Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

211 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Frédéric ValletouxHOR Contre · place 213
Antoine VermorelDR Contre Par délégation · place 162
Roger VicotSOC Contre · place 439
Jean-Pierre VigierDR Abstention · place 188
Corinne VignonEPR Contre · place 327
Antoine VilledieuRN Pour Par délégation · place 64
Anne-Cécile ViollandHOR Contre · place 224
Dominique VoynetECOS Contre Par délégation · place 495
Lionel VuibertNI Abstention · place 401
Frédéric WeberRN Pour · place 118
Caroline YadanEPR Contre · place 324

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 72000
UDDPLR Pour 3000
NI Contre 0310
EPR Contre 03101
LFI-NFP Abstention 0030
SOC Contre 02600
DR Contre 01350
ECOS Contre 01060
DEM Contre 01500
HOR Contre 01301
LIOT Contre 0600
GDR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 3849 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de finances pour 2026
  2. Texte projet de loi de finances pour 2026
  3. Amendement n° I-1126 · article 16
  4. Scrutinn° 3849 · 17/11/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement de suppression n° 1126 de M. Dessigny à l'article 16 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Jocelyn Dessigny

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de M. Dessigny et ses cosignataires

L’article 16 conduit à prolonger un mécanisme devenu obsolète, alors même que le Gouvernement justifie, à l’article 5 du même projet de loi, la suppression de plusieurs dispositifs de soutien à la production de carburants renouvelables (B100, E85, bioGNV) au nom de la convergence énergétique et de la rationalisation des dépenses fiscales.

Il en résulte une incohérence manifeste : l’article 5 supprime les incitations à produire des biocarburants tandis que l’article 16 maintient celles imposant leur incorporation. Le texte conserve ainsi une dépense fiscale de grande ampleur tout en affaiblissant la base industrielle censée la soutenir.

Le maintien du système actuel de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP carburants) représente un coût budgétaire estimé à près de 500 millions d’euros par an, correspondant à la dépense fiscale associée aux minorations d’imposition accordées aux opérateurs respectant leurs obligations d’incorporation. Ce dispositif, complexe et peu lisible, repose sur un mécanisme d’achat et de revente de certificats de durabilité qui engendre des coûts administratifs significatifs, tant pour les entreprises que pour l’État.

Cette prorogation accentue la dissymétrie entre la production et la distribution de carburants renouvelables : les distributeurs demeurent fiscalement incités à incorporer des biocarburants, tandis que les producteurs sont simultanément pénalisés par la hausse de fiscalité introduite à l’article 5. Cette situation compromet la lisibilité du signal fiscal et fragilise la filière énergétique et agricole.

D’un point de vue institutionnel, l’article 16 retarde la réforme prévue au regard de la directive (UE) 2018/2001 (RED II), qui privilégie la mesure des réductions effectives d’émissions de CO₂ plutôt que les obligations d’incorporation volumétriques. En prolongeant un régime fiscal transitoire, le Gouvernement retarde la convergence du droit français avec le cadre européen et maintient une dépense fiscale sans justification économique ni environnementale.

Cet amendement entend mettre fin à une dépense fiscale coûteuse et contradictoire avec les orientations du présent projet de loi.

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