Vote de chaque député

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146 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nicolas MetzdorfEPR Contre Par délégation · place 385
Éric MichouxUDDPLR Pour · place 96
Paul MidyEPR Contre · place 268
Laure MillerEPR Contre · place 285
Joséphine MissoffeEPR Contre · place 323
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Louise MorelDEM Contre Par délégation · place 335
Jean MoulliereHOR Contre · place 245
Jacques ObertiSOC Contre · place 474
Julie OzenneECOS Contre · place 506
Jimmy PahunDEM Contre · place 373
Sophie PanonacleEPR Contre · place 378
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Thierry PerezRN Pour · place 139
Kévin PfefferRN Pour · place 101
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
François PiquemalLFI-NFP Contre · place 555
Lisette PolletRN Pour · place 57
Alexandre PortierDR Contre · place 173
Natalia PouzyreffEPR Contre Par délégation · place 315
Julien RancouleRN Pour · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Contre Par délégation · place 615
Sandra RegolECOS Contre Par délégation · place 501
Véronique RiottonEPR Contre · place 302
Laurence Robert-DehaultRN Pour · place 141
Charles RodwellEPR Contre · place 276
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Contre · place 648
Aurélien SaintoulLFI-NFP Contre Par délégation · place 558
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Bertrand SorreEPR Contre · place 291
Thierry SotherSOC Contre · place 457
Violette SpilleboutEPR Contre · place 298
Liliana TanguyEPR Contre Par délégation · place 265
Prisca ThevenotEPR Contre · place 274
Stéphane TravertEPR Contre · place 300
Antoine VermorelDR Contre · place 162
Annie VidalEPR Contre · place 260
Corinne VignonEPR Contre · place 327
Anne-Cécile ViollandHOR Contre · place 224
Stéphane ViryLIOT Contre · place 406
Lionel VuibertNI Contre · place 401
Christopher WeissbergEPR Contre Par délégation · place 321
Éric WoerthEPR Contre Par délégation · place 250
Caroline YadanEPR Contre · place 324

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 19000
UDDPLR Pour 4000
NI Contre 0200
EPR Contre 05501
LFI-NFP Contre 02200
SOC Contre 0900
DR Contre 0800
ECOS Contre 0700
DEM Contre 0600
HOR Contre 0900
LIOT Contre 0200
GDR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 5165 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProtéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux
  2. Texte visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux
  3. Amendement n° 42 · article premier
  4. Scrutinn° 5165 · 26/01/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 42 de M. Pérez à l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Thierry Perez

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 12, insérer les sept alinéas suivants :

« III. – Afin d’assurer l’effectivité de l’interdiction prévue au I, les fournisseurs de services de plateforme de partage de vidéos et de services de réseaux sociaux en ligne mentionnés au même I :

« 1° Refusent l’inscription à leurs services des mineurs de quinze ans ;

« 2° Suspendent, dans les meilleurs délais, les comptes déjà créés et détenus par des mineurs de quinze ans ;

« 3° Utilisent, afin de vérifier l’âge des utilisateurs finaux, des solutions techniques conformes à un référentiel élaboré par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, après consultation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

« Lorsqu’elle constate qu’un fournisseur n’a pas mis en œuvre de solution technique conforme au référentiel mentionné au 3° du présent III pour vérifier l’âge des utilisateurs finaux, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique adresse à ce fournisseur, par tout moyen propre à en établir la date de réception, une mise en demeure de prendre toutes les mesures requises pour satisfaire aux obligations prévues au présent III. Le fournisseur dispose d’un délai de quinze jours à compter de la mise en demeure pour présenter ses observations.

« À l’expiration de ce délai, en cas d’inexécution de la mise en demeure, le président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique peut saisir le président du tribunal judiciaire de Paris aux fins d’ordonner au fournisseur de mettre en œuvre une solution technique conforme.

« Le fait pour un fournisseur de ne pas satisfaire aux obligations prévues au présent III est puni d’une amende ne pouvant excéder 3 % de son chiffre d’affaires mondial pour l’exercice précédent. »

Exposé sommaire de M. Perez et ses cosignataires

Le texte adopté en commission fait peser l’interdiction d’accès sur le mineur de quinze ans, ce qui permet de sécuriser le dispositif au regard de l’interprétation du règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques (DSA), règlement d’harmonisation maximale. Toutefois, l’effectivité d’une telle interdiction dépend, en pratique, des acteurs qui organisent l’inscription, l’accès et le maintien des comptes : sans obligations corrélatives à la charge des plateformes, la règle demeure largement théorique.

Le présent amendement réintroduit donc, en complément de l’interdiction applicable au mineur, une obligation pour les fournisseurs des services concernés : refus d’inscription, suspension des comptes existants et recours à des solutions de vérification d’âge conformes à un référentiel Arcom, élaboré après consultation de la CNIL.

Sur le plan du droit de l’Union européenne, le présent amendement s’inscrit dans la logique du DSA : celui-ci reconnaît que les États membres peuvent définir, conformément au droit de l’Union, des règles rendant illicite l’accès à certains contenus ou services, et les lignes directrices de la Commission relatives à la protection des mineurs recommandent expressément aux plateformes des méthodes de restriction d’accès en fonction de l’âge lorsque le droit national fixe un âge minimal d’accès à certaines catégories de services, y compris des catégories définies de médias sociaux. En rendant l’accès des mineurs de quinze ans aux services visés illicite au regard du droit national, l’amendement précise les mesures opérationnelles attendues pour assurer l’effectivité de cette illicéité, en cohérence avec l’objectif européen de protection des mineurs, consacré notamment par l’article 28 du DSA.

Au-delà, la France, État souverain, ne saurait renoncer à édicter les mesures nécessaires à la protection des enfants et à la préservation de leur santé et de leur développement, qui constituent des exigences fondamentales. Le présent amendement assume donc le choix politique de rétablir une obligation à la charge des plateformes, car elles seules disposent des leviers techniques et organisationnels permettant une application réellement efficace de l’interdiction.

Cette approche est d’ailleurs cohérente avec des expériences étrangères récentes : en Australie, le cadre de “minimum age” fait peser l’obligation sur les plateformes, tenues de prendre des “mesures raisonnables” pour empêcher les mineurs d’avoir ou de conserver un compte. En réintroduisant des obligations comparables, le présent amendement vise à assurer l’effectivité du dispositif français et à éviter que la charge du respect de la règle ne repose uniquement sur les mineurs.

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