Vote de chaque député

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210 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour · place 627
Laurent AlexandreLFI-NFP Pour · place 571
Alexandre Allegret-PilotUDR Contre · place 113
Marie-José AllemandSOC Contre · place 471
Gabriel AmardLFI-NFP Pour · place 544
Ségolène AmiotLFI-NFP Pour · place 526
Pouria AmirshahiECOS Contre Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour · place 643
Raphaël ArnaultLFI-NFP Pour · place 560
Christine ArrighiECOS Contre · place 517
Léa Balage El MarikyECOS Contre · place 523
Erwan BalanantDEM Contre · place 333
Fabrice BarusseauSOC Pour · place 567
Marie-Noëlle BattistelSOC Contre · place 442
Belkhir BelhaddadNI Contre · place 304
Anaïs Belouassa-CherifiLFI-NFP Pour · place 518
Édouard BénardGDR Abstention · place 585
Karim BenbrahimSOC Pour · place 565
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Hervé BervilleEPR Contre Par délégation · place 295
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Carlos Martens BilongoLFI-NFP Pour · place 604
Benoît BiteauECOS Contre · place 533
Sophie BlancRN Contre · place 117
Anne-Laure BlinDR Contre · place 183
Matthieu BlochUDR Contre · place 91
Frédéric BoccalettiRN Contre · place 17
Manuel BompardLFI-NFP Pour · place 539
Nicolas BonnetECOS Contre · place 500
Pascale BordesRN Contre · place 135
Florent BoudiéEPR Contre · place 251
Anthony BoulogneRN Contre · place 126
Mickaël BoulouxSOC Abstention · place 436
Idir BoumertitLFI-NFP Pour · place 619
Manon BouquinRN Contre · place 124
Bertrand BouyxHOR Contre · place 241
Jorys BovetRN Contre · place 56
Jean-Michel BrardHOR Contre · place 235
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Xavier BretonDR Non-votant · place 171
Anthony BrosseEPR Contre · place 397
Joël BruneauLIOT Contre · place 393
Stéphane BuchouEPR Contre · place 293
Jérôme BuissonRN Contre · place 132
Pierre-Yves CadalenLFI-NFP Pour · place 570
Elie CaliferSOC Contre · place 437
Céline CalvezEPR Contre · place 374
Eléonore CaroitEPR Contre · place 273
Sylvain CarrièreLFI-NFP Pour · place 621
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Thomas CazenaveEPR Contre · place 279
François-Xavier CeccoliDR Contre · place 203
Bérenger CernonLFI-NFP Pour · place 620
Bernard ChaixUDR Contre · place 87
Cyrielle ChatelainECOS Contre · place 515
Marc ChaventUDR Contre · place 104
Paul ChristopheHOR Contre · place 222
Nathalie Colin-OesterléHOR Contre · place 243
Pierre CordierDR Abstention · place 166
François Cormier-BouligeonEPR Contre · place 290
Jean-François CoulommeLFI-NFP Pour · place 599
Romain DaubiéDEM Abstention · place 357
Hendrik DaviECOS Contre · place 524
Marc de FleurianRN Contre · place 144
Constance de PélichyLIOT Contre · place 478
Sandra DelannoyRN Contre · place 24
Arthur DelaporteSOC Contre Par délégation · place 453
Julie DelpechEPR Contre · place 272
Fabien Di FilippoDR Abstention · place 167
Virginie Duby-MullerDR Contre · place 185
Stella DupontNI Contre · place 403
Iñaki EchanizSOC Pour · place 550
Christine EngrandNI Contre · place 140
Elsa FaucillonGDR Pour · place 593
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Denis FégnéSOC Pour · place 487
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Emmanuel FouquartRN Contre · place 14
Martine FrogerLIOT Contre · place 465
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 294
Marie-Charlotte GarinECOS Contre · place 507
Guillaume GarotSOC Contre · place 434
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Christian GirardRN Contre · place 153
Damien GirardECOS Contre · place 496
Océane GodardSOC Pour · place 450
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Pascale GotSOC Contre · place 441
Guillaume Gouffier ValenteEPR Contre · place 313
Justine GruetDR Contre · place 177
David GuiraudLFI-NFP Pour · place 625
Steevy GustaveECOS Contre · place 541
Ayda HadizadehSOC Contre · place 423
Zahia HamdaneLFI-NFP Pour · place 559
Marine HameletRN Contre · place 6
Florence Herouin-LéauteySOC Pour · place 461
Catherine HervieuECOS Contre · place 531
Céline HervieuSOC Abstention · place 430

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 37000
SOC Contre 101550
GDR Pour 3010
NI Contre 0300
RN Contre 03500
EPR Contre 03301
DR Contre 0631
ECOS Contre 02110
DEM Contre 01020
HOR Contre 01300
LIOT Contre 0400
UDR Contre 0600

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 1198 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetModifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles
  2. Texte visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles
  3. Amendement n° 14 · article premier
  4. Scrutinn° 1198 · 01/04/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 14 de Mme Legrain à l'article premier de la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Sarah Legrain

État : Rejeté

Dispositif

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« ou si il résulte de l’exploitation par l’auteur d’un état ou d’une situation de vulnérabilité ou de dépendance apparente, connue ou organisée par lui. »

Exposé sommaire de Mme Legrain et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose de reformuler la définition du consentement en conservant les apports du Conseil d'Etat, et tout en disposant clairement, sans que cela soit exclusif des modalités du code pénal actuel, qu'il ne peut y avoir de consentement à un acte sexuel s'il résulte de l'exploitation d'une vulnérabilité ou d'une dépendance apparente, connue ou organisée par son auteur.

Dans son avis consultatif sur la proposition de loi, le Conseil d'Etat a préconisé l’adjonction des mots :« quelles que soient leurs natures » après l’énoncé des quatre modalités que sont la violence, contrainte, menace ou surprise afin de "souligner leur variété". Il s'agit de mieux prendre en compte les formes pernicieuses qu'elles peuvent prendre, en reconnaissant notamment que la contrainte peut être "directe ou indirecte, matérielle ou psychologique, reposant sur des abus divers d’autorité, de domination, de rapports familiaux et affectifs…".

Nous souscrivons pleinement à ces objectifs. Pour ces raisons, notre proposition de loi similaire déposée en février 2024, définissait le consentement comme étant "libre et éclairé" et apprécié à l'aune des circonstances environnantes.

Nous avons toutefois souhaité ouvrir les quatre modalités figurant aujourd'hui dans le code pénal, qui créent une présomption de consentement implicite contribuant à la culture du viol. En effet, dans de nombreux cas, l’agresseur n’a pas « besoin » de recourir à la violence, contrainte, menace ou surprise. Cela est d'autant plus vrai que dans 91% des cas de violences sexuelles, les femmes connaissent les agresseurs, et que le viol conjugal (ou perpétré par un ex-conjoint) concerne une victime de viol sur deux.

C'est pourquoi il est nécessaire d'affirmer qu'il ne peut pas non plus y avoir de consentement libre et éclairé lorsqu'il résulte de l'exploitation d'un état ou d'une situation de vulnérabilité ou de dépendance apparente, connue ou organisée par l'auteur. Il s'agit notamment de mieux prendre en compte les cas de sidération psychique (particulièrement fréquent dans les cas de viol puisqu'il concernerait près de 70 % des victimes adultes et près de 100% des enfants), qui induisent une vulnérabilité apparente et qui sont, selon la psychiatre Muriel Salmona, le résultat d'une stratégie de l'agresseur. Il s'agit aussi de mieux prendre en considération les cas de dépendance et d’emprise (psychologique, économique, administrative…), rapports de domination dans la sphère intime ou professionnelle, pour caractériser l’absence de consentement.

Il est problématique que ces situations ne suffisent pas en elles-mêmes à caractériser le viol ou l'agression sexuelle. Si la loi a instauré au fil du temps plusieurs circonstances visant à sanctionner plus lourdement le défaut de consentement des personnes présentant des situations de vulnérabilité, en créant des circonstances aggravantes, ces dernières ont avant tout pour objet de sanctionner plus lourdement un acte commis dans ces circonstances, et non de caractériser l'infraction.

En outre, si la jurisprudence a pu parfois retenir des agissements qui relèvent par exemple de l’exploitation de situations d’emprise ou de la sidération, ou encore de l’emploi de stratagèmes conduisant à vicier le consentement préalablement donné, elle n'a pu le faire que sur le fondement de la surprise ou de la contrainte, et la Cour de cassation s'est toujours refusée à harmoniser cette jurisprudence, créant une insécurité juridique particulièrement intenable pour les victimes.

Ouvrir la fiche de l’amendement