Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

145 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nicolas MetzdorfEPR Contre Par délégation · place 385
Frédérique MeunierDR Contre · place 198
Pierre MeurinRN Pour · place 145
Éric MichouxUDDPLR Pour · place 96
Christelle MinardDR Pour Par délégation · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Thibaut MonnierRN Pour · place 68
Sophie PantelSOC Contre · place 463
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
Béatrice PironHOR Contre · place 236
Lisette PolletRN Pour · place 9
Thomas PortesLFI-NFP Contre · place 633
Pierre PribetichSOC Contre · place 444
Stéphane RambaudRN Pour · place 76
Julien RancouleRN Pour · place 136
Jean-Claude RauxECOS Contre · place 498
Sandra RegolECOS Contre · place 501
Catherine RimbertRN Pour Par délégation · place 41
Stéphanie RistEPR Non-votant · place 304
Laurence Robert-DehaultRN Pour · place 141
Valérie RossiSOC Contre · place 472
Sandrine RousseauECOS Contre · place 508
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Sophie-Laurence RoyRN Pour · place 2
Sandrine RunelSOC Contre Par délégation · place 564
Anaïs SabatiniRN Pour · place 138
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Contre · place 648
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Isabelle SantiagoSOC Contre · place 414
Anne SicardRN Pour · place 66
Arnaud SimionSOC Contre · place 473
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Bertrand SorreEPR Contre · place 291
Ersilia SoudaisLFI-NFP Contre · place 572
Violette SpilleboutEPR Contre · place 298
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Contre · place 561
Liliana TanguyEPR Pour Par délégation · place 265
Lionel TivoliRN Pour · place 150
Aurélie TrouvéLFI-NFP Contre · place 618
Nicolas TryznaDR Pour · place 184
Frédéric ValletouxHOR Contre · place 213
Paul VannierLFI-NFP Contre · place 573
Annie VidalEPR Pour · place 260
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Corinne VignonEPR Contre · place 327

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 37100
DR Pour 10100
UDDPLR Pour 5000
HOR Contre 3610
EPR Contre 21802
NI Contre 1200
LFI-NFP Contre 02100
SOC Contre 02100
ECOS Contre 0800
DEM Contre 0400
LIOT Contre 0200
GDRPartagé0000

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 5674 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetFin de vie
  2. Texte relative au droit à l'aide à mourir
  3. Amendement n° 96 · article 14
  4. Scrutinn° 5674 · 23/02/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 96 de M. de Lépinau à l'article 14 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Hervé de Lépinau

État : Rejeté

Dispositif

Substituer aux alinéas 6 à 8 les deux alinéas suivants :

« II. – Lorsque la mise en œuvre des actes prévus aux sous-sections 2 et 3 de la présente section est contraire à l’éthique des établissements et services mentionnés aux 6° et 7° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, ceux-ci permettent le transfert du demandeur vers un autre établissement.

« Les modalités d’application du premier alinéa du présent II sont précisées par voie réglementaire. »

Exposé sommaire de M. de Lépinau et ses cosignataires

La proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir instaure une obligation généralisée faite à l’ensemble des établissements de santé et des établissements et services sociaux et médico-sociaux d’accueillir en leur sein des pratiques d’euthanasie et de suicide assisté.

Une telle obligation s’imposerait indistinctement aux structures publiques comme privées, y compris aux établissements confessionnels ou porteurs d’un projet éthique clairement affirmé, y compris lorsqu’ils ne bénéficient d’aucun financement public. Cette logique constitue une atteinte grave et disproportionnée à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et à la liberté d’organisation, garanties tant par notre droit interne que par les engagements européens de la France.

Le droit français reconnaît pourtant, dans d’autres domaines sensibles, la nécessité de préserver ces équilibres. Ainsi, en matière d’interruption volontaire de grossesse, le législateur a expressément admis qu’un établissement de santé privé puisse refuser la réalisation de tels actes dans ses locaux, y compris lorsqu’il participe au service public hospitalier, dès lors que la continuité de l’accès aux soins est assurée par ailleurs. Rien ne justifie que l’aide à mourir fasse l’objet d’un régime plus contraignant encore.

En imposant l’accueil obligatoire de ces pratiques, la proposition de loi méconnaît également la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme, qui protège l’autonomie des organisations fondées sur une éthique religieuse ou philosophique, y compris lorsqu’elles exercent des missions d’intérêt général. Ces garanties s’appliquent non seulement aux personnes physiques, mais aussi aux personnes morales.

Le présent amendement vise donc à rétablir un équilibre indispensable entre le respect des choix individuels en fin de vie et la protection effective de la liberté de conscience et de religion des établissements. Il permet aux structures concernées de demeurer fidèles à leur projet éthique, tout en garantissant l’accès effectif du patient à une autre structure par un mécanisme de transfert.

Il s’agit d’éviter une contrainte idéologique uniforme, juridiquement fragile et profondément attentatoire au pluralisme éthique, qui constitue l’un des fondements de notre pacte républicain.

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