Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

171 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Christine LoirRN Contre · place 31
Marie-France LorhoRN Contre Par délégation · place 147
Lise MagnierHOR Contre · place 238
Frédéric MaillotGDR Pour · place 577
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Bastien MarchiveEPR Contre · place 377
Christophe MarionEPR Contre · place 307
Pascal MarkowskyRN Contre · place 111
Élisa MartinLFI-NFP Contre · place 637
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)DR Contre · place 204
Jean-Paul MatteiDEM Contre · place 339
Damien MaudetLFI-NFP Contre · place 644
Kévin MauvieuxRN Contre · place 30
Stéphane MazarsEPR Contre Par délégation · place 292
Marie MesmeurLFI-NFP Contre · place 597
Sophie MetteDEM Contre · place 331
Pierre MeurinRN Contre Par délégation · place 145
Laure MillerEPR Contre · place 285
Louise MorelDEM Contre Par délégation · place 335
Jean MoulliereHOR Contre · place 245
Naïma MoutchouHOR Non-votant · place 221
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Jean-Philippe NilorLFI-NFP Pour · place 632
Sandrine NosbéLFI-NFP Contre · place 639
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Hubert OttDEM Contre · place 356
Julie OzenneECOS Abstention · place 506
Mathilde PanotLFI-NFP Contre · place 623
Sophie PantelSOC Pour · place 463
Maud PetitDEM Contre · place 352
Kévin PfefferRN Contre · place 101
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
Marie PochonECOS Abstention · place 522
Lisette PolletRN Contre · place 57
Thomas PortesLFI-NFP Contre Par délégation · place 633
Josy PoueytoDEM Contre · place 330
Pierre PribetichSOC Pour · place 444
Julien RancouleRN Contre · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Jean-Claude RauxECOS Abstention · place 498
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Catherine RimbertRN Contre · place 41
Joseph RivièreRN Contre · place 32
Laurence Robert-DehaultRN Contre · place 141
Valérie RossiSOC Pour · place 472
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Fabrice RousselSOC Pour · place 460
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Anaïs SabatiniRN Contre · place 138
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Contre · place 648
Laetitia Saint-PaulHOR Contre · place 228
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Nicolas SansuGDR Abstention · place 592
Danielle SimonnetECOS Abstention · place 502
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Aurélien TachéLFI-NFP Contre · place 574
Jean-Philippe TanguyRN Contre · place 35
Andrée TaurinyaLFI-NFP Contre · place 609
Michaël TaverneRN Contre · place 50
Boris TavernierECOS Abstention · place 540
Romain TonussiRN Contre · place 85
Nicolas TurquoisDEM Contre · place 354
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Corinne VignonEPR Contre · place 327
Antoine VilledieuRN Contre · place 64
Anne-Cécile ViollandHOR Contre · place 224
Dominique VoynetECOS Abstention · place 495
Lionel VuibertNI Contre · place 485
Frédéric WeberRN Contre · place 118
Caroline YadanEPR Contre · place 324
Estelle YoussouffaLIOT Contre · place 382

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
SOC Pour 15000
LFI-NFP Contre 22700
GDR Pour 2010
NI Contre 0300
RN Contre 05300
EPR Contre 01901
DR Contre 0700
ECOS Abstention 02120
DEM Contre 01400
HOR Contre 0601
LIOT Contre 0200
UDR Contre 0400

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2662 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 282 · article 2 bis a
  4. Scrutinn° 2662 · 24/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 282 de M. Naillet à l'article 2 bis A du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Philippe Naillet

État : Rejeté

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Le premier alinéa de l’article L. 441‑8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Le mot : « n’autorisent » est remplacé par le mot : « autorisent » ;

« 2° Le mot : « que » est supprimé ;

« 3° Sont ajoutés les mots : « et l’ensemble du territoire de la République à l’exception des autres collectivités relevant des articles 73 et 74 de la Constitution ». »

Exposé sommaire de M. Naillet, Mme Allemand, M. Benbrahim, Mme Battistel, Mme Rossi, M. Echaniz, M. Saulignac, Mme Capdevielle, M. Christophle, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Lhardit, M. Potier, M. Vicot, M. William, M. Pena, Mme Bellay, M. Baptiste, M. Aviragnet, M. Barusseau, M. Baumel, M. Bouloux, M. Philippe Brun, M. Califer, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, Mme Dombre Coste, M. Dufau, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, Mme Godard, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Guedj, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, Mme Mercier, M. Oberti, Mme Pantel, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Pribetich, M. Proença, Mme Récalde, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Runel, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Simion, M. Sother, M. Vallaud, groupe Socialistes et apparentés

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à préciser que le titre de séjour délivré à Mayotte est valable sur l’ensemble du territoire national, à l’exception des autres collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution.

Cette exception repose sur des considérations économiques et sociales majeures. Les collectivités ultramarines font en effet face à des vulnérabilités structurelles particulièrement aiguës, qui justifient de les soustraire à l’application automatique de ce titre de séjour.

Les territoires d’outre-mer comme la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Guyane, ainsi que les collectivités territoriales régies par l’article 74 comme Saint-Martin ou Saint-Pierre-et-Miquelon, présentent des fragilités structurelles prononcées. Ces territoires affichent des taux de pauvreté bien supérieurs à ceux de la France hexagonale. En Guadeloupe et en Martinique, plus de 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ce taux atteint 37 % à La Réunion, et avoisine les 55 % en Guyane. Dans ces départements, les inégalités sont fortes et les opportunités économiques limitées, ce qui exacerbe les tensions sociales et rend plus complexe toute politique d’accueil ou d’insertion de populations nouvelles.

Le marché du travail ultramarin est par ailleurs structurellement dégradé. Le chômage y reste à des niveaux très élevés, notamment chez les jeunes. En Guyane, il touche environ 20 % de la population active. À La Réunion et dans les Antilles, il oscille entre 13 et 18 %, avec des niveaux bien plus élevées pour les moins de 25 ans. Ces difficultés entravent l’insertion sociale durable et compromettent les trajectoires de nombreuses familles déjà résidentes.

Cette pression se fait d’autant plus sentir que les infrastructures sociales, éducatives et sanitaires sont sous-dimensionnées par rapport aux besoins. Les hôpitaux ultramarins souffrent d’un sous-investissement chronique, d’un manque de personnel et d’un accès difficile aux soins spécialisés. Les établissements scolaires doivent faire face à une démographie encore dynamique et à des problématiques spécifiques comme la maîtrise du français chez les élèves ou l’éloignement géographique. Le parc de logement social reste très insuffisant, et les tensions foncières freinent les capacités de construction. Dans ces conditions, toute politique qui viendrait accentuer la pression démographique locale, sans accompagnement spécifique, mettrait en péril les politiques publiques déjà à l’œuvre et compromettrait les objectifs de rattrapage social.

Enfin, les collectivités d’outre-mer relèvent de régimes juridiques particuliers qui leur reconnaissent une capacité à adapter localement les normes nationales, dans le respect des principes constitutionnels. Cette autonomie vise justement à permettre une meilleure adéquation des politiques publiques aux contraintes propres à chaque territoire. En excluant ces collectivités du champ de validité automatique de la carte de résident délivrée à Mayotte, l’amendement ne remet pas en cause l’unité de la République, mais prend acte de la diversité de ses réalités territoriales et de la nécessité de préserver des équilibres sociaux fragiles.

Il s’agit donc d’un choix de prudence et de cohérence, qui permet de concilier le respect des droits des titulaires de titres de séjour avec la préservation de la stabilité sociale dans les collectivités d’outre-mer. En reconnaissant explicitement les limites d’accueil de ces territoires, le présent amendement propose une réponse équilibrée à une situation complexe, dans le respect du principe d’égalité territoriale adapté aux réalités concrètes de chacun.

Ouvrir la fiche de l’amendement