Vote de chaque député

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146 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Laurent LharditSOC Pour · place 445
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Brigitte LisoEPR Contre · place 258
Christine LoirRN Contre · place 31
Philippe LottiauxRN Contre · place 22
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
Marie-Philippe LubetEPR Contre · place 304
Benjamin Lucas-LundyECOS Pour · place 514
Véronique LudmannHOR Contre · place 320
David MagnierRN Contre · place 13
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Pierre MarleHOR Contre · place 318
Élisa MartinLFI-NFP Pour · place 599
Michèle MartinezRN Contre · place 129
Denis MasségliaEPR Contre · place 376
Laurent MazauryLIOT Contre · place 394
Ludovic MendesEPR Contre · place 398
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Christelle MinardDR Contre · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Marcellin NadeauGDR Pour · place 581
Christophe NaegelenLIOT Contre · place 407
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Danièle ObonoLFI-NFP Pour · place 600
Hubert OttDEM Pour · place 356
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Charlotte Parmentier-LecocqHOR Contre · place 221
Lisette PolletRN Contre · place 57
Dominique PotierSOC Pour Par délégation · place 413
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Non-votant · place 217
Pierre PribetichSOC Pour · place 444
Jean-Claude RauxECOS Pour · place 498
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Contre · place 92
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Nicolas SansuGDR Pour Par délégation · place 592
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Emmanuel TachéRN Contre · place 151
Andrée TaurinyaLFI-NFP Pour · place 609
Michaël TaverneRN Contre · place 50
Cyril TribuianiRN Contre · place 109
Roger VicotSOC Pour · place 439
Annie VidalEPR Contre · place 260
Antoine VilledieuRN Contre · place 64

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 27000
SOC Pour 21000
ECOS Pour 13000
GDR Pour 3000
DEMPartagé1100
NIPartagé0000
RN Contre 03500
EPR Contre 01811
DR Contre 01200
HOR Contre 0401
LIOT Contre 0300
UDDPLR Contre 0500

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 6185 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetRenforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
  2. Texte visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
  3. Amendement n° 2 · article premier
  4. Scrutinn° 6185 · 14/04/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 2 de M. Kerbrat et les amendements identiques suivants de suppression de l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Andy Kerbrat

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de M. Kerbrat et ses cosignataires

Par cet amendement de suppression, nous nous opposons totalement à cet article qui octroie des pouvoirs disproportionnés à l'autorité administrative par une injonction d'examen psychiatrique qui peut également conduire à une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement de la personne concernée.

L'article 1er permet au préfet dans un but préventif de faire obligation de se soumettre à un examen psychiatrique envers une personne pour qui il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics, à raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme et d’agissements susceptibles d’être en tout ou partie liés à des troubles mentaux".

Si la personne concernée ne se soumet pas à l'examen, le préfet peut prononcer l'admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement afin de réaliser ledit examen, et il peut être autorisé à avoir recours aux forces de l'ordre pour y parvenir. L'appel contre l'ordonnance qui autorise de tels actes est possible mais il n'est même pas suspensif.

Le présent article menace les droits et libertés fondamentaux des personnes à plusieurs égards (liberté individuelle, intégrité/dignité humaine, respect de la vie privée, consentement aux soins, liberté d’aller et venir). Le droit actuel permet au préfet de décider de l’admission en soins psychiatriques seulement après certificat médical, tandis que cet article permet au préfet de prononcer une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement sur le seul fait qu’une personne suspectée ne se soit pas soumise à la nouvelle obligation d’examen psychiatrique ici créée.

De telles atteintes seraient permises dans un but seulement préventif, dont la suspicion se base sur des éléments imprécis, vagues et potentiellement non-avérés. Nous le constatons par exemple avec l'usage actuel du délit d'apologie du terrorisme qui a été particulièrement dévoyé contre la liberté d'expression.

Pire, cet article autorise le préfet à avoir recours aux forces de l’ordre pour effectuer l’admission provisoire en soins psychiatriques et ces opérations ne sont même pas suspendues si la personne fait appel de l’ordonnance qui l’autorise, ce qui est une atteinte au droit à un recours effectif.

Les mesures de soins psychiatriques sans consentement sont gravement attentatoires aux droits et libertés, c'est pourquoi le Contrôleur général des lieux de privation de liberté défendait dans un rapport de décembre 2025 "une politique ambitieuse de moindre recours aux soins sans consentement". De telles mesures doivent être strictement limitées, encadrées et comporter de solides garanties. Rien de tout ça n'est présent dans cet article qui instrumentalise la psychiatrie et nourrit la confusion entre troubles psychiatriques et radicalisation. Il convient donc de le supprimer.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.