Vote de chaque député

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171 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Alexandre Allegret-PilotUDR Contre · place 113
Marie-José AllemandSOC Pour · place 471
Charles AlloncleUDR Contre Par délégation · place 106
Gabriel AmardLFI-NFP Contre Par délégation · place 544
Pouria AmirshahiECOS Abstention Par délégation · place 516
Raphaël ArnaultLFI-NFP Contre · place 560
Anchya BamanaRN Contre · place 26
Géraldine BannierDEM Contre · place 371
José BeaurainRN Contre · place 75
Belkhir BelhaddadNI Contre · place 401
Anaïs Belouassa-CherifiLFI-NFP Contre · place 518
Karim BenbrahimSOC Pour · place 565
Christophe BentzRN Contre · place 2
Ugo BernalicisLFI-NFP Contre · place 601
Christophe BexLFI-NFP Contre · place 557
Benoît BiteauECOS Abstention · place 533
Philippe BonnecarrèreNI Contre · place 392
Arnaud BonnetECOS Abstention · place 534
Pascale BordesRN Contre · place 135
Éric BothorelEPR Contre Par délégation · place 286
Florent BoudiéEPR Contre · place 251
Anthony BoulogneRN Contre · place 126
Jean-Luc BourgeauxDR Contre · place 192
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Hubert BrigandDR Contre · place 195
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 397
Danielle BruleboisEPR Contre · place 257
Jérôme BuissonRN Contre · place 132
Elie CaliferSOC Pour · place 437
Colette CapdevielleSOC Pour Par délégation · place 475
Eléonore CaroitEPR Contre Par délégation · place 273
Gabrielle CathalaLFI-NFP Contre Par délégation · place 595
Marc ChaventUDR Contre · place 104
Roger ChudeauRN Contre · place 7
Mickaël CossonDEM Contre · place 372
Jean-François CoulommeLFI-NFP Contre · place 599
Geneviève DarrieussecqDEM Contre · place 361
Constance de PélichyLIOT Contre · place 478
Sandra DelannoyRN Contre · place 24
Arthur DelaporteSOC Pour · place 453
Julie DelpechEPR Contre · place 272
Sylvie DezarnaudDR Contre · place 206
Edwige DiazRN Contre Par délégation · place 137
Aly DiouaraLFI-NFP Contre Par délégation · place 616
Sandrine Dogor-SuchRN Contre · place 59
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Nicole Dubré-ChiratEPR Contre · place 314
Alma DufourLFI-NFP Contre · place 536
Emmanuel DuplessyECOS Contre · place 543
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 27
Karen ErodiLFI-NFP Contre · place 546
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Marina FerrariDEM Contre · place 360
Sylvie FerrerLFI-NFP Contre · place 624
Marc FesneauDEM Contre · place 342
Jean-Marie FiévetEPR Contre · place 309
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Charles FournierECOS Contre · place 530
Thierry FrappéRN Contre · place 48
Julien GabarronRN Contre · place 49
Marie-Charlotte GarinECOS Abstention · place 507
Yoann GilletRN Contre · place 33
Damien GirardECOS Abstention · place 496
Philippe GosselinDR Contre · place 169
Pascale GotSOC Pour · place 441
Guillaume Gouffier ValenteEPR Contre · place 313
Florence GouletRN Contre Par délégation · place 25
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Monique GrisetiRN Contre Par délégation · place 157
Julien GuibertRN Contre · place 5
Michel GuiniotRN Contre · place 8
David GuiraudLFI-NFP Contre · place 625
Jordan GuittonRN Contre · place 127
Frantz GumbsDEM Contre · place 348
Steevy GustaveECOS Abstention Par délégation · place 541
Marine HameletRN Contre · place 6
Mathilde HignetLFI-NFP Contre · place 611
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Pascal JenftRN Contre · place 149
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sylvie JosserandRN Contre Par délégation · place 18
Florence JoubertRN Contre · place 47
Chantal JourdanSOC Pour · place 409
Émeline K/BidiGDR Pour · place 578
Marietta KaramanliSOC Pour Par délégation · place 411
Loïc KervranHOR Contre · place 227
Hélène LaporteRN Contre · place 100
Laure LavaletteRN Contre Par délégation · place 108
Arnaud Le GallLFI-NFP Contre Par délégation · place 612
Antoine LéaumentLFI-NFP Contre · place 645
Élise LeboucherLFI-NFP Contre · place 538
Julie LechanteuxRN Contre Par délégation · place 53
Gisèle LelouisRN Contre · place 146
Murielle LepvraudLFI-NFP Contre · place 650
Gérard LeseulSOC Pour · place 415
Pauline LevasseurEPR Contre · place 326
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Thierry LigerDR Contre · place 196
Julien LimongiRN Contre · place 122
Brigitte LisoEPR Contre · place 258

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
SOC Pour 15000
LFI-NFP Contre 22700
GDR Pour 2010
NI Contre 0300
RN Contre 05300
EPR Contre 01901
DR Contre 0700
ECOS Abstention 02120
DEM Contre 01400
HOR Contre 0601
LIOT Contre 0200
UDR Contre 0400

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2662 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 282 · article 2 bis a
  4. Scrutinn° 2662 · 24/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 282 de M. Naillet à l'article 2 bis A du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Philippe Naillet

État : Rejeté

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Le premier alinéa de l’article L. 441‑8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Le mot : « n’autorisent » est remplacé par le mot : « autorisent » ;

« 2° Le mot : « que » est supprimé ;

« 3° Sont ajoutés les mots : « et l’ensemble du territoire de la République à l’exception des autres collectivités relevant des articles 73 et 74 de la Constitution ». »

Exposé sommaire de M. Naillet, Mme Allemand, M. Benbrahim, Mme Battistel, Mme Rossi, M. Echaniz, M. Saulignac, Mme Capdevielle, M. Christophle, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Lhardit, M. Potier, M. Vicot, M. William, M. Pena, Mme Bellay, M. Baptiste, M. Aviragnet, M. Barusseau, M. Baumel, M. Bouloux, M. Philippe Brun, M. Califer, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, Mme Dombre Coste, M. Dufau, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, Mme Godard, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Guedj, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, Mme Mercier, M. Oberti, Mme Pantel, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Pribetich, M. Proença, Mme Récalde, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Runel, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Simion, M. Sother, M. Vallaud, groupe Socialistes et apparentés

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à préciser que le titre de séjour délivré à Mayotte est valable sur l’ensemble du territoire national, à l’exception des autres collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution.

Cette exception repose sur des considérations économiques et sociales majeures. Les collectivités ultramarines font en effet face à des vulnérabilités structurelles particulièrement aiguës, qui justifient de les soustraire à l’application automatique de ce titre de séjour.

Les territoires d’outre-mer comme la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et la Guyane, ainsi que les collectivités territoriales régies par l’article 74 comme Saint-Martin ou Saint-Pierre-et-Miquelon, présentent des fragilités structurelles prononcées. Ces territoires affichent des taux de pauvreté bien supérieurs à ceux de la France hexagonale. En Guadeloupe et en Martinique, plus de 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ce taux atteint 37 % à La Réunion, et avoisine les 55 % en Guyane. Dans ces départements, les inégalités sont fortes et les opportunités économiques limitées, ce qui exacerbe les tensions sociales et rend plus complexe toute politique d’accueil ou d’insertion de populations nouvelles.

Le marché du travail ultramarin est par ailleurs structurellement dégradé. Le chômage y reste à des niveaux très élevés, notamment chez les jeunes. En Guyane, il touche environ 20 % de la population active. À La Réunion et dans les Antilles, il oscille entre 13 et 18 %, avec des niveaux bien plus élevées pour les moins de 25 ans. Ces difficultés entravent l’insertion sociale durable et compromettent les trajectoires de nombreuses familles déjà résidentes.

Cette pression se fait d’autant plus sentir que les infrastructures sociales, éducatives et sanitaires sont sous-dimensionnées par rapport aux besoins. Les hôpitaux ultramarins souffrent d’un sous-investissement chronique, d’un manque de personnel et d’un accès difficile aux soins spécialisés. Les établissements scolaires doivent faire face à une démographie encore dynamique et à des problématiques spécifiques comme la maîtrise du français chez les élèves ou l’éloignement géographique. Le parc de logement social reste très insuffisant, et les tensions foncières freinent les capacités de construction. Dans ces conditions, toute politique qui viendrait accentuer la pression démographique locale, sans accompagnement spécifique, mettrait en péril les politiques publiques déjà à l’œuvre et compromettrait les objectifs de rattrapage social.

Enfin, les collectivités d’outre-mer relèvent de régimes juridiques particuliers qui leur reconnaissent une capacité à adapter localement les normes nationales, dans le respect des principes constitutionnels. Cette autonomie vise justement à permettre une meilleure adéquation des politiques publiques aux contraintes propres à chaque territoire. En excluant ces collectivités du champ de validité automatique de la carte de résident délivrée à Mayotte, l’amendement ne remet pas en cause l’unité de la République, mais prend acte de la diversité de ses réalités territoriales et de la nécessité de préserver des équilibres sociaux fragiles.

Il s’agit donc d’un choix de prudence et de cohérence, qui permet de concilier le respect des droits des titulaires de titres de séjour avec la préservation de la stabilité sociale dans les collectivités d’outre-mer. En reconnaissant explicitement les limites d’accueil de ces territoires, le présent amendement propose une réponse équilibrée à une situation complexe, dans le respect du principe d’égalité territoriale adapté aux réalités concrètes de chacun.

Ouvrir la fiche de l’amendement