Vote de chaque député

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115 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour · place 627
Gabriel AmardLFI-NFP Pour · place 544
Maxime AmblardRN Contre · place 10
Pouria AmirshahiECOS Contre Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour · place 643
Bénédicte AuzanotRN Contre · place 79
Philippe BallardRN Contre · place 94
Fabrice BarusseauSOC Pour · place 567
Romain BaubryRN Contre Par délégation · place 52
Valérie Bazin-MalgrasDR Pour Par délégation · place 199
Béatrice BellaySOC Pour Par délégation · place 418
Thierry BenoitHOR Pour · place 223
Christophe BentzRN Contre · place 9
Hervé BervilleEPR Pour Par délégation · place 295
Guillaume BigotRN Contre Par délégation · place 110
Benoît BiteauECOS Contre · place 533
Matthieu BlochUDDPLR Abstention · place 91
Manon BouquinRN Contre · place 124
Jean-Luc BourgeauxDR Pour · place 192
Bertrand BouyxHOR Pour · place 241
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Dorine BregmanSOC Pour · place 568
Hubert BrigandDR Pour Par délégation · place 195
Anthony BrosseEPR Pour Par délégation · place 388
Jérôme BuissonRN Contre · place 132
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Jean-René CazeneuveEPR Pour · place 282
Pauline CestrièresEPR Pour · place 386
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour Par délégation · place 527
Bruno ClavetRN Contre · place 44
Nathalie CoggiaEPR Pour · place 326
Josiane CorneloupDR Pour Par délégation · place 181
Geneviève DarrieussecqDEM Pour · place 350
Catherine Dellong MengRN Contre · place 80
Vincent DescoeurDR Pour · place 170
Jocelyn DessignyRN Contre · place 11
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Peio DufauSOC Pour · place 551
Auguste EvrardRN Contre · place 143
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Marc FesneauDEM Pour · place 342
Jean-Luc FugitEPR Pour · place 272
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Yoann GilletRN Contre Par délégation · place 126
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Pascale GotSOC Pour · place 441
Florence GouletRN Contre · place 24
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Olivia GrégoireEPR Pour Par délégation · place 271
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Julien GuibertRN Contre · place 5
Michel GuiniotRN Contre · place 8
Jordan GuittonRN Contre · place 127
Marine HameletRN Contre Par délégation · place 6
Céline HervieuSOC Pour · place 430
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Timothée HoussinRN Contre · place 82
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Catherine IbledEPR Pour · place 322
Cyrille Isaac-SibilleDEM Pour Par délégation · place 353
François JolivetHOR Contre · place 233
Alexis JollyRN Contre · place 39
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 83
Édouard JordanRN Contre · place 57
Sylvie JosserandRN Contre Par délégation · place 18
Marietta KaramanliSOC Pour Par délégation · place 411
Hélène LaporteRN Contre Par délégation · place 28
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Christine Le NabourEPR Pour · place 280
Pascal LecampDEM Pour · place 341
Nadine LechonRN Contre Par délégation · place 119
Claire LejeuneLFI-NFP Pour Par délégation · place 607
Bartolomé LenoirUDDPLR Abstention Par délégation · place 114
Stéphane LenormandLIOT Pour · place 456
Eric LiégeonDR Pour · place 205
Julien LimongiRN Contre · place 122
Delphine LingemannDEM Pour Par délégation · place 340
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Matthieu MarchioRN Contre · place 51
Pascal MarkowskyRN Contre Par délégation · place 23
Sandra MarsaudEPR Pour · place 287
Patrice MartinRN Contre · place 71
Éric MartineauDEM Pour · place 351
Patricia MaussionDEM Pour · place 349
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Christelle MinardDR Abstention · place 182
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Pour Par délégation · place 474
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Astrid Panosyan-BouvetEPR Pour Par délégation · place 312
Christine Pirès BeauneSOC Pour Par délégation · place 426
Marie PochonECOS Pour · place 522
Dominique PotierSOC Pour · place 413
Natalia PouzyreffEPR Pour Par délégation · place 315
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Pour Par délégation · place 276

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
EPR Pour 16001
LFI-NFP Pour 13000
SOC Pour 11000
DR Pour 7010
DEM Pour 7000
HOR Pour 2100
LIOT Pour 2000
ECOS Contre 1200
NIPartagé0000
RN Contre 04900
GDRPartagé0000
UDDPLR Abstention 0020

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 7102 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 1593 · article 12
  4. Scrutinn° 7102 · 29/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 1593 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : le Gouvernement

État : Adopté

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 141‑1‑1 est ainsi modifié :

« a) Le II ainsi rédigé :

« II. – Lorsque la cession visée au I comporte à la fois des biens ou droits immobiliers sur lesquels une société d’aménagement foncier et d’établissement rural est autorisée à exercer son droit de préemption en application des articles L. 143‑1, L. 143‑7 et L. 143‑16 et des biens, non contigus, sur lesquels elle n’est pas autorisée à exercer ce droit, la formalité visée au I s’exerce de manière séparée entre les deux types de biens. » ;

« 2° L’article L. 143‑1 est ainsi modifié :

« a) À la deuxième phrase du deuxième alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix » ;

« b) La dernière phrase du deuxième alinéa est complétée par les mots : « , sauf si ce changement de destination a été effectué au cours des dix années qui ont précédé l’aliénation et en violation des règles d’urbanisme applicables ».

« c) À la seconde phrase du septième alinéa, le mot : « deux » est remplacé par les mots : « cinq ».

« 3° La première phrase du second alinéa de l’article L. 143‑6 est complétée par les mots : « et s’il justifie être titulaire du droit de préemption conformément aux dispositions prévues à l’article L. 412‑5 du même code et exploiter régulièrement le bien loué au regard de la réglementation relative au contrôle des structures des exploitations agricoles ».

« 4° L’article L. 143‑8 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La société d’aménagement foncier et d’établissement rural peut demander à visiter le bien, dans des conditions fixées par décret. Le propriétaire est invité à faire connaître dès la notification de la cession s’il accepte la visite des biens par cette société et les commissaires du Gouvernement. Le délai d’exercice du droit de préemption est suspendu à compter de la réception de la demande de visite par le notaire chargé d’instrumenter la cession ou, en cas d’aliénation à titre onéreux de la totalité des parts ou actions d’une société agricole intervenant sans le concours d’un notaire, par le cédant. Ce délai reprend à compter du refus par le propriétaire de la visite des biens ou de la visite des biens par la société d’aménagement foncier et d’établissement rural et des commissaires du Gouvernement. Si le délai restant est inférieur à un mois, la société d’aménagement foncier et d’établissement rural dispose d’un mois pour prendre sa décision. Passés ces délais, son silence vaut renonciation à l’exercice du droit de préemption ».

Exposé sommaire du Gouvernement

Cet amendement reprend la version initiale de l’article présenté en conseil des ministres et le complète d’une version retravaillée des mesures de la proposition de loi « visant à lutter contre la disparition des terres agricoles et à renforcer la régulation des prix du foncier agricole » (n°805), adoptée en première lecture à la quasi-unanimité à l’Assemblée nationale en mars 2025. Cet amendement a pour objectif de limiter le contournement de la Safer par le démembrement de propriété et de freiner le phénomène dit de consommation masquée, c’est-à-dire la disparition de l’usage agricole de terres lors de leur vente associée à du bâti. L’accès au foncier agricole se trouve ainsi concurrencé par des usages de loisirs, au détriment des enjeux de souveraineté alimentaire.

I.- Découpage des terres agricoles et des terrains d’agrément entourant un bâti pour préserver l’usage agricole des terres, sous condition de non-contiguïté des biens préemptables et des biens non préemptables

La première disposition vise à renforcer le mécanisme de la préemption partielle.

La possibilité pour la SAFER d’exercer une préemption partielle a été introduite en 2014 afin qu’elle puisse intervenir sur la partie agricole en cas de vente de biens mixtes et ainsi permettre la reprise de biens utiles au maintien ou au développement d’exploitations.

En pratique, l’exercice du la préemption partielle montre des limites : le mécanisme laisse peu de marges de négociation au propriétaire, comme à la SAFER, pour construire des solutions patrimoniales et agricoles adaptées. De plus, lorsqu’il lui est demandé de préempter l’ensemble des biens (c’est à dire dans 82 % des cas), la SAFER est contrainte à renoncer, dans 60 % des cas, en raison de son incapacité à trouver un repreneur ou à former un projet aux prix demandés.

Cet amendement vise dans ce contexte à exiger des notaires instrumentaires des projets de vente à effectuer deux déclarations d’intentions d’aliéner séparées pour les biens préemptables d’une part, et les biens non préemptables de l’autre, lorsque les deux types de biens sont physiquement distants sur le terrain, donc non contigus.

Ainsi le bien non préemptable ne risque aucune perte de valeur puisqu’il reste entouré de sa surface non construite, et la SAFER peut préempter directement les biens à usage ou vocation agricole par le mécanisme classique de préemption visé à l’article L. 143-1.

La diligence du notaire vise à un découpage cohérent des biens mixtes dès la vente, permettant à la fois au vendeur de mener à bien une cession de biens immobiliers, et à la SAFER de se positionner sur les terres afin de préserver leur usage agricole.

En sécurisant l’obligation, sous condition de discontinuité, de séparer foncier et bâti, cette disposition favorise la transmission et l’installation agricoles et réduit le risque de morcellement improductif sans pour autant léser le vendeur.

II.- Allongement de la durée pendant laquelle la SAFER peut intervenir sur la préemption de bâtiments à vocation agricole

La deuxième disposition vise à passer de cinq à dix le nombre d’années pendant lesquelles la SAFER peut intervenir sur la préemption de bâtiments à vocation agricole. Par cohérence, le 2° prévoit que la révision de prix ne peut intervenir en cas de changement de destination des biens, à l’exception du cas où ce changement de destination été effectué au cours des dix années en violation des règles d’urbanisme applicables.

Cette disposition a pour objet de préserver des ressources foncières et bâties nécessaires (logement, points de vente à la ferme, bâtiments d’exploitation) afin de faciliter leur reprise par de nouveaux porteurs de projet. Dans un contexte où une part importante des exploitants actuels quittera la profession dans les dix prochaines années, la mobilisation des bâtiments existants constitue un levier majeur pour accompagner les installations, limiter la consommation d’espaces naturels et préserver l’activité agricole, en particulier dans les territoires soumis à une forte concurrence des usages.

III. - Reprise du texte initial présenté en conseil des ministres : permettre à la SAFER d’intervenir plus largement en cas de démembrement de propriété

Cette disposition étend la capacité d’intervention des SAFER à intervenir sur le marché immobilier rural, et plus précisément sur les ventes en démembrement de propriété, afin de limiter le mitage des terres agricoles constaté dans certains territoires et qui est préjudiciable tant au potentiel productif qu’au renouvellement des générations en agriculture. La mesure vise à permettre à la SAFER de préempter un bien y compris dans la situation où le vendeur cède uniquement la nue-propriété d’un bien et conserve pour lui l’usufruit, lorsque la durée d’usufruit restante n’excède pas cinq ans (contre deux ans aujourd’hui). Elle figure dans le PJL et a été votée en CAE.

IV – Consolidation de la hiérarchie des droits de préemption entre preneur en place et SAFER

Par une jurisprudence récente (Cass., 3e civ., 2 avril 2026, n° 15-23.410, publié au Bulletin) rendue sur les conditions d’exercice du droit de préemption du fermier au regard de sa situation au titre du contrôle des structures, la Cour de cassation a abandonné sa ligne antérieure qui exigeait que le preneur exploite régulièrement, au regard du contrôle des structures, le bien loué pour écarter le droit de préemption de la SAFER. Elle obligeait ainsi, auparavant, le locataire à exploiter régulièrement le bien loué. A défaut, la SAFER avait la possibilité d’intervenir à la vente du bien.

Pour rétablir et consolider la hiérarchie des droits de préemption entre preneur en place, qui doit être un exploitant mettant effectivement en valeur le bien, et par là même lutter contre le risque de conclusion de baux de complaisance ou fictifs visant à écarter l’exercice, par la SAFER, de son droit de préemption, il est proposé de poser clairement les conditions à remplir par le preneur pour écarter le droit de préemption de la SAFER.

Il s’agit de clarifier sur les conditions du bénéfice du droit de préemption du preneur à bail rural, qui prime celui de la SAFER, par une modification de l’article L. 143-6 du code rural et de la pêche maritime.

V – Instauration d’un droit de visite au profit de la SAFER

Cette disposition a pour objet de permettre à la SAFER de visiter un bien avant d’exercer son droit de préemption. La désignation des biens souvent sommaire, ne suffit pas à leur appréciation. Ce droit de visiter permettrait à la SAFER, avec l’appui des commissaires du gouvernement, de réaliser une évaluation plus fine des biens mis sur le marché et renforcerait ainsi son expertise et sa capacité d’intervention. Les conditions sont inspirées de l’article L. 213-2 du code de l’urbanisme.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.

Mises au point publiées

DéputéGroupeIntention déclaréeNature
Pouria AmirshahiECOS Pour Intention déclarée
Benoît BiteauECOS Pour Intention déclarée