Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

78 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Laurent AlexandreLFI-NFP Contre · place 571
Alexandre Allegret-PilotUDDPLR Contre Par délégation · place 113
Delphine BathoECOS Abstention · place 504
Valérie Bazin-MalgrasDR Pour Par délégation · place 199
Béatrice BellamyHOR Abstention Par délégation · place 219
Hervé BervilleEPR Pour Par délégation · place 295
Christophe BlanchetDEM Contre · place 344
Matthieu BlochUDDPLR Contre · place 91
Anthony BoulogneRN Contre · place 137
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Dorine BregmanSOC Contre · place 568
Anthony BrosseEPR Pour Par délégation · place 388
Françoise BuffetEPR Pour · place 365
Sylvain CarrièreLFI-NFP Contre · place 621
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Vincent CaureEPR Pour · place 384
Yannick ChenevardEPR Pour · place 311
Nathalie CoggiaEPR Pour · place 326
François Cormier-BouligeonEPR Pour · place 290
Michel CriaudHOR Abstention · place 245
Geneviève DarrieussecqDEM Pour · place 350
Sophie ErranteNI Pour · place 401
Emmanuel FernandesLFI-NFP Contre · place 547
Charles FournierECOS Pour Par délégation · place 530
Jean-Luc FugitEPR Pour · place 272
Guillaume GarotSOC Contre Par délégation · place 434
Thomas GassilloudEPR Pour · place 306
Damien GirardECOS Pour · place 496
José GonzalezRN Contre · place 3
Marine HameletRN Contre · place 6
Catherine HervieuECOS Abstention · place 531
Céline HervieuSOC Contre · place 430
Cyrille Isaac-SibilleDEM Contre Par délégation · place 353
Laurent JacobelliRN Contre · place 54
Jean-Michel JacquesEPR Pour · place 263
François JolivetHOR Abstention · place 233
Édouard JordanRN Contre · place 57
Loïc KervranHOR Abstention · place 227
Bastien LachaudLFI-NFP Contre · place 614
Sandrine LalanneEPR Pour · place 389
Thomas LamHOR Abstention · place 230
Constance Le GripEPR Pour · place 258
Pascal LecampDEM Pour Par délégation · place 341
Nadine LechonRN Contre Par délégation · place 119
Jérôme LegavreLFI-NFP Contre · place 649
Sarah LegrainLFI-NFP Contre Par délégation · place 602
Patricia LemoineEPR Pour · place 279
Julien LimongiRN Contre · place 122
Véronique LudmannHOR Pour · place 320
Lise MagnierHOR Abstention · place 238
Sylvain MaillardEPR Pour · place 256
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Michèle MartinezRN Contre Par délégation · place 129
Graziella MelchiorEPR Pour · place 387
Thibaut MonnierRN Contre · place 68
Agnès Pannier-RunacherEPR Pour · place 259
Astrid Panosyan-BouvetEPR Pour Par délégation · place 312
Anna PicSOC Contre · place 452
Christophe PlassardHOR Abstention Par délégation · place 225
Dominique PotierSOC Contre Par délégation · place 413
Josy PoueytoDEM Pour · place 330
Natalia PouzyreffEPR Pour · place 315
Julien RancouleRN Contre · place 136
Jean-Claude RauxECOS Pour · place 498
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Pour Par délégation · place 276
Anne-Sophie RonceretEPR Pour · place 292
Alexandre SabatouRN Contre · place 62
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Contre · place 648
Sébastien Saint-PasteurSOC Contre · place 566
Aurélien SaintoulLFI-NFP Contre · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Charles SitzenstuhlEPR Pour · place 364
Liliana TanguyEPR Pour Par délégation · place 265
Prisca ThevenotEPR Pour · place 274
Jean-Louis ThiériotDR Pour · place 186
Romain TonussiRN Contre · place 85
Corinne VignonEPR Pour Par délégation · place 327

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
EPR Pour 24001
ECOS Pour 3020
DEM Pour 3200
DR Pour 2000
NI Pour 1000
HOR Abstention 1070
RN Contre 01600
LFI-NFP Contre 0800
SOC Contre 0600
LIOTPartagé0000
GDRPartagé0000
UDDPLR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 6436 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
  2. Texte actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
  3. Amendement n° 736 (Rect) · article premier
  4. Scrutinn° 6436 · 07/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 736 (rect.) de M. Cormier-Bouligeon à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : François Cormier-Bouligeon

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 58, insérer les huit alinéas suivants :

« Un fonds dédié au développement, au test, à l’adoption et à l’acquisition de modules d’intelligence artificielle appliqués aux systèmes de commandement et de conduite des opérations (C2-IA) est créé au sein du budget du ministère des Armées.

« Ce fonds finance en priorité :

« 1° Le développement et l’intégration de modules d’intelligence artificielle souverains dans les systèmes de commandement et de conduite existants de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air et de l’Espace, notamment pour la fusion de données multi-capteurs, l’aide à la décision en temps réel et la planification automatisée ;

« 2° La création d’un environnement souverain de test et d’évaluation permettant aux armées de qualifier des modules d’intelligence artificielle en conditions réalistes avant déploiement opérationnel, y compris par des exercices en boucle fermée avec les forces ;

« 3° La constitution du socle technique et doctrinal par l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense du futur système de commandement et de conduite interarmées souverain, nativement conçu pour l’intégration de l’intelligence artificielle et l’interopérabilité avec les systèmes alliés dans les cadres de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne ;

« 4° Le financement d’acquisitions accélérées de solutions d’intelligence artificielle auprès des petites et moyennes entreprises et des jeunes entreprises de la base industrielle et technologique de défense, selon des procédures simplifiées permettant un cycle contractuel inférieur à six mois entre l’expression de besoin et la livraison d’un premier module opérationnel.

« L’armée de Terre est prioritaire dans l’allocation de ces crédits au titre de son rôle structurant dans la manœuvre interarmées et de l’urgence de la modernisation de ses systèmes de commandement.

« Un comité de pilotage associant l’état-major des armées, la direction générale de l’armement, l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense et des représentants des armées est chargé de la gouvernance du fonds. »

Exposé sommaire de M. Cormier-Bouligeon

Le projet de loi d'actualisation de la programmation militaire consacre des enveloppes massives à la masse (munitions, drones, véhicules) et à l'économie de guerre, mais ne prévoit aucune ligne programmatique dédiée à l'intelligence artificielle appliquée au commandement et à la conduite des opérations. Or, la supériorité informationnelle et décisionnelle est le préalable à tout emploi efficace de cette masse.

Le conflit ukrainien démontre quotidiennement que la boucle OODA (Observer, Orienter, Décider, Agir) de celui qui intègre l'intelligence artificielle dans sa chaîne de commandement est déterminante : fusion de données multi-capteurs, aide à la décision en temps réel, planification automatisée, gestion dynamique des effets. Les armées ukrainiennes et russes déploient déjà des modules d'intelligence artificielle dans leurs systèmes de commandement, par exemple à travers les plateformes Delta, Kropyva ou Uberduck. Les États-Unis avec JADC2 et Project Maven, le Royaume-Uni avec Digital Backbone, et Israël avec Gospel et Lavender ont investi massivement dans cette transformation.

L'armée de Terre française opère encore avec le Système d'information pour le commandement des forces (SICF), un système vieillissant, cloisonné et non nativement prévu pour l'intégration de modules d'intelligence artificielle. Le programme SCORPION a modernisé les véhicules mais la couche décisionnelle reste analogique. Le programme SIA (Système d'information des armées) n'a pas encore intégré de briques d'intelligence artificielle opérationnelles. L'échec du programme SIA-C2, remplacé à titre officiellement provisoire par une solution étrangère (Sitaware du danois Systematic), acte la difficulté de moderniser notre commandement terrestre par des solutions souveraines et innovantes. Sans fonds dédié inscrit dans la loi, l'intégration de l'intelligence artificielle dans le commandement restera tributaire de crédits d'étude épars et de démonstrateurs sans suite opérationnelle.

L'enjeu de souveraineté est critique : les modules d'intelligence artificielle appliqués au commandement traitent les données les plus classifiées (ordres de bataille, positions, plans d'opérations). Leur développement ne peut dépendre de solutions extra-européennes soumises à des juridictions tierces. Un fonds dédié, lancé dès 2026, permettrait de structurer un écosystème souverain autour de la base industrielle et technologique de défense nationale et de poser les fondations d'un futur commandement interarmées nativement augmenté par l'intelligence artificielle.

Enfin, le dispositif proposé crée une gouvernance claire et un cycle contractuel accéléré. Le cycle contractuel simplifié de six mois au plus avec les jeunes entreprises de la base industrielle et technologique de défense permet à la France de rivaliser avec les rythmes d'acquisition américains et britanniques, où les cycles courts sont la règle sur les segments logiciels.

À l'heure où la transformation numérique du champ de bataille s'accélère et où les alliés comme les compétiteurs stratégiques consolident leurs capacités d'intelligence artificielle appliquée au commandement, renoncer à inscrire cette priorité dans la programmation militaire française reviendrait à accepter, par omission, une forme de déclassement logiciel de nos armées. Cet amendement propose au contraire d'affirmer, par une décision budgétaire et programmatique claire, que la France entend rester maîtresse de son commandement militaire et consolider autour de sa base industrielle un écosystème souverain à la hauteur de ses ambitions stratégiques.

Cet amendement a été travaillé avec l'entreprise Helio Advisory.

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