Amendement n° 2 de M. Kerbrat — article premier
Rejeté- Pour
- 65
- Contre
- 78
- Abstentions
- 1
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 144
- Suffrages exprimés
- 143
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
146 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Laurent Lhardit | SOC | Pour | · place 445 |
| Eric Liégeon | DR | Contre | · place 205 |
| Brigitte Liso | EPR | Contre | · place 258 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| Philippe Lottiaux | RN | Contre | · place 22 |
| Alexandre Loubet | RN | Contre | · place 123 |
| Marie-Philippe Lubet | EPR | Contre | · place 304 |
| Benjamin Lucas-Lundy | ECOS | Pour | · place 514 |
| Véronique Ludmann | HOR | Contre | · place 320 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Pierre Marle | HOR | Contre | · place 318 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Pour | · place 599 |
| Michèle Martinez | RN | Contre | · place 129 |
| Denis Masséglia | EPR | Contre | · place 376 |
| Laurent Mazaury | LIOT | Contre | · place 394 |
| Ludovic Mendes | EPR | Contre | · place 398 |
| Pierre Meurin | RN | Contre | · place 145 |
| Christelle Minard | DR | Contre | · place 182 |
| Christophe Mongardien | EPR | Contre | · place 325 |
| Marcellin Nadeau | GDR | Pour | · place 581 |
| Christophe Naegelen | LIOT | Contre | · place 407 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | · place 474 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Pour | · place 600 |
| Hubert Ott | DEM | Pour | · place 356 |
| Mathilde Panot | LFI-NFP | Pour | · place 623 |
| Charlotte Parmentier-Lecocq | HOR | Contre | · place 221 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 57 |
| Dominique Potier | SOC | Pour | Par délégation · place 413 |
| Marie-Agnès Poussier-Winsback | HOR | Non-votant | · place 217 |
| Pierre Pribetich | SOC | Pour | · place 444 |
| Jean-Claude Raux | ECOS | Pour | · place 498 |
| Sophie Ricourt Vaginay | UDDPLR | Contre | · place 92 |
| Béatrice Roullaud | RN | Contre | · place 152 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Nicolas Sansu | GDR | Pour | Par délégation · place 592 |
| Charles Sitzenstuhl | EPR | Contre | · place 364 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Emmanuel Taché | RN | Contre | · place 151 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Cyril Tribuiani | RN | Contre | · place 109 |
| Roger Vicot | SOC | Pour | · place 439 |
| Annie Vidal | EPR | Contre | · place 260 |
| Antoine Villedieu | RN | Contre | · place 64 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetRenforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
- Texte visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
- Amendement n° 2 · article premier
- Scrutinn° 6185 · 14/04/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 2 de M. Kerbrat et les amendements identiques suivants de suppression de l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Andy Kerbrat
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire de M. Kerbrat et ses cosignataires
Par cet amendement de suppression, nous nous opposons totalement à cet article qui octroie des pouvoirs disproportionnés à l'autorité administrative par une injonction d'examen psychiatrique qui peut également conduire à une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement de la personne concernée.
L'article 1er permet au préfet dans un but préventif de faire obligation de se soumettre à un examen psychiatrique envers une personne pour qui il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics, à raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme et d’agissements susceptibles d’être en tout ou partie liés à des troubles mentaux".
Si la personne concernée ne se soumet pas à l'examen, le préfet peut prononcer l'admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement afin de réaliser ledit examen, et il peut être autorisé à avoir recours aux forces de l'ordre pour y parvenir. L'appel contre l'ordonnance qui autorise de tels actes est possible mais il n'est même pas suspensif.
Le présent article menace les droits et libertés fondamentaux des personnes à plusieurs égards (liberté individuelle, intégrité/dignité humaine, respect de la vie privée, consentement aux soins, liberté d’aller et venir). Le droit actuel permet au préfet de décider de l’admission en soins psychiatriques seulement après certificat médical, tandis que cet article permet au préfet de prononcer une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement sur le seul fait qu’une personne suspectée ne se soit pas soumise à la nouvelle obligation d’examen psychiatrique ici créée.
De telles atteintes seraient permises dans un but seulement préventif, dont la suspicion se base sur des éléments imprécis, vagues et potentiellement non-avérés. Nous le constatons par exemple avec l'usage actuel du délit d'apologie du terrorisme qui a été particulièrement dévoyé contre la liberté d'expression.
Pire, cet article autorise le préfet à avoir recours aux forces de l’ordre pour effectuer l’admission provisoire en soins psychiatriques et ces opérations ne sont même pas suspendues si la personne fait appel de l’ordonnance qui l’autorise, ce qui est une atteinte au droit à un recours effectif.
Les mesures de soins psychiatriques sans consentement sont gravement attentatoires aux droits et libertés, c'est pourquoi le Contrôleur général des lieux de privation de liberté défendait dans un rapport de décembre 2025 "une politique ambitieuse de moindre recours aux soins sans consentement". De telles mesures doivent être strictement limitées, encadrées et comporter de solides garanties. Rien de tout ça n'est présent dans cet article qui instrumentalise la psychiatrie et nourrit la confusion entre troubles psychiatriques et radicalisation. Il convient donc de le supprimer.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.