Vote de chaque député

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159 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Marie-France LorhoRN Contre · place 147
Marie-Philippe LubetEPR Contre · place 304
Véronique LudmannHOR Contre · place 320
Lise MagnierHOR Contre · place 238
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Bastien MarchiveEPR Contre · place 377
Pascal MarkowskyRN Contre · place 23
Pierre MarleHOR Contre · place 318
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)DR Contre · place 204
Michèle MartinezRN Contre · place 129
Kévin MauvieuxRN Contre · place 73
Joëlle MélinRN Contre · place 17
Thomas MénagéRN Contre · place 40
Estelle MercierSOC Abstention · place 419
Éric MichouxUDDPLR Abstention · place 96
Joséphine MissoffeEPR Contre · place 323
Paul MolacLIOT Contre · place 464
Thibaut MonnierRN Contre · place 68
Louise MorelDEM Contre · place 335
Jacques ObertiSOC Abstention · place 474
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Charlotte Parmentier-LecocqHOR Contre · place 221
Christophe PlassardHOR Contre · place 225
Josy PoueytoDEM Contre · place 330
Natalia PouzyreffEPR Contre · place 315
Pierre PribetichSOC Abstention · place 444
Stéphane RambaudRN Contre · place 76
Jean-Claude RauxECOS Pour · place 498
Marie RécaldeSOC Abstention · place 438
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Abstention · place 92
Catherine RimbertRN Contre · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Anaïs SabatiniRN Contre · place 138
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour · place 648
Sébastien Saint-PasteurSOC Abstention · place 566
Laetitia Saint-PaulHOR Contre · place 228
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Nicolas SansuGDR Pour · place 592
Isabelle SantiagoSOC Abstention Par délégation · place 414
Anne SicardRN Contre · place 66
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Bertrand SorreEPR Contre · place 291
Violette SpilleboutEPR Contre · place 285
Jean-Philippe TanguyRN Contre · place 35
Liliana TanguyEPR Contre · place 265
Jean-Louis ThiériotDR Contre · place 186
Nicolas ThierryECOS Pour · place 503
Sabine ThillayeDEM Contre · place 334
Romain TonussiRN Contre · place 85
Cyril TribuianiRN Contre · place 109
Paul VannierLFI-NFP Pour · place 573
Corinne VignonEPR Contre Par délégation · place 327
Anne-Cécile ViollandHOR Contre · place 224
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Lionel VuibertNI Contre · place 402
Caroline YadanEPR Contre · place 324

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 14000
ECOS Pour 7000
GDR Pour 3000
NI Contre 0300
RN Contre 04800
EPR Contre 03001
SOC Abstention 00100
DR Contre 0900
DEM Contre 0901
HOR Contre 01400
LIOT Contre 0200
UDDPLR Abstention 0350

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 6331 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
  2. Texte actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
  3. Amendement n° 89 (Rect) · article premier
  4. Scrutinn° 6331 · 05/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 89 (rect.) de M. Saintoul à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Aurélien Saintoul

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 12, insérer les quatre alinéas suivants :

« Elle se traduit notamment par la mise en place d’un dispositif d’indexation des soldes et primes sur l’inflation.

« Conformément aux engagements pris en mars 2024 dans le cadre du plan Fidélisation 360, un mécanisme d’intégration de certaines primes dans le calcul global des droits à pension des militaires est mis en place. Ces primes seront également intégrées dans le calcul des allocations de chômage des anciens militaires.

« Une révision du mode de calcul des soldes des réservistes est opérée afin de les aligner véritablement sur celles des militaires d’active.

« Une ambitieuse politique de rénovation de logements et de construction d’hébergements est lancée afin de permettre des conditions d’hébergement dignes aux personnels du ministère et leurs familles, sans déléguer la gestion de ces hébergements à des acteurs privés ».

Exposé sommaire de M. Saintoul et ses cosignataires

Cet amendement du groupe La France insoumise vise à inscrire parmi les priorités de l’actualisation de la loi de programmation militaire l’amélioration de la condition militaire.

Le gouvernement entend faire de la fidélisation et du recrutement une priorité de cette LPM. Pourtant, il a lentement laissé les conditions de vie et d’emploi des militaires se dégrader au cours des dernières années.

La rémunération des militaires, comme celle des autres fonctionnaires, s’érode ainsi lentement du fait de la non-revalorisation des salaires dans la fonction publique. Cette érosion n’est pas une fatalité ; elle est la conséquence d’un choix conscient fait par le gouvernement, destiné à faire des économies sur le dos des fonctionnaires.

Ce constat n’est pas nouveau ; le Haut comité d’évaluation de la condition militaire le rappelle régulièrement. Ainsi, entre 2015 et 2023, le pouvoir d’achat moyen des militaires a accusé une baisse de 3,4%. Depuis, la mise en place de la Nouvelle politique de rémunération des militaires (NPRM) n’a pas permis de corriger cette baisse. Le Conseil supérieur de la fonction militaire, comme les associations professionnelles nationales militaires ont pourtant rappelé cette évidence durant ce cycle d’auditions : en l’absence d’ajustement automatique des salaires sur l’inflation, ceux-ci sont mécaniquement dévalorisés avec le temps. Depuis 2023, les hausses indiciaires des militaires du rang et des sous-officiers ont déjà été effacées par la hausse du SMIC.

La revalorisation de la grille indiciaire des officiers, entrée en vigueur en décembre 2025, est également mal calibrée. Sur les près de 67 M€ budgétés pour 2026, près des deux tiers sont fléchés vers les officiers supérieurs, et concernent donc moins d’un quart des officiers, une population qui ne concentre d’ailleurs pas la majorité des enjeux de fidélisation.

La lente dégradation des ressources des militaires s’accentue ensuite après leur départ des armées. Les primes représentent une part importante de la rémunération des militaires ; or, celles-ci ne sont pas prises en compte dans le calcul des pensions de retraite. Le gouvernement s’était engagé, dans le cadre du plan fidélisation 360, à en intégrer certaines dans le calcul des pensions. Censée être effective en 2026, cette mesure est pourtant absente du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Encore une fois, le gouvernement renonce à ses promesses au nom de l’austérité budgétaire. Pire, l’actualisation de la LPM présentée par le gouvernement propose, dans son article 29, de réduire l’assiette des revenus déterminant le montant des allocations de chômage des anciens militaires.

Le gouvernement entend également doubler le nombre de réservistes, et vise un total de 80 000 réservistes opérationnels. Cet objectif n’a que peu de chances d’être atteint ; la création du service national, notamment pour servir de tremplin vers la réserve, illustre cette difficulté.

Surtout, toute politique de renforcement de la réserve doit, pour gagner en attractivité, passer par une revalorisation de la solde des réservistes. Les soldes journalières des réservistes sont calculées au 1/30 de celle d’un militaire d’active de même grade et ancienneté : ainsi, un militaire du rang percevra, au début de son engagement, une solde de 55 euros brut par jour de réserve, soit moins que le SMIC journalier (84 euros brut). Les représentants des associations nationales professionnelles de militaires (APNM) alertent régulièrement la commission de la défense sur ce point, sans réaction jusqu’à présent.

La vétusté de nombreuses infrastructures d’hébergement, héritées pour certaines de plusieurs décennies, constitue enfin un facteur majeur de dégradation de la condition militaire. Le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM), dans son rapport 2025, alerte sur cette situation en soulignant que « le service rendu en matière de soutien commun et d’infrastructures – qu’il s’agisse des locaux de service ou des lieux d’hébergement - n’est toujours pas à la hauteur des exigences de réactivité et de disponibilité qui pèsent sur les militaires ». Si l’ampleur exacte des rénovations nécessaires n’est pas chiffrée, l’actualisation de la loi de programmation militaire doit en faire une priorité.

La gestion du parc locatif du ministère des armées par le prestataire privé Nové est également insatisfaisante à plusieurs égards : les bénéficiaires du dispositif signent en effet une « convention d’occupation précaire » (COP), et non pas un bail d’habitation classique, les excluant de fait de nombreux dispositifs, notamment les aides personnelles au logement.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Mises au point publiées

DéputéGroupeIntention déclaréeNature
Steevy GustaveECOS Pour Intention déclarée
Catherine HervieuECOS Pour Intention déclarée