Vote de chaque député

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88 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Abstention · place 627
Pouria AmirshahiECOS Pour Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour Par délégation · place 643
Gabriel AttalEPR Contre · place 267
Léa Balage El MarikyECOS Pour · place 523
Erwan BalanantDEM Contre Par délégation · place 333
Philippe BallardRN Contre · place 94
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
Hervé BervilleEPR Contre Par délégation · place 295
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Sophie BlancRN Contre · place 117
Manuel BompardLFI-NFP Pour · place 539
Arnaud BonnetECOS Pour · place 534
Émilie BonnivardDR Contre · place 174
Manon BouquinRN Contre · place 124
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Dorine BregmanSOC Pour · place 568
Blandine BrocardDEM Contre · place 343
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Colette CapdevielleSOC Pour · place 475
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Pauline CestrièresEPR Contre · place 386
Nathalie Colin-OesterléHOR Contre · place 243
Josiane CorneloupDR Contre Par délégation · place 181
Laurent CroizierDEM Contre · place 329
Constance de PélichyLIOT Contre · place 478
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Karen ErodiLFI-NFP Pour · place 546
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour Par délégation · place 547
Sylvie FerrerLFI-NFP Pour · place 624
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Emmanuel FouquartRN Contre · place 14
Charles FournierECOS Pour Par délégation · place 530
Marie-Charlotte GarinECOS Pour · place 507
Anne GenetetEPR Contre Par délégation · place 255
Sabine GervaisDEM Contre · place 336
Christian GirardRN Contre · place 153
Perrine GouletDEM Contre · place 338
Jérôme GuedjSOC Pour Par délégation · place 417
Steevy GustaveECOS Pour · place 541
Ayda HadizadehSOC Pour · place 423
Florence Herouin-LéauteySOC Pour · place 461
Maxime LaisneyLFI-NFP Pour · place 596
Sandrine LalanneEPR Contre · place 389
Christine Le NabourEPR Contre · place 280
Élise LeboucherLFI-NFP Pour · place 538
Patricia LemoineEPR Contre · place 279
Delphine LingemannDEM Contre Par délégation · place 340
Christine LoirRN Contre · place 116
David MagnierRN Contre · place 13
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)DR Contre · place 204
Damien MaudetLFI-NFP Pour · place 644
Marianne MaximiLFI-NFP Pour · place 628
Estelle MercierSOC Pour · place 419
Marie MesmeurLFI-NFP Pour Par délégation · place 597
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Laure MillerEPR Contre · place 250
Christelle MinardDR Contre Par délégation · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Yannick MonnetGDR Pour · place 588
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Danièle ObonoLFI-NFP Pour · place 600
Julien OdoulRN Contre · place 90
Hubert OttDEM Contre Par délégation · place 356
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Maud PetitDEM Contre · place 352
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
Christophe PlassardHOR Contre Par délégation · place 225
Thomas PortesLFI-NFP Pour · place 633
Dominique PotierSOC Pour Par délégation · place 413
Angélique RancRN Contre Par délégation · place 19
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Contre · place 92
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Anne-Sophie RonceretEPR Contre · place 292
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour · place 648
Isabelle SantiagoSOC Abstention · place 414
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Ersilia SoudaisLFI-NFP Pour · place 572
Liliana TanguyEPR Contre · place 265
Gabriel TomatisRN Contre · place 70
Nicolas TryznaDR Contre · place 184
Paul VannierLFI-NFP Pour · place 573
Caroline YadanEPR Contre · place 324

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 21010
ECOS Pour 8000
SOC Pour 7010
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 01300
EPR Contre 01601
DR Contre 0600
DEM Contre 0800
HOR Contre 0300
LIOT Contre 0100
UDDPLR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 8400 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi relatif à la protection des enfants
  2. Texte relatif à la protection des enfants
  3. Amendement n° 937 · article 11 bis
  4. Scrutinn° 8400 · 17/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 937 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 11 bis du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Gabrielle Cathala

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de Mme Cathala et ses cosignataires

Le présent amendement vise à supprimer l'article 11 bis, qui déroge au droit commun du concours d'infractions en prévoyant le cumul sans limitation de quantum et sans possibilité de confusion des peines prononcées pour les crimes et délits sexuels commis sur un ou plusieurs mineurs de quinze ans.

Une telle évolution remet en cause l'économie générale du droit des peines. Les articles 132-3 à 132-5 du code pénal traduisent un équilibre entre la répression de la pluralité d'infractions et les principes de nécessité, de proportionnalité et d'individualisation de la peine. Ils permettent déjà aux juridictions de tenir compte de la multiplicité des faits et de leur particulière gravité. Rien ne démontre qu'il soit nécessaire d'y déroger pour assurer une meilleure répression des violences sexuelles commises sur les mineurs. En instituant un mécanisme de cumul illimité des peines, le présent article crée un régime d'exception fondé sur la nature de certaines infractions, au risque d'affaiblir l'échelle des peines pénales et de favoriser une logique d'inflation répressive dont l'efficacité n'est pas démontrée.

Surtout, cette disposition ne répond pas aux difficultés auxquelles se heurte aujourd'hui la répression des violences sexuelles faites aux enfants. Comme l'ont notamment souligné le Syndicat de la magistrature et l'Union syndicale de la magistrature,le principal obstacle réside moins dans le niveau des peines encourues que dans les moyens dont disposent les enquêteurs, les parquets et les juridictions pour traiter ces affaires.

Les révélations récentes de Mediapart, fondées sur un rapport conjoint des inspections générales de la justice et de la police remis au Gouvernement en 2023, confirment l'ampleur de ces difficultés structurelles. Ce rapport faisait état de procédures de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs demeurées sans aucune investigation pendant plusieurs années, parfois alors même que les auteurs présumés étaient identifiés, et alertait sur l'incapacité des services d'enquête à traiter le flux annuel des procédures.

Ces constats rejoignent ceux d'un précédent rapport d'inspection consacré aux procédures relatives aux violences sexuelles faites aux enfants. Après l'examen de 400 procédures judiciaires dans huit tribunaux, les inspections relevaient que « les causes de classement retenues relevaient plus d'enquêtes incomplètes que de l'incapacité à établir des infractions ou d'interpeller leurs auteurs ». Plus préoccupant encore, « dans seulement 30 % des dossiers étudiés, au moins un acte d'investigation avait été réalisé », notamment des réquisitions en matière d'exploitation téléphonique, de vidéosurveillance ou d'outils informatiques. Autrement dit, dans près de 70 % des dossiers examinés, aucun acte d'investigation de cette nature n'avait été accompli. Le rapport souligne également qu'un chef de service avait été conduit à renoncer à des actes d'enquête pourtant déterminants en raison « des expertises onéreuses, d'un délai de rendu du rapport long et d'un nombre de personnels formés non suffisant ».

Ces éléments éclairent également les chiffres particulièrement préoccupants des classements sans suite : près de 73 % des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont classées, le plus souvent au motif d'une « infraction insuffisamment caractérisée », alors même que cette qualification recouvre fréquemment des investigations demeurées inachevées faute de moyens humains et matériels suffisants.

Dans ces conditions, prévoir un cumul sans limitation de quantum et sans possibilité de confusion des peines ne répond en rien aux causes réelles des défaillances constatées. Cette mesure intervient uniquement au stade du prononcé de la sanction, alors que les difficultés se situent bien en amont, au moment de l'enquête, des poursuites et du jugement.

Le présent amendement propose donc de supprimer cette disposition afin de privilégier une politique pénale fondée sur l’effectivité de la réponse judiciaire, le renforcement des moyens d’enquête et l’individualisation des peines, conditions indispensables à une protection réelle et durable des enfants victimes de violences sexuelles.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.