Vote de chaque député

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210 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Patrick HetzelDR Abstention · place 164
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Jérémie IordanoffECOS Contre · place 509
Pascal JenftRN Contre · place 149
François JolivetHOR Contre · place 233
Alexis JollyRN Contre · place 39
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sandrine JossoDEM Contre Par délégation · place 346
Chantal JourdanSOC Contre · place 409
Marietta KaramanliSOC Contre · place 411
Andy KerbratLFI-NFP Pour Par délégation · place 537
Brigitte KlinkertEPR Contre · place 366
Xavier LacombeHOR Contre · place 318
Julie LaernoesECOS Contre Par délégation · place 511
Tristan LahaisECOS Contre · place 525
Abdelkader LahmarLFI-NFP Pour · place 519
Maxime LaisneyLFI-NFP Pour · place 596
Hélène LaporteRN Contre · place 100
Aurélien Le CoqLFI-NFP Pour · place 594
Constance Le GripEPR Contre · place 386
Christine Le NabourEPR Contre · place 280
Nicole Le PeihEPR Contre · place 278
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Pascal LecampDEM Contre · place 341
Jean-Paul LecoqGDR Pour · place 586
Sarah LegrainLFI-NFP Pour · place 602
Didier LemaireHOR Contre · place 242
Murielle LepvraudLFI-NFP Pour · place 650
Pauline LevasseurEPR Contre · place 326
Laurent LharditSOC Contre · place 445
Delphine LingemannDEM Contre · place 340
René LioretRN Contre · place 154
Benjamin Lucas-LundyECOS Contre · place 514
David MagnierRN Contre · place 13
Sylvain MaillardEPR Contre · place 256
Emmanuel MandonDEM Contre · place 332
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Matthieu MarchioRN Contre · place 51
Christophe MarionEPR Contre · place 307
Pascal MarkowskyRN Contre · place 111
Olivier MarleixDR Contre · place 182
Sandra MarsaudEPR Contre · place 287
Élisa MartinLFI-NFP Pour · place 637
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)DR Contre Par délégation · place 204
Éric MartineauDEM Contre · place 351
Alexandra MassonRN Contre · place 44
Bryan MassonRN Contre · place 109
Stéphane MazarsEPR Contre · place 292
Graziella MelchiorEPR Contre · place 387
Estelle MercierSOC Pour · place 568
Marie MesmeurLFI-NFP Pour · place 597
Laure MillerEPR Contre · place 285
Joséphine MissoffeEPR Contre · place 323
Paul MolacLIOT Contre · place 466
Louise MorelDEM Contre · place 335
Jean MoulliereHOR Contre · place 245
Serge MullerRN Contre · place 58
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Hubert OttDEM Abstention · place 356
Julie OzenneECOS Contre · place 506
Nathalie OziolLFI-NFP Pour · place 548
Jimmy PahunDEM Contre · place 373
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Sophie PantelSOC Abstention · place 463
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Thierry PerezRN Contre · place 139
Maud PetitDEM Contre · place 352
Sébastien PeytavieECOS Contre · place 491
René PilatoLFI-NFP Pour · place 520
François PiquemalLFI-NFP Pour · place 555
Christine Pirès BeauneSOC Contre · place 426
Béatrice PironHOR Contre · place 236
Lisette PolletRN Contre · place 57
Pierre PribetichSOC Contre · place 444
Christophe ProençaSOC Abstention · place 488
Angélique RancRN Contre · place 19
Sandra RegolECOS Contre · place 501
Mereana Reid ArbelotGDR Pour · place 580
Sophie Ricourt VaginayUDR Contre · place 92
Catherine RimbertRN Contre · place 41
Véronique RiottonEPR Contre · place 302
Stéphanie RistEPR Contre Par délégation · place 260
Anne-Sophie RonceretEPR Contre · place 321
Valérie RossiSOC Abstention · place 472
Claudia RouauxSOC Pour · place 431
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Jean-Louis RoumégasECOS Contre · place 513
Sandrine RousseauECOS Abstention · place 508
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Sandrine RunelSOC Contre · place 564
Alexandre SabatouRN Contre · place 83
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Isabelle SantiagoSOC Contre · place 414
Freddy SertinEPR Contre · place 325
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Violette SpilleboutEPR Contre · place 253
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Matthias TavelLFI-NFP Pour · place 603

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 37000
SOC Contre 101550
GDR Pour 3010
NI Contre 0300
RN Contre 03500
EPR Contre 03301
DR Contre 0631
ECOS Contre 02110
DEM Contre 01020
HOR Contre 01300
LIOT Contre 0400
UDR Contre 0600

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 1198 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetModifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles
  2. Texte visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles
  3. Amendement n° 14 · article premier
  4. Scrutinn° 1198 · 01/04/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 14 de Mme Legrain à l'article premier de la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Sarah Legrain

État : Rejeté

Dispositif

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« ou si il résulte de l’exploitation par l’auteur d’un état ou d’une situation de vulnérabilité ou de dépendance apparente, connue ou organisée par lui. »

Exposé sommaire de Mme Legrain et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose de reformuler la définition du consentement en conservant les apports du Conseil d'Etat, et tout en disposant clairement, sans que cela soit exclusif des modalités du code pénal actuel, qu'il ne peut y avoir de consentement à un acte sexuel s'il résulte de l'exploitation d'une vulnérabilité ou d'une dépendance apparente, connue ou organisée par son auteur.

Dans son avis consultatif sur la proposition de loi, le Conseil d'Etat a préconisé l’adjonction des mots :« quelles que soient leurs natures » après l’énoncé des quatre modalités que sont la violence, contrainte, menace ou surprise afin de "souligner leur variété". Il s'agit de mieux prendre en compte les formes pernicieuses qu'elles peuvent prendre, en reconnaissant notamment que la contrainte peut être "directe ou indirecte, matérielle ou psychologique, reposant sur des abus divers d’autorité, de domination, de rapports familiaux et affectifs…".

Nous souscrivons pleinement à ces objectifs. Pour ces raisons, notre proposition de loi similaire déposée en février 2024, définissait le consentement comme étant "libre et éclairé" et apprécié à l'aune des circonstances environnantes.

Nous avons toutefois souhaité ouvrir les quatre modalités figurant aujourd'hui dans le code pénal, qui créent une présomption de consentement implicite contribuant à la culture du viol. En effet, dans de nombreux cas, l’agresseur n’a pas « besoin » de recourir à la violence, contrainte, menace ou surprise. Cela est d'autant plus vrai que dans 91% des cas de violences sexuelles, les femmes connaissent les agresseurs, et que le viol conjugal (ou perpétré par un ex-conjoint) concerne une victime de viol sur deux.

C'est pourquoi il est nécessaire d'affirmer qu'il ne peut pas non plus y avoir de consentement libre et éclairé lorsqu'il résulte de l'exploitation d'un état ou d'une situation de vulnérabilité ou de dépendance apparente, connue ou organisée par l'auteur. Il s'agit notamment de mieux prendre en compte les cas de sidération psychique (particulièrement fréquent dans les cas de viol puisqu'il concernerait près de 70 % des victimes adultes et près de 100% des enfants), qui induisent une vulnérabilité apparente et qui sont, selon la psychiatre Muriel Salmona, le résultat d'une stratégie de l'agresseur. Il s'agit aussi de mieux prendre en considération les cas de dépendance et d’emprise (psychologique, économique, administrative…), rapports de domination dans la sphère intime ou professionnelle, pour caractériser l’absence de consentement.

Il est problématique que ces situations ne suffisent pas en elles-mêmes à caractériser le viol ou l'agression sexuelle. Si la loi a instauré au fil du temps plusieurs circonstances visant à sanctionner plus lourdement le défaut de consentement des personnes présentant des situations de vulnérabilité, en créant des circonstances aggravantes, ces dernières ont avant tout pour objet de sanctionner plus lourdement un acte commis dans ces circonstances, et non de caractériser l'infraction.

En outre, si la jurisprudence a pu parfois retenir des agissements qui relèvent par exemple de l’exploitation de situations d’emprise ou de la sidération, ou encore de l’emploi de stratagèmes conduisant à vicier le consentement préalablement donné, elle n'a pu le faire que sur le fondement de la surprise ou de la contrainte, et la Cour de cassation s'est toujours refusée à harmoniser cette jurisprudence, créant une insécurité juridique particulièrement intenable pour les victimes.

Ouvrir la fiche de l’amendement