinéa, supprimer le mot "biologique".

En conséquence, au 4e alinéa supprimer le mot "biologique".

Exposé sommaire de Mme Corneloup

Le présent sous-amendement vise à garantir que l’ensemble des organisations professionnelles agricoles puisse être représenté.

Il est essentiel d’assurer une représentation inclusive de toutes les organisations professionnelles agricoles, quelles que soient leurs pratiques ou leurs modes de production. Les enjeux liés à l’urbanisme – qu’il s’agisse de l’accès au foncier, des conflits d’usage ou de la viabilité des exploitations – concernent l’ensemble du monde agricole.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 14 de Mme Marais-Beuil — article 1er bisMme Marais-Beuil et ses cosignataires · ARTICLE 1ER BISAfficher

Texte de l’amendement

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et les organisations professionnelles. »

Exposé sommaire de Mme Marais-Beuil et ses cosignataires

Cet amendement vise à compléter l’obligation d’information de la chambre d’agriculture en prévoyant qu’elle informe non seulement l’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642-17, mais également les organisations professionnelles agricoles.

L’objectif est de garantir que l’ensemble des acteurs représentatifs du monde agricole soit tenu informé des projets ou documents d’aménagement ou d’urbanisme susceptibles de réduire les surfaces affectées à des productions sous signe de qualité et d’origine.

Cette précision permet d’éviter toute situation dans laquelle certaines organisations ne seraient pas informées et assure ainsi une meilleure circulation de l’information, une plus grande transparence et une représentation complète des intérêts agricoles concernés.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 13 de M. David Magnier — article 2M. David Magnier · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Après le mot :

« saisonnière, »,

insérer les mots :

« , ainsi que l’utilisation de dispositifs techniques de protection et de sauvegarde des cultures ou du cheptel nécessaires pour faire face à ces aléas, »

Exposé sommaire de M. David Magnier

Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement l’usage des moyens de protection des cultures (tels que les tours antigel, ventilateurs, canons anti-grêle ou systèmes de brumisation pour le bétail) dont l’efficacité dépend d’une activation immédiate, souvent nocturne, lors d’épisodes climatiques critiques.

Actuellement, l’article 2 se concentre sur la modification des horaires d’activité. Or, le changement climatique multiplie les épisodes de gel tardif ou de canicule extrême, imposant le recours à des équipements mécaniques bruyants mais vitaux pour les exploitations. Sans une protection législative claire, l’agriculteur s’expose à des poursuites pour nuisances sonores alors même qu’il agit pour sauver son outil de travail et garantir notre souveraineté alimentaire.

Il s’agit donc de préciser que l’usage de ces équipements, dès lors qu’il est dicté par l’urgence climatique, fait partie intégrante de l’exercice normal de l’activité agricole et ne peut être considéré comme un trouble anormal de voisinage.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Non soutenu Amendement n° 12 de M. Ray — article 2M. Ray et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Compléter par les mots :

« ou des contraintes inhérentes aux cycles biologiques des animaux et des végétaux, des impératifs sanitaires, agro-écologiques ou environnementaux. »

Exposé sommaire de M. Ray et ses cosignataires

Cet amendement vise à élargir les possibilités d’adaptation des horaires d’exercice au-delà de la seule prise en compte du changement climatique, afin d’intégrer des objectifs agronomiques et environnementaux.

Cet élargissement permet de mieux concilier les exigences de production avec la préservation des écosystèmes, en autorisant des ajustements d’horaires pour faciliter des pratiques culturales respectant les équilibres naturels. Ainsi, il sera possible de décaler certaines interventions pour éviter par exemple le fauchage en journée lors des périodes d’activité des pollinisateurs, ou encore réaliser l’irrigation en tout début de matinée qui est un moment plus opportun afin d'accroître l’efficacité et mieux maîtriser la consommation d’eau.

En offrant cette souplesse, le présent amendement contribue à promouvoir des pratiques agricoles plus durables, adaptées aux contraintes biologiques et climatiques, tout en préservant la compétitivité des exploitations.

Tel est l'objet de cet amendement travaillé avec la Fédération nationale des producteurs de lait, la Confédération nationale de l'élevage et des organisations de protection de l’environnement.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 11 de M. Mathiasin — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. Mathiasin et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Texte de l’amendement

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport identifiant, par région et par filière, les besoins d’adaptation du travail agricole aux effets du changement climatique et les solutions susceptibles d’y répondre.

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

Le changement climatique transforme profondément les conditions d’exercice du travail agricole.

Le baromètre CLISEVE Agri France 2026 montre que le climat est devenu la première source de pénibilité déclarée, loin devant l’effort physique. Au-delà des effets sur la santé, il met en évidence le risque de fragilisation de l’attractivité des métiers : 47 % des salariés et saisonniers estiment que la chaleur peut constituer un motif de renoncement, tandis que 26 % des exploitants, entrepreneurs et encadrants envisagent d’arrêter ou de changer d’activité d’ici cinq ans en raison du changement climatique.

Des solutions existent et doivent être généralisées. L’adaptation des horaires est un levier parmi d’autres, par exemple le développement d’équipements adaptés (zones d’ombre, accès continu à l’eau, espaces de récupération au frais), et l'accompagnement en matière de formation et de prévention.

Par ailleurs, si le changement climatique est observé dans l’ensemble du territoire, ses manifestations varient selon les régions. Cette diversité justifie une analyse territorialisée des réponses à apporter.

Le présent amendement vise ainsi à doter le Parlement d’une évaluation complète et régionale des modalités d’adaptation du travail agricole aux effets du changement climatique, afin d’éclairer les choix publics à venir et de dépasser une approche limitée à un seul paramètre d’organisation.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 10 de M. Mathiasin — article 2M. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Un décret précise les conditions de mise en œuvre de ces adaptations d’horaires, notamment leur durée maximale, leur amplitude et les garanties applicables en matière de santé et de sécurité des travailleurs. »

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

Le présent article vise à permettre aux exploitants d’adapter les horaires de travail aux effets du changement climatique, afin de préserver la qualité des récoltes et de protéger la santé des travailleurs.

Toutefois, l’évolution rapide et répétée des contraintes climatiques invite à encadrer cette faculté d’adaptation afin d’éviter qu’elle ne conduise à une transformation durable des conditions de travail, en particulier pour les salariés permanents et saisonniers.

Le baromètre CLISEVE Agri France 2026 met en évidence la fréquence croissante des situations de forte contrainte climatique : 40 % des répondants déclarent travailler plus de trois mois par an dans des conditions climatiques difficiles, en particulier l'été.

Dans ce contexte d’intensification des épisodes extrêmes, il existe un risque que l’adaptation prévue par la loi perde son caractère exceptionnel. Le recours prolongé à des horaires décalés peut accentuer la fatigue et accroître le risque d’accident, alors même que les fortes chaleurs réduisent déjà les capacités de récupération, en particulier chez les saisonniers logeant dans des hébergements mal isolés ou temporaires.

En outre, des horaires atypiques de travail peuvent entraîner des contraintes supplémentaires pour les travailleurs, notamment en matière de garde d’enfants ou de transports.

Le renvoi à un décret vise ainsi à assurer un encadrement proportionné du dispositif, en fixant des bornes claires tout en préservant la souplesse nécessaire à l’adaptation des exploitations agricoles aux aléas climatiques.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 9 de M. Mathiasin — article premierM. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Les organisations professionnelles représentatives de l’agriculture biologique à l’échelle régionale ou départementale. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Les organisations professionnelles représentatives de l’agriculture biologique à l’échelle régionale ou départementale. »

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

Le présent amendement vise à compléter le dispositif adopté par la commission, qui élargit les acteurs consultés lors de l’élaboration des documents d’urbanisme, en y intégrant explicitement les organisations professionnelles représentatives de l’agriculture biologique à l’échelle régionale ou départementale.

Les exploitations biologiques sont particulièrement sensibles aux décisions d’urbanisme, notamment en matière de fragmentation du foncier, de risques de contamination ou de conflits d’usage. Elles contribuent par ailleurs directement à plusieurs objectifs poursuivis par les SCoT et les PLU, tels que la préservation des ressources naturelles, la protection de l’eau, la continuité écologique, la qualité paysagère ou la transition agroécologique, ce qui justifie leur association à la phase d’élaboration de ces documents.

Les chambres d’agriculture assurent une représentation générale des filières. Toutefois, les spécificités propres à certaines d’entre elles, notamment l’agriculture biologique, peuvent ne pas toujours être pleinement reflétées dans l’expression des positions consulaires. À cet égard, le rapport de la Cour des comptes d’octobre 2025 relève des évolutions dans l’organisation et l’allocation des moyens au sein de certaines chambres susceptibles de fragiliser la prise en compte des enjeux propres à l’agriculture biologique.

Dans ce contexte, la consultation des organisations professionnelles représentatives de l’agriculture biologique permettrait de garantir une expression plus complète et structurée des enjeux propres à ces exploitations, sans remettre en cause le rôle des chambres d’agriculture. Elle contribuerait ainsi à enrichir l’élaboration des documents d’urbanisme et à prévenir, dès l’amont des procédures, les risques de difficultés ou de conflits, participant ainsi à une meilleure sécurisation des projets.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 6 de M. de Lépinau — article 2M. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Au début, ajouter les trois alinéas suivants :

« I. – L’article L. 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase, le mot : « anormal » est remplacé par le mot : « allégué » ;

« 2° À la seconde phrase, le mot : « anormal » est remplacé par le mot : « allégué ». »

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement de cohérence juridique visant à mieux protéger les exploitations agricoles contre les procédures abusives.

La responsabilité pour trouble anormal de voisinage, consacrée par la jurisprudence et désormais codifiée à l’article 1253 du code civil, constitue un fondement juridique régulièrement invoqué dans les litiges opposant riverains et exploitants agricoles.

Toutefois, dans le contexte agricole, ce régime de responsabilité est parfois mobilisé de manière abusive, et la rédaction actuelle du 311-1-1 porte une forme d'accusation sur les exploitants agricoles, sans que leur caractère réellement anormal ne soit toujours établi judiciairement. Cette situation peut fragiliser juridiquement des exploitations agricoles pourtant conformes aux réglementations en vigueur et participant à l’activité économique et à la vitalité des territoires ruraux.

La substitution du terme « anormal » par le terme « allégué » vise ainsi à mieux refléter la réalité contentieuse de ces situations, dans lesquelles le trouble est avant tout affirmé par une partie avant d’être, le cas échéant, caractérisé par le juge. Cette évolution rédactionnelle permet de rappeler que la qualification d’un trouble relève de l’appréciation juridictionnelle et ne saurait être présumée du seul fait de son invocation.

Elle contribue également à sécuriser juridiquement les activités agricoles, qui s’exercent par nature dans un environnement susceptible de générer certaines nuisances inhérentes à la production agricole, tout en maintenant la possibilité pour le juge d’apprécier souverainement la réalité et la gravité des troubles invoqués.

Ainsi, cette modification rédactionnelle participe d’un objectif d’équilibre entre la protection des riverains et la nécessaire préservation des activités agricoles.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 5 de Mme Feld — article 2Mme Feld et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Compléter par les mots :

« , sous réserve du respect des dispositions relatives à la santé et à la sécurité des travailleurs ainsi qu’aux durées du travail. »

Exposé sommaire de Mme Feld et ses cosignataires

Cet amendement du groupe LFI vise à garantir la protection des travailleurs en agriculture qui seraient amenés exceptionnellement à travailler en horaires modifiés en raison d'aléas climatiques, en précisant que le bénéfice de l’exonération de responsabilité pour trouble anormal de voisinage en cas de modification des horaires de travail dues à des aléas climatiques est subordonné au respect des dispositions relatives à la santé, à la sécurité des travailleurs et aux durées du travail.

Cette proposition est issue d'un amendement proposé par le groupe LIOT en commission des affaires économiques.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 4 de Mme Feld — article premierMme Feld et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis Les associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l’agriculture biologique. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 8° bis Les associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l’agriculture biologique. »

Exposé sommaire de Mme Feld et ses cosignataires

Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l'agriculture biologique lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial.

En effet, les organismes de défense et de gestion (ODG), dont l'article 1 prévoit la consultation, concernent tous les produits sous signes de qualité, sauf l'agriculture biologique labelisée, qui a pourtant un rôle spécifique à jouer dans la préservation des terres agricoles au service de la bifurcation agroécologique, à plus forte raison compte tenu du fait que les surfaces en agriculture biologique ont régressé de 110 000 hectares ces 2 dernières années.

La participation renforcée des associations interprofessionnelles régionales engagées dans le développement de l'agriculture biologique se justifie aussi dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen.

Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l’artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l’équivalent de la surface d’un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 3 de Mme Feld — article premierMme Feld et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis Les organismes nationaux à vocation agricole et rurale mentionnés à l’article L. 820‑2 dudit code. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 8° bis Les organismes nationaux à vocation agricole et rurale mentionnés à l’article L. 820‑2 du même code. »

Exposé sommaire de Mme Feld et ses cosignataires

Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des organismes nationaux à vocation agricole et rurale (ONVAR) lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial.

En effet, les ONVAR disposent d'une expertise importante en matière de préservation des terres agricoles au service de la transition agroécologique. Ce sont des structures nationales têtes de réseaux, associatives ou coopératives, reconnues par le Ministère de l’Agriculture pour leur investissement dans le champ du développement agricole et rural et qui rassemblent des dizaines de milliers d'agriculteurs, comme par exemple le Réseau CIVAM, la FADEAR, la FNAB... Certains d'entre eux, comme Terre de Liens, sont particulièrement spécialisés dans la question de la préservation du foncier agricole.

Leur participation renforcée se justifie dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen.

Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l’artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l’équivalent de la surface d’un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 2 de M. de Lépinau — article 2M. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° La première phrase est ainsi modifiée :

« a) Le mot : « anormal » est remplacé par le mot : « « allégué » ;

« b) À la fin, les mots : « existant antérieurement à l’acte transférant la propriété ou octroyant la jouissance du bien ou, à défaut d’acte, à la date d’entrée en possession du bien par la personne lésée » sont supprimés ;

« 2° La seconde phrase est supprimée. »

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd’hui, rien ne justifie de sanctionner l’activité agricole en vertu de l’article 1253 du code civil.

L’objectif est de sécuriser l’exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d’élevage ou d’épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l’agriculture est une activité d’intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux.

Dans un contexte de pression foncière, d’urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d’usage entre nouveaux riverains et exploitants, l’insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l’investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation.

Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l’activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.

L'amendement proposé également de remplacer le terme "anormal" du premier alinéa de l'article 311-1-1 par le terme "allégué", pour en sécuriser l'application et éviter de porter une accusation sur les exploitations agricoles. Cette substitution vise à mieux refléter la réalité contentieuse de ces situations, dans lesquelles le trouble est avant tout affirmé par une partie avant d’être, le cas échéant, caractérisé par le juge. Cette évolution rédactionnelle permet de rappeler que la qualification d’un trouble relève de l’appréciation juridictionnelle et ne saurait être présumée du seul fait de son invocation.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° 1 de M. de Lépinau — article 2M. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« Art L. 311‑1‑1. – La responsabilité prévue au premier alinéa de l’article 1253 du code civil n’est pas engagée lorsque le trouble anormal provient d’activités agricoles. »

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd’hui, rien ne justifie de sanctionner l’activité agricole en vertu de l’article 1253 du code civil.

L’objectif est de sécuriser l’exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d’élevage ou d’épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l’agriculture est une activité d’intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux.

Dans un contexte de pression foncière, d’urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d’usage entre nouveaux riverains et exploitants, l’insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l’investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation.

Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l’activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° 8 de Mme Got — après l'article 2, insérer l'article suivant:Mme Got · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° 7 de Mme Got — après l'article 1er bis, insérer l'article suivant:Mme Got · APRÈS L'ARTICLE 1ER BIS, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Sous-amendement n° CE37 de M. Ott — après l'article premierM. Ott et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter le second alinéa de cet amendement par la phrase suivante :

« Dès qu’elle a connaissance d’un projet ou d’un document d’aménagement ou d’urbanisme ayant pour conséquence une réduction de surfaces affectées à des productions bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine, la chambre en informe l’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642‑17 sans délai ».

Exposé sommaire de M. Ott et ses cosignataires

Même présentation que les autres sous-amendements déposés.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Sous-amendement n° CE36 de M. Ott — après l'article premierM. Ott et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter le second alinéa de cet amendement par la phrase suivante :

« Dès qu’elle a connaissance d’un projet ou d’un document d’aménagement ou d’urbanisme ayant pour conséquence une réduction de surfaces affectées à des productions bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine, la chambre en informe l’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642‑17 sans délai ».

Exposé sommaire de M. Ott et ses cosignataires

Ce sous-amendement permet de préciser la procédure de liaison que les chambres d’agriculture sont tenus d’observer vis-à-vis des ODG, organismes professionnels dont l’avis paraît essentiel dans certains cas, compte tenu de leur contribution à la mission d’intérêt général mentionnée à l’article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime.

Prévoir une information la plus en amont et la plus rapide possible des ODG par les chambres d’agriculture est indispensable lorsque des zones agricoles protégées ou de qualité sont susceptibles d’être affectées. Cette anticipation garantit l’effectivité de leur droit d’expression et la qualité du débat, en leur laissant le temps d’analyser les incidences sur les AOP ou IGP concernées. La chambre demeure un pivot institutionnel, assurant coordination et expertise transversale. Toutefois, une information précoce permet aux ODG, une fois alertés, d’exercer utilement leur faculté d’être entendues en tant que personnes publiques consultées, évitant ainsi toute marginalisation procédurale et sécurisant juridiquement l’élaboration du document d’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Sous-amendement n° CE34 de M. Ott — après l'article premierM. Ott et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter le second alinéa de cet amendement par la phrase suivante :

« Dès qu’elle a connaissance d’un projet ou d’un document d’aménagement ou d’urbanisme ayant pour conséquence une réduction de surfaces affectées à des productions bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine, la chambre en informe l’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642‑17 sans délai ».

Exposé sommaire de M. Ott et ses cosignataires

Ce sous-amendement permet de préciser la procédure de liaison que les chambres d’agriculture sont tenus d’observer vis-à-vis des ODG, organismes professionnels dont l’avis paraît essentiel dans certains cas, compte tenu de leur contribution à la mission d’intérêt général mentionnée à l’article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime.

Prévoir une information la plus en amont et la plus rapide possible des ODG par les chambres d’agriculture est indispensable lorsque des zones agricoles protégées ou de qualité sont susceptibles d’être affectées. Cette anticipation garantit l’effectivité de leur droit d’expression et la qualité du débat, en leur laissant le temps d’analyser les incidences sur les AOP ou IGP concernées. La chambre demeure un pivot institutionnel, assurant coordination et expertise transversale. Toutefois, une information précoce permet aux ODG, une fois alertés, d’exercer utilement leur faculté d’être entendues en tant que personnes publiques consultées, évitant ainsi toute marginalisation procédurale et sécurisant juridiquement l’élaboration du document d’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Amendement n° CE33 de M. Ott — article 2M. Ott et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est complété par la phrase suivante :

« Sont réputées s’être poursuivies dans les mêmes conditions les activités agricoles dont les horaires sont modifiés, de manière exceptionnelle et saisonnière, en raison d’aléas climatiques. »

Exposé sommaire de M. Ott et ses cosignataires

Cette proposition consiste à préserver l’équilibre recherché par le régime actuel entre le principe de responsabilité pour trouble anormal du voisinage et des causes d’exonérations limitées. Elle vise à articuler le respect du principe de la responsabilité civile avec la nécessité de permettre à un exploitant de poursuivre son activité sans qu’elle soit remise en question par l’installation d’un nouveau voisin.

Par cet amendement, la modification exceptionnelle et saisonnière des seuls horaires de travail, dictée par un aléa climatique, ne constitue pas une condition nouvelle d’activité. L’objet de l’exploitation – cultures, élevage, procédés techniques – demeure inchangé ; seule l’organisation temporelle s’adapte pour préserver les récoltes, la santé des travailleurs ou le bien-être animal. Assimiler ce décalage ponctuel à une transformation substantielle reviendrait à ignorer que l’adaptation climatique fait désormais partie intégrante de l’activité agricole.

Dès lors que ces ajustements sont strictement liés à des circonstances objectivables, limités aux horaires et conformes aux lois et règlements en vigueur, ils doivent être regardés comme la continuité normale d’une activité préexistante, et non comme une modification de nature à engager la responsabilité de l’agriculteur.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Amendement n° CE32 de M. Ott — article premierM. Ott et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« Le chapitre II du titre III du livre Ier du code de l’urbanisme est ainsi modifié :

« I. – L’article L. 132‑12 est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° L’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642‑17 du code rural et de la pêche maritime.

« II. – L’article L. 132‑13 est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° L’organisme de défense et de gestion mentionné à l’article L. 642‑17 du code rural et de la pêche maritime. »

Exposé sommaire de M. Ott et ses cosignataires

Cet amendement élève les organismes de de défense et de gestion au rang de personnes consultées dans la procédure d’élaboration des documents d’urbanisme. Ils peuvent, à leur initiative, faire entendre leur avis sur les documents d’urbanisme qui les intéresse.

Cela constitue une évolution pragmatique et sécurisante du droit de l’urbanisme. Les ODG sont les seuls acteurs, aux côtés de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), à maîtriser avec précision les cahiers des charges, les contraintes parcellaires et les équilibres économiques des aires d’appellation. Lorsqu’un document d’urbanisme modifie ces périmètres ou leurs conditions de production, leur expertise technique est indispensable.

Le statut de personne consultée offre une reconnaissance formelle sans alourdir excessivement les procédures. Il garantit qu’une demande d’avis ne pourra être écartée, renforçant ainsi la sécurité juridique des documents adoptés et limitant les risques contentieux. Il améliore la qualité de la concertation en amont, au bénéfice des collectivités comme des filières.

Cette évolution ne concurrence pas les chambres d’agriculture : elle complète leur rôle de coordination. Elle structure un dialogue plus transparent, plus anticipé et plus équilibré, au service de la protection du foncier et du développement territorial.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE31 de M. Mathiasin — article 2M. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE30 de M. Mathiasin — article 2M. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Compléter l’alinéa 1 par les mots suivants :

« , sous réserve du respect des dispositions relatives à la santé et à la sécurité des travailleurs ainsi qu’aux durées du travail ».

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

Le présent amendement vise à préciser que le bénéfice de l’exonération est subordonné au respect des dispositions relatives à la santé, à la sécurité des travailleurs et aux durées du travail. L’adaptation des horaires, si elle peut être justifiée par des contraintes climatiques, doit demeurer pleinement conforme aux règles protectrices applicables aux salariés. En particulier, le travail de nuit, particulièrement sensible au regard des enjeux de santé et de sécurité, reste strictement encadré par le code du travail.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE29 de M. Mathiasin — article 2M. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Après le mot :« travail », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« rendue nécessaire par des conditions climatiques exceptionnelles ».

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

L’article 2 sécurise les exploitants agricoles contraints d’adapter leurs horaires de travail en raison des effets du changement climatique.

Cette faculté répond à la nécessité d’adapter notre économie aux dérèglements climatiques, mais la référence générale au « changement climatique », insuffisamment circonscrite, fait peser un risque d’extension durable du régime d’exonération. Dans un contexte d’accélération de ces phénomènes, elle pourrait conduire à en faire un dispositif permanent.

Le présent amendement vise à objectiver le recours aux horaires atypiques en le conditionnant à l’existence de conditions climatiques exceptionnelles constatées localement. Il ne remet pas en cause la nécessité d’adapter ponctuellement l’activité agricole, mais encadre cette faculté afin de préserver l’équilibre entre la continuité de l’exploitation et le droit des riverains à ne pas subir des troubles excédant les inconvénients normaux du voisinage.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE28 de M. Mathiasin — article premierM. Mathiasin et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« , ainsi que, lorsque l’autorité compétente l’estime pertinent au regard des caractéristiques agricoles et environnementales du territoire, des organisations professionnelles représentatives de l’agriculture biologique à l’échelle régionale ou départementale. »

Exposé sommaire de M. Mathiasin et ses cosignataires

La proposition de loi vise à prévenir le risque que les documents d’urbanisme impactent les conditions de production d’exploitations bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) sans que leurs structures représentatives ne soient associées, alors même que les choix d’aménagement peuvent altérer la viabilité économique des filières concernées.

L’agriculture biologique constitue également un SIQO reconnu. Toutefois, à la différence des appellations d’origine ou indications géographiques, elle ne repose pas sur des organismes de défense et de gestion territorialisés susceptibles d’être associés dans les conditions prévues par le présent texte. Or les exploitations biologiques sont également sensibles aux décisions d’urbanisme, notamment en matière de fragmentation du foncier, de risques de contamination ou de conflits d’usage.

En outre, elles concourent directement à certains objectifs poursuivis par les SCoT et les PLU, dont la préservation des ressources naturelles, les continuités écologiques, la protection de l’eau, la qualité paysagère ou la transition agroécologique, ce qui justifie leur prise en compte en amont.

Permettre à l’autorité compétente d’associer, de manière facultative et adaptée aux réalités locales, les organisations professionnelles représentatives locales de l’agriculture biologique s’inscrit ainsi dans l’esprit de la proposition de loi, contribue à enrichir les documents d’urbanisme, et à améliorer la cohérence entre politiques d’aménagement et développement agricole durable, tout en respectant la libre administration des collectivités territoriales.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Retiré Amendement n° CE27 de Mme Ronceret — article premierMme Ronceret et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« Le deuxième alinéa de l’article L. 132‑7 du code de l’urbanisme est complété par la phrase suivante :

« Le cas échéant, les chambres d’agriculture assurent dans les communes faisant partie d’une aire d’appellation contrôlée, la liaison avec l’Institut national de l’origine et de la qualité ainsi que des organismes de défense et de gestion tels que définis à l’article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime. »

Exposé sommaire de Mme Ronceret et ses cosignataires

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.

Il s’agit d’affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d’agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d’une vision globale des enjeux agricoles et d’une compétence reconnue en matière d’aménagement et de gestion durable des espaces ruraux.

Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

L'objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés.

Ainsi, cet amendement consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Amendement n° CE26 de Mme Ronceret — après l'article premier, insérer l'article suivant:Mme Ronceret et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Texte de l’amendement

Le premier alinéa de l’article L. 112‑3 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La chambre d’agriculture assure la liaison avec les organisations professionnelles intéressées. »

Exposé sommaire de Mme Ronceret et ses cosignataires

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l’élaboration des document d’urbanisme.

Il s’agit d’affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d’Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

Cet amendement propose de reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l’élaboration et la révision des documents d’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rejeté Amendement n° CE25 de M. Biteau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. Biteau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Texte de l’amendement

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la nécessité de l’adaptation des pratiques agricoles pour faire face au changement climatique, filière par filière et sur l’enjeu de déploiement de l’agroécologie comme levier de transition de long terme.

Exposé sommaire de M. Biteau et ses cosignataires

Cet amendement du groupe écologiste et social vise à rappeler qu’au-delà de l’adaptation de l’exercice du métier d’agriculteur en cas d’événement météorologique intense, c’est toute la profession agricole et les pratiques de production qui doivent s’adapter au changement climatique, en particulier grâce à l’agroécologie.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE24 de M. Biteau — article 2M. Biteau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Après le mot : « travail », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« autorisée par arrêté préfectoral ou par arrêté des ministres chargés du travail, de l’environnement et de l’agriculture, pris sur la base des recommandations formulées par Météo-France pour signaler un niveau de danger pouvant porter atteinte à la santé ou à la sécurité des travailleurs, ou un niveau d’intensité susceptible d’altérer significativement la production agricole ».

Exposé sommaire de M. Biteau et ses cosignataires

Amendement du groupe écologiste et social visant à préciser que l’adaptation des horaires de travail des agriculteurs en raison d’un phénomène météorologique intense peut déjà se faire par le préfet.

Il est proposé d’encadrer davantage la mesure proposée par le rapporteur pour que ces cas particuliers restent bien circonstanciés, et scientifiquement justifiés grâce aux prévisions de Météo France. Ces éléments nous paraissent de nature à réduire les situations de conflits de voisinage en garantissant aux agriculteurs de pouvoir faire évoluer leurs pratiques lorsque les phénomènes météorologiques, accélérés par le changement climatique, le justifient.

Le présent amendement vise les situations où les agriculteurs doivent travailler en horaires modifiés pour que leurs conditions de travail soient protectrices, mais aussi pour leur permettre d’anticiper les aléas météorologiques qui pourraient affecter les cultures (gel, sécheresse, inondations...)

Cet amendement permet en outre que, lorsqu’il existe un potentiel conflit de voisinage au motif d’une nuisance provenant de l’adaptation des horaires de travail des agriculteurs pour le motif sus-visé, la charge de la preuve ne repose pas sur l’agriculteur qui modifie ses pratiques.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Adopté Amendement n° CE23 de Mme Brulebois — après l'article premier, insérer l'article suivant:Mme Brulebois · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Texte de l’amendement

Le premier alinéa de l’article L. 112‑3 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La chambre d’agriculture assure la liaison avec les organisations professionnelles intéressées. »

Exposé sommaire de Mme Brulebois

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l’élaboration des document d’urbanisme. .

Il s’agit d’affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d’Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

Cet amendement vise à reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l’élaboration et la révision des documents d’urbanisme.

Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Retiré Amendement n° CE22 de Mme Brulebois — article premierMme Brulebois · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« Le deuxième alinéa de l’article L. 132‑7 du code de l’urbanisme est complété par la phrase suivante :

« Le cas échéant, les chambres d’agriculture assurent dans les communes faisant partie d’une aire d’appellation contrôlée, la liaison avec l’Institut national de l’origine et de la qualité ainsi que des organismes de défense et de gestion tels que définis à l’article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime. »

Exposé sommaire de Mme Brulebois

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.

Il s’agit d’affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d’agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d’une vision globale des enjeux agricoles et d’une compétence reconnue en matière d’aménagement et de gestion durable des espaces ruraux.

Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

L'objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés.

Ainsi, cette proposition consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité.

Amendent travaillé avec la FNSEA.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE21 de M. Lepers — article 2M. Lepers · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« au changement climatique »

les mots :

« à la situation météorologique ».

Exposé sommaire de M. Lepers

Amendement précisant les conditions d’élargissement de l’exonération de responsabilité du premier alinéa de l’article 1253 du code civil prévue par l’article L311‑1-1 du code rural et de la pêche maritime. En effet, la présente proposition entend étendre ladite exonération de responsabilité des troubles de voisinage à l’adaptation des horaires de travail des activités agricoles en raison du changement climatique. Sauf que l’article tel que rédigé, nécessite que le fait générateur de la situation météorologique que subit l’agriculteur et qui justifierait le trouble, s’explique par le changement climatique.

Concrètement, à chaque épisode de pluie ou de sécheresse, les agriculteurs devront vérifier que ces événements météorologiques sont liés au changement climatique avant de pouvoir adapter leurs horaires de travail et de générer d’éventuels troubles de voisinage. Afin de sécuriser juridiquement l’exercice des activités agricoles, le présent amendement propose que les éventuels troubles de voisinage que génèrent ces activités se justifient plutôt par la situation météorologique que par le changement climatique.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE20 de Mme Feld — article premierMme Feld et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« et les organismes nationaux à vocation agricole et rurale mentionnés à l’article L820‑2 du même code. »

Exposé sommaire de Mme Feld et ses cosignataires

Cet amendement du groupe LFI prévoit la consultation des organismes nationaux à vocation agricole et rurale (ONVAR) lors de l'élaboration des documents d'urbanisme (SCOT et PLU), en vue de renforcer la préservation des terres agricoles et le dialogue territorial.

En effet, les ONVAR disposent d'une expertise importante en matière de préservation des terres agricoles au service de la transition agroécologique. Ce sont des structures nationales têtes de réseaux, associatives ou coopératives, reconnues par le Ministère de l’Agriculture pour leur investissement dans le champ du développement agricole et rural et qui rassemblent des dizaines de milliers d'agriculteurs, comme par exemple le Réseau CIVAM, la FADEAR, la FNAB... Certains d'entre eux, comme Terre de Liens, sont particulièrement spécialisés dans la question de la préservation du foncier agricole.

Leur participation renforcée se justifie dans un contexte où la lutte contre l'artificialisation des terres agricoles est menacée par les remises en cause considérables du ZAN prévues par le projet de loi de simplification et la proposition de loi TRACE toujours en cours d'examen.

Ces régressions apparaissent d'autant plus dangereuses au regard de l'expérience des décennies passées : l’artificialisation des sols a progressé de 66% en 40 ans - les sols artificialisés couvraient 9,5 % du territoire en 2022, contre 5,7 % en 1982. Cette augmentation, de près de 52 000 hectares par an, représente l’équivalent de la surface d’un département comme la Lozère tous les dix ans. Sur la même période, la part des terres agricoles a reculé pour passer de 54,8 à 50,4% du territoire, soit une baisse de 7,9% des surfaces. Cette dynamique doit être enrayée.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Non soutenu Amendement n° CE19 de Mme Buffet — article premierMme Buffet · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« Le deuxième alinéa de l’article L. 132‑7 du code de l’urbanisme est complété par la phrase suivante :

« Le cas échéant, les chambres d’agriculture assurent dans les communes faisant partie d’une aire d’appellation contrôlée, la liaison avec l’Institut national de l’origine et de la qualité ainsi que des organismes de défense et de gestion tels que définis à l’article L. 642‑22 du code rural et de la pêche maritime. »

Exposé sommaire de Mme Buffet

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture travaillent en concertation avec les organismes de défense et de gestion (ODG) et l’institut national de l’origine et de la qualité lors de l’élaboration des documents d’urbanisme.

Il s’agit d’affirmer une réalité : la protection du foncier agricole relève des prérogatives des Chambres d’agriculture. Leur rôle est indispensable, car elles disposent d’une vision globale des enjeux agricoles et d’une compétence reconnue en matière d’aménagement et de gestion durable des espaces ruraux.

Pour autant, le dialogue avec les ODG doit être clairement consacré, car il constitue le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent en effet une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

L’objectif de cet amendement est de reconnaître et sécuriser un dialogue déjà largement pratiqué, sans multiplier les consultations ni ajouter une nouvelle personne publique associée, ce qui alourdirait inutilement les procédures et pourrait générer des avis redondants ou mal coordonnés.

Le présent amendement, travaillé avec la FNSEA, consiste à inscrire explicitement dans la loi une pratique partenariale éprouvée et essentielle à une protection efficace du foncier agricole. Elle réaffirme le rôle central des Chambres tout en reconnaissant la valeur ajoutée du dialogue avec les ODG pour préserver les terroirs et les filières sous signe de qualité.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Non soutenu Amendement n° CE18 de Mme Buffet — après l'article premier, insérer l'article suivant:Mme Buffet · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Texte de l’amendement

Le premier alinéa de l’article L. 112‑3 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La chambre d’agriculture assure la liaison avec les organisations professionnelles intéressées. »

Exposé sommaire de Mme Buffet

Cet amendement vise à préciser que les Chambres d’agriculture assurent la liaison avec les organisations professionnelles intéressées pour l’élaboration des document d’urbanisme. .

Il s’agit d’affirmer le nécessaire dialogue entre les Chambres d’Agriculture et les organisations professionnelles pour la protection du foncier agricole. Le dialogue avec les ODG constitue en effet le moyen de garantir une protection du foncier adaptée aux spécificités locales. Ces organismes détiennent une connaissance fine des terroirs, des contraintes agronomiques, ainsi que des équilibres économiques propres à chaque appellation. Leur expertise complète celle des Chambres d’agriculture et permet une appréciation plus précise des impacts potentiels des documents d’urbanisme sur les aires géographiques et les conditions de production des produits sous signe de qualité.

Cet amendement, travaillé avec la FNSEA, vise à reconnaître et sécuriser le dialogue entre les Chambres et les organisations professionnelles pour l’élaboration et la révision des documents d’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE17 de Mme Grangier — article premierMme Grangier et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter l'alinéa 1 par les deux phrases suivantes :

« L’avis des organismes de défense et de gestion peut figurer de façon distincte dans l’avis rendu par la personnalité publique associée qui assure la liaison. Lorsque l’autorité compétente décide de ne pas suivre tout ou partie des avis formulés par les organismes de défense et de gestion, elle en expose les motifs. »

Exposé sommaire de Mme Grangier et ses cosignataires

Cet amendement vise à donner plus de portée à l’association des organismes de défense et de gestion (ODG) dans l’élaboration des documents d’urbanisme dans les communes concernées par une aire d’appellation.

Les aires d’appellation constituent un élément structurant de nombreuses filières agricoles. Leur cohérence et leur intégrité peuvent être directement affectées par les choix d’aménagement du territoire. Il est donc essentiel que l’expertise des ODG, représentants des producteurs et garants du respect des cahiers des charges des appellations, soit pleinement intégrée au processus décisionnel.

L’obligation de motiver le refus de suivre l’avis d’un ODG vise à renforcer leur participation et à assurer davantage de transparence et de responsabilité dans la décision publique.

Cette précision ne remet pas en cause la compétence des collectivités territoriales. Elle vise à assurer que la défense des aires et des appellations soit effectivement prise en considération dans l’élaboration des documents d’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE16 de M. Potier — article premierM. Potier, Mme Battistel, M. Benbrahim, M. Delaporte, M. Echaniz, M. Lhardit, M. Naillet, Mme Rossi, groupe Socialistes et apparentés · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Au début de l’alinéa 1, substituer au mot :

« Le »

les mots :

« La deuxième phrase du ».

Exposé sommaire de M. Potier, Mme Battistel, M. Benbrahim, M. Delaporte, M. Echaniz, M. Lhardit, M. Naillet, Mme Rossi, groupe Socialistes et apparentés

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à procéder à un ajustement légistique pour rendre le dispositif prévu au présent article opérant.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE15 de M. Rivière — article 2M. Rivière et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Après le mot : « résultent », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« des usages locaux ».

Exposé sommaire de M. Rivière et ses cosignataires

Chaque région française a des traditions qui lui sont propres. Celles-ci sont malmenées par la globalisation ou les normes administratives d’origine européenne.

L’agriculture est l’un des derniers secteurs à préserver ces traditions ancestrales qui font notre identité.

L’objet du présent amendement est de rappeler l’importance des usages locaux en matière agricoles et préserver les agriculteurs de toute mise en cause lorsqu’ils les pratiquent..

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE14 de M. Rivière — article premierM. Rivière et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Au même alinéa, les mots : « ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux » sont supprimés ».

Exposé sommaire de M. Rivière et ses cosignataires

Les parcs naturels régionaux et les parcs nationaux sont des organismes bloquants pour le développement de l’agriculture, notamment à La Réunion, où la surface agricole utile est contrainte et non extensible.

Les agriculteurs sont pris en étau par les normes administratives, les difficultés climatiques, les prix des intrants, et les documents d’urbanisme

En limitant l’influence des parcs nationaux ou des parcs naturels régionaux dans l’élaboration des PLU et des SCOT, le législateur redonne la main aux élus locaux et tend à limiter les contraintes dont sont victimes les agriculteurs .

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Retiré Amendement n° CE7 de M. de Lépinau — article 2M. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« Art 311‑1‑1. – La responsabilité prévue au premier alinéa de l’article 1253 du code civil n’est pas engagée lorsque le trouble anormal provient d’activités agricoles. »

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd’hui, rien ne justifie de sanctionner l’activité agricole en vertu de l’article 1253 du code civil.

L’objectif est de sécuriser l’exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d’élevage ou d’épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l’agriculture est une activité d’intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux.

Dans un contexte de pression foncière, d’urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d’usage entre nouveaux riverains et exploitants, l’insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l’investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation.

Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l’activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE6 de M. de Lépinau — article 2M. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE 2Afficher

Texte de l’amendement

Compléter l’alinéa 1 par les mots : « ainsi qu’aux aléas et épisodes climatiques ».

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement visant à élargir le périmètre de l’article 2, en prenant bien en compte tous les aléas et épisodes climatiques, en plus du changement climatique. En effet, les difficultés rencontrées sur le terrain résultent non seulement d’une évolution tendancielle du climat, mais aussi d’événements ponctuels, parfois brutaux et imprévisibles : sécheresses, gel tardif, grêle, excès d’eau, inondations, tempêtes, canicules, épisodes de vent violent, ou encore variations rapides de température.

La rédaction actuelle de l’article 2 pourrait être trop restrictive, il s’agit ici de garantir sa pleine effectivité.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Tombé Amendement n° CE5 de M. de Lépinau — article premierM. de Lépinau et ses cosignataires · ARTICLE PREMIERAfficher

Texte de l’amendement

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« faisant partie d’ »,

les mots :

« incluses, en tout ou partie, dans ».

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

Amendement de précision.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE4 de M. Falcon — après l'article premier, insérer l'article suivant:M. Falcon et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE3 de M. Falcon — après l'article premier, insérer l'article suivant:M. Falcon et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE2 de M. Falcon — après l'article premier, insérer l'article suivant:M. Falcon et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE1 de M. Falcon — après l'article premier, insérer l'article suivant:M. Falcon et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE PREMIER, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE13 de M. Dufosset — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. Dufosset et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE12 de M. de Lépinau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. de Lépinau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE11 de M. de Lépinau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. de Lépinau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE10 de M. de Lépinau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. de Lépinau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE9 de M. de Lépinau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. de Lépinau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Irrecevable Amendement n° CE8 de M. de Lépinau — après l'article 2, insérer l'article suivant:M. de Lépinau et ses cosignataires · APRÈS L'ARTICLE 2, insérer l'article suivant:Afficher

Décision de l’Assemblée nationale

Cet amendement a été déclaré irrecevable après publication en application de l'article 98 du règlement de l'Assemblée nationale.

Ouvrir la fiche de l’amendement →
Rechercher et filtrer les 52 amendements →
05

Les votes nominatifs

Comment les députés ont voté

Le scrutin d’ensemble comporte 122 votants. La fiche du scrutin permet de retrouver chaque député et sa position.

Pour
122
Contre
0
Abstentions
0
Non-votants
3
Consulter les votes nominatifs →

Sources

D’où viennent ces informations ?

La procédure, les documents, les amendements et les votes présentés sur cette page proviennent des publications de l’Assemblée nationale.

Sources des données Voir le dossier sur le site de l’Assemblée nationale →