Vote de chaque député

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116 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour · place 627
Alexandre Allegret-PilotUDDPLR Contre Par délégation · place 113
Marie-José AllemandSOC Contre · place 471
Pouria AmirshahiECOS Abstention Par délégation · place 516
Raphaël ArnaultLFI-NFP Pour · place 560
Laurent BaumelSOC Contre · place 451
Karim Ben CheikhECOS Abstention · place 542
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Ugo BernalicisLFI-NFP Pour · place 601
Théo BernhardtRN Contre · place 108
Sylvain BerriosHOR Contre · place 220
Christophe BlanchetDEM Contre · place 344
Manuel BompardLFI-NFP Pour · place 539
Philippe BonnecarrèreNI Contre · place 392
Manon BouquinRN Contre · place 124
Jorys BovetRN Contre · place 56
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Joël BruneauLIOT Contre · place 393
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Sylvain CarrièreLFI-NFP Pour · place 621
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Jean-René CazeneuveEPR Contre · place 282
Bérenger CernonLFI-NFP Pour · place 620
Nathalie CoggiaEPR Contre · place 326
Jean-François CoulommeLFI-NFP Pour · place 637
Jocelyn DessignyRN Contre · place 70
Edwige DiazRN Contre · place 33
Dieynaba DiopSOC Contre · place 420
Sandrine Dogor-SuchRN Contre · place 59
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Peio DufauSOC Contre · place 551
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 26
Aurélien DutrembleRN Contre · place 128
Olivier FayssatUDDPLR Contre · place 103
Mathilde FeldLFI-NFP Pour · place 629
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Charles FournierECOS Pour Par délégation · place 530
Julien GabarronRN Contre · place 49
Perceval GaillardLFI-NFP Pour · place 638
Marie-Charlotte GarinECOS Pour · place 507
Guillaume GarotSOC Contre Par délégation · place 434
Yoann GilletRN Contre · place 126
Christian GirardRN Contre · place 153
Guillaume Gouffier ValenteEPR Contre · place 313
Florence GouletRN Contre · place 24
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Jordan GuittonRN Contre · place 127
Steevy GustaveECOS Pour · place 541
Marine HameletRN Contre · place 6
Pierre HenrietHOR Contre · place 215
Patrick HetzelDR Contre · place 164
Timothée HoussinRN Contre · place 82
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Sébastien HuygheEPR Contre · place 277
Jérémie IordanoffECOS Abstention · place 509
Cyrille Isaac-SibilleDEM Contre · place 353
Tiffany JoncourRN Contre · place 11
Daniel LabaronneEPR Contre · place 262
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Corentin Le FurDR Contre · place 211
Didier Le GacEPR Contre · place 288
Arnaud Le GallLFI-NFP Pour · place 612
Constance Le GripEPR Contre · place 386
Annaïg Le MeurEPR Contre · place 254
Nicole Le PeihEPR Contre Par délégation · place 278
Marie LebecEPR Contre · place 264
Nadine LechonRN Contre Par délégation · place 119
Murielle LepvraudLFI-NFP Pour · place 650
Gérard LeseulSOC Contre · place 415
Christine LoirRN Contre · place 31
Marie-France LorhoRN Contre · place 147
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
Marie-Philippe LubetEPR Contre · place 304
David MagnierRN Contre · place 13
Lise MagnierHOR Contre · place 238
Sylvain MaillardEPR Contre · place 256
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Pascal MarkowskyRN Contre · place 111
Denis MasségliaEPR Contre · place 376
Kévin MauvieuxRN Contre · place 30
Estelle MercierSOC Contre · place 568
Christelle MinardDR Contre · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Louise MorelDEM Contre · place 335
Serge MullerRN Contre · place 58
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Contre · place 474
Agnès Pannier-RunacherEPR Contre · place 259
Sophie PantelSOC Contre · place 463
Éric PaugetDR Contre · place 191
Sébastien PeytavieECOS Abstention · place 491
Kévin PfefferRN Contre · place 100
Lisette PolletRN Contre · place 57
Stéphane RambaudRN Contre · place 76
Julien RancouleRN Contre · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Jean-Claude RauxECOS Pour · place 498

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 17000
ECOSPartagé4040
NI Contre 0100
RN Contre 04000
EPR Contre 02001
SOC Contre 01200
DR Contre 0400
DEM Contre 0500
HOR Contre 0500
LIOT Contre 0100
GDRPartagé0000
UDDPLR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 5992 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
  2. Texte relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
  3. Amendement n° 636 · article 19
  4. Scrutinn° 5992 · 01/04/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 636 de Mme Feld de suppression de l'article 19 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Mathilde Feld

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de Mme Feld et ses cosignataires

Les députés.es du groupe LFI proposent la suppression de cet article d’inflation pénale qui n’est rien d’autre qu’une mesure d’affichage : il n’aura aucune efficacité réelle dans la lutte contre la fraude.

Cet article alourdit les sanctions applicables au délit de mise à disposition d’instruments facilitant la fraude fiscale. On passe ainsi de trois ans d’emprisonnement et 250 000€ d’amendes à 5 ans et 500 000€. En cas d’utilisation d’un service de communication au public en ligne, on passe à 7 ans et 3 millions d'euros.

Ce nouvel alourdissement de notre arsenal pénal constitue une mesure démagogique : aucune étude ou statistique n’a jamais établi un lien causal entre l’aggravation des sanctions pénales et la baisse du nombre de comportements délictueux. Cette fable, qui a longtemps été portée par la droite la plus conservatrice, est désormais reprise par une macronie aux abois.

En voulant imposer au pays un budget de casse sociale, le Gouvernement cherche à préserver son image en faisant mine de s’attaquer à la fraude fiscale, justement ressentie comme inacceptable par de plus en plus de nos concitoyens. En réalité, les gouvernements macronistes successifs ont réduit drastiquement les moyens accordés aux administrations de détection et de recouvrement des sommes ayant illégalement échappé aux services fiscaux. Ainsi, depuis 2017, ce n’est pas moins de 13 575 postes qui ont été supprimé au sein des services de la DGFiP !

Cette surenchère pénale qui n’aura pas, en réalité, d’impact réel sur la fraude, participe néanmoins à dégrader gravement l’intégrité de notre Etat de droit. La détermination des peines et délits doit absolument suivre un principe de proportionnalité, et non poursuivre les intérêts des services de communication de Matignon ! Porter de cette manière la peine à 5 ans (voire 7 ans) aligne ce délit sur le niveau de certaines infractions qui n'ont pas grand-chose à voir avec l'objet de l'article (vol avec violence par exemple). Cela est d'autant plus choquant que certains délits graves (violences, infractions environnementales, escroqueries classiques) peuvent être moins sévèrement punis ! Le principe de proportionnalité des peines est pourtant inscrit au cœur de notre héritage républicain : la Déclaration des droits de 1789 précise ainsi à son article 8 que « La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires ».

D’autre part, l’étude d’impact qui accompagne cet article est peu éloquente et se révèle incapable de démontrer une nécessité à légiférer. Doit-on continuer d’accepter une accumulation de nouveaux dispositifs, tous plus répressifs les uns que les autres, sans jamais en évaluer leurs efficiences réelles ? Pourtant, le syndicat de la Magistrature et de nombreuses associations d'avocats soulignent depuis plusieurs années l’incapacité de cette inflation pénale à répondre aux enjeux – réels – de la criminalité organisée.

Au lieu de s’attaquer à la racine de la fraude, le Gouvernement accumule donc les effets d’annonce et les dispositifs inopérants. Cet article d’aggravation de la réponse pénale est la dernière chose à faire : il faudra par la suite aggraver d’autres peines par cohérence, et recommencer cette spirale infernale qui ne fait qu’ajouter du malheur au malheur.

Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer cet article.

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