Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

244 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Angélique RancRN Pour · place 19
Julien RancouleRN Pour Par délégation · place 136
Jean-Claude RauxECOS Contre · place 498
Nicolas RayDR Pour · place 189
Sandra RegolECOS Contre · place 501
Matthias RenaultRN Pour · place 89
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Pour · place 92
Véronique RiottonEPR Contre · place 302
Stéphanie RistEPR Non-votant · place 298
Joseph RivièreRN Pour · place 32
Laurence Robert-DehaultRN Pour · place 141
Charles RodwellEPR Contre · place 276
Anne-Sophie RonceretEPR Pour · place 321
Valérie RossiSOC Abstention · place 472
Béatrice RoullaudRN Pour · place 152
Aurélien RousseauSOC Abstention Par délégation · place 425
Fabrice RousselSOC Abstention · place 460
Sophie-Laurence RoyRN Pour Par délégation · place 9
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Abstention · place 648
Laetitia Saint-PaulHOR Abstention · place 228
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Nicolas SansuGDR Pour · place 592
Isabelle SantiagoSOC Pour · place 414
Eva SasECOS Contre · place 512
Anne SicardRN Pour · place 66
Charles SitzenstuhlEPR Pour · place 364
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Abstention · place 561
Jean-Philippe TanguyRN Pour · place 35
Michaël TaverneRN Pour · place 50
Jean TerlierEPR Pour · place 248
Thierry TessonRN Pour · place 21
Céline Thiébault-MartinezSOC Pour · place 552
Nicolas ThierryECOS Contre · place 503
Sabine ThillayeDEM Pour · place 334
Mélanie ThominSOC Abstention · place 433
Lionel TivoliRN Pour Par délégation · place 150
Romain TonussiRN Pour · place 85
Vincent TrébuchetUDDPLR Pour Par délégation · place 105
Gérault VernyUDDPLR Pour · place 88
Corinne VignonEPR Contre · place 327
Anne-Cécile ViollandHOR Pour · place 224
Jean-Luc WarsmannLIOT Pour · place 481
Jiovanny WilliamSOC Contre · place 448
Éric WoerthEPR Contre Par délégation · place 250

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 71000
DR Pour 17003
EPRPartagé121237
SOC Pour 1211100
HOR Pour 12012
DEM Pour 11011
UDDPLR Pour 6000
GDR Pour 3000
LIOT Pour 2101
NI Pour 1000
LFI-NFP Abstention 01241
ECOS Contre 01800

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 3396 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de finances pour 2026
  2. Texte projet de loi de finances pour 2026
  3. Amendement n° I-22 · article 5
  4. Scrutinn° 3396 · 03/11/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 22 de M. Ramos et les amendements identiques suivants à l'article 5 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Richard Ramos

État : Adopté

Dispositif

Supprimer les alinéas 32 à 38.

Exposé sommaire de M. Ramos et ses cosignataires

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une hausse brutale de la fiscalité applicable aux biocarburants français d’origine agricole, le Superéthanol-E85 et le B100, respectivement de 380 % et 400 %.

Cette mesure, proposée sans concertation préalable, ne s’appuie sur aucune étude d’impact, ni évaluation des conséquences économiques, sociales, agricoles, industrielles, environnementales ou de souveraineté. Elle repose sur des hypothèses techniques contestables, ignorant les effets sur le revenu agricole, sur le prix de l’ensemble des carburants routiers et sur la souveraineté énergétique et protéinique de la France. Pire encore, cette hausse de taxation, en supprimant l’incitation économique existante, ferait rebasculer les consommateurs, automobilistes et transporteurs, vers les carburants fossiles importés et très carbonés au détriment des carburants les plus décarbonés et les plus français. En effet, le Superéthanol-E85 contient jusqu’à 85% de bioéthanol dont la France est le premier producteur européen, en utilisant près de 100% de matières premières françaises (blé, maïs, betterave, déchets et résidus de transformation et vinique). De même, le B100 est constitué à 100% de biodiesel produit à partir de matières premières françaises telles que le colza. L’huile de palme et le soja ne sont pas utilisés dans les biocarburants consommés en France.

Les biocarburants d’origine agricole constituent pourtant un levier stratégique pour la transition écologique, le tissu industriel des territoires et la souveraineté protéinique et énergétique de la France. Remettre en cause leur fiscalité de manière précipitée entraînerait des conséquences structurelles majeures pour l’ensemble des filières concernées ainsi que pour les automobilistes et transporteurs routiers, au-delà même des seuls utilisateurs de Superéthanol-E85 et de B100. Une telle mesure fragiliserait le revenu de plus de 120 000 exploitants agricoles, compromettrait l’équilibre industriel des territoires en menaçant plus de 30 000 emplois, freinerait la décarbonation du secteur des transports, et provoquerait une hausse du prix des carburants.

De surcroît, dans un contexte géopolitique incertain, une telle mesure remettrait en cause la contribution du monde agricole à la souveraineté énergétique et protéinique de la France.

Les filières françaises des biocarburants d’origine agricole coproduisent en effet chaque année plus d’un million de tonnes de tourteaux de colza et 540 000 tonnes de drêches de céréales, évitant l’importation de tourteaux de soja et portant l’autonomie protéinique de la France à 55 %, contre 30 % dans le reste de l’Union européenne. Cette mesure irait à l’encontre de l’objectif de stabilité et de visibilité attendu par les acteurs économiques et voulu par les pouvoirs publics, tout en favorisant le recours aux importations de carburants fossiles.

Enfin, cette mesure est proposée en totale méconnaissance des répercussions graves qu’elle aurait sur les filières sucre, amidonnière et huile dont la France est leader dans l’UE. Les biocarburants sont en grande partie produits dans des bioraffineries dont la production prioritaire est l’alimentation humaine (sucre, amidon et huile). A l’instar des grands concurrents internationaux (USA, Brésil etc.), cette diversification des débouchés est indispensable à la compétitivité des filières françaises. Remettre en cause un débouché aussi important que les biocarburants affaiblirait considérablement ces dernières sur un marché de plus en plus ouvert aux importations.

Dans ce contexte, le présent amendement a pour objet de retirer du projet de loi de finances pour 2026 la hausse brutale de la fiscalité applicable au Superéthanol-E85 et au B100. Ce retrait permettrait d’engager une concertation approfondie avec l’ensemble des parties prenantes, en tenant compte des impacts agricoles, industriels, sociaux et environnementaux, en s’appuyant sur le rééquilibrage en cours de la règlementation européenne sur les émissions de CO2 des véhicules légers et des véhicules lourds à l’horizon 2035. Il en va de la contribution du monde agricole à la souveraineté protéinique et énergétique. Tel est l'objet de cet amendement proposé par la FNSEA 45.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.

Mises au point publiées

DéputéGroupeIntention déclaréeNature
Christophe MarionEPR Pour Intention déclarée