Vote de chaque député

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94 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Maxime AmblardRN Contre · place 10
Farida AmraniLFI-NFP Pour Par délégation · place 643
Erwan BalanantDEM Contre Par délégation · place 333
Philippe BallardRN Contre · place 94
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
Ugo BernalicisLFI-NFP Pour · place 601
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Sophie BlancRN Contre · place 117
Arnaud BonnetECOS Pour · place 534
Émilie BonnivardDR Contre · place 174
Jean-Yves BonyDR Contre Par délégation · place 163
Manon BouquinRN Contre · place 124
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Blandine BrocardDEM Contre · place 343
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Colette CapdevielleSOC Pour · place 475
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Vincent CaureEPR Contre · place 384
Pauline CestrièresEPR Contre · place 386
Sébastien ChenuRN Contre · place 27
Nathalie Colin-OesterléHOR Contre · place 243
Éric CoquerelLFI-NFP Pour · place 549
Josiane CorneloupDR Contre Par délégation · place 181
Constance de PélichyLIOT Contre · place 478
Alexandre DufossetRN Contre · place 38
Karen ErodiLFI-NFP Pour · place 546
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour Par délégation · place 547
Sylvie FerrerLFI-NFP Pour · place 624
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Emmanuel FouquartRN Contre · place 14
Marie-Charlotte GarinECOS Pour · place 507
Anne GenetetEPR Contre Par délégation · place 255
Sabine GervaisDEM Contre · place 336
Christian GirardRN Contre · place 153
Perrine GouletDEM Contre · place 338
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Jérôme GuedjSOC Pour Par délégation · place 417
Ayda HadizadehSOC Pour · place 423
Zahia HamdaneLFI-NFP Pour · place 559
Marine HameletRN Contre · place 6
Pascal JenftRN Contre · place 149
Tiffany JoncourRN Contre · place 83
Maxime LaisneyLFI-NFP Pour · place 596
Sandrine LalanneEPR Contre · place 389
Christine Le NabourEPR Contre · place 280
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Élise LeboucherLFI-NFP Pour · place 538
Jérôme LegavreLFI-NFP Pour · place 649
Patricia LemoineEPR Contre · place 279
Murielle LepvraudLFI-NFP Pour · place 650
Delphine LingemannDEM Contre Par délégation · place 340
Christine LoirRN Contre · place 116
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Véronique LudmannHOR Contre Par délégation · place 320
David MagnierRN Contre · place 13
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)DR Contre · place 204
Marianne MaximiLFI-NFP Pour · place 628
Estelle MercierSOC Pour · place 419
Marie MesmeurLFI-NFP Pour Par délégation · place 597
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Laure MillerEPR Contre · place 250
Christelle MinardDR Contre Par délégation · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Yannick MonnetGDR Pour · place 588
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Danièle ObonoLFI-NFP Pour · place 600
Julien OdoulRN Contre · place 90
Hubert OttDEM Contre Par délégation · place 356
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Charlotte Parmentier-LecocqHOR Contre · place 221
Maud PetitDEM Contre · place 352
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
Christophe PlassardHOR Contre Par délégation · place 225
Lisette PolletRN Contre · place 84
Thomas PortesLFI-NFP Pour · place 633
Angélique RancRN Contre Par délégation · place 19
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Vincent RollandDR Contre · place 201
Anne-Sophie RonceretEPR Contre · place 292
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour · place 648
Isabelle SantiagoSOC Abstention · place 414
Liliana TanguyEPR Contre · place 265
Gabriel TomatisRN Contre · place 70
Aurélie TrouvéLFI-NFP Pour · place 618
Nicolas TryznaDR Contre · place 184
Paul VannierLFI-NFP Pour · place 573
Christopher WeissbergEPR Contre · place 297

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 26000
SOC Pour 5010
ECOS Pour 4000
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 02100
EPR Contre 01401
DR Contre 0800
DEM Contre 0700
HOR Contre 0500
LIOT Contre 0100
UDDPLRPartagé0000

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 8393 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi relatif à la protection des enfants
  2. Texte relatif à la protection des enfants
  3. Amendement n° 914 · article 11
  4. Scrutinn° 8393 · 17/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 914 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 11 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Gabrielle Cathala

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de Mme Cathala et ses cosignataires

Par cet amendement, les député.es du groupe la France insoumise proposent de supprimer cet article, qui prévoit d'étendre la réclusion criminelle à perpétuité aux auteurs de viols commis sur un mineur de quinze ans.

Cette disposition relève davantage du populisme pénal que d'une véritable politique de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. Une fois encore, le Gouvernement choisit de brandir une mesure de surenchère pénale plutôt que de s'attaquer aux causes de l'impunité.

L'asenal pénal permettant de sanctionner les auteurs de viols existent: le viol ayant entraîné la mort est puni de trente ans de réclusion criminelle, les viols commis en concours (en l'absence de mineurs) sont punis de vingt ans de réclusion criminelle et les viols précédés, accompagnés ou suivis de tortures ou d'actes de barbarie sont déjà punis de la réclusion criminelle à perpétuité.

Pourtant, chaque année, près de 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Toutes les trois minutes, un enfant est victime d'un viol, d'une tentative de viol ou d'une agression sexuelle. Malgré la sévérité des peines encourues, seuls 3 % des auteurs sont condamnés. Dans les affaires d'inceste, ce chiffre tombe à 1 %. Le scandale n'est donc pas celui de l'insuffisance des peines encourues; il est celui de l'impunité des violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes et de l'indigence des moyens accordés à la justice et à la police judiciaire pour permettre d'enquêter et de lutter contre ces violences.

Le cumul des circonstances aggravantes prévu par cet article ne répond d'ailleurs à aucune logique d'ensemble de notre droit pénal. Dans son avis du 25 juin, le Conseil d'État rappelle que le cumul de plusieurs circonstances aggravantes n'a pas vocation à entraîner automatiquement une aggravation supplémentaire de la peine encourue et invite le Gouvernement à rechercher une plus grande cohérence dans l'échelle des peines applicable en matière de viol plutôt que de multiplier les aggravations ponctuelles.

En réalité, le Gouvernement choisit une nouvelle fois de durcir les peines plutôt que de donner à la justice les moyens de les prononcer et de les exécuter. Cette fuite en avant est d'ailleurs dénoncée par les professionnels de la justice eux-mêmes. Le Syndicat de la magistrature comme l'Union syndicale des magistrats rappellent que l'urgence est ailleurs : recruter des enquêteurs, des magistrats, des greffiers, renforcer les capacités d'investigation, améliorer l'exécution et le suivi des peines, développer la prévention et la prise en charge des auteurs afin de prévenir la récidive. Comme l'a résumé Ludovic Friat, président de l'Union syndicale des magistrats, la réponse ne peut pas être de « toujours augmenter les peines » sans mener une réflexion globale sur leur application effective.

Les associations féministes, les associations de protection de l'enfance, les syndicats et les collectifs mobilisés contre les violences sexuelles disent exactement la même chose. Rassemblé.es place Vendôme, ils ne demandaient pas une nouvelle peine de réclusion criminelle à perpétuité. Ils réclamaient un investissement de 3 milliards d'euros pour lutter réellement contre les violences faites aux femmes et aux enfants : davantage de prévention, davantage de moyens pour les enquêtes, davantage de magistrats, de greffiers, de psychologues, de médecins légistes et davantage de moyens pour accompagner les victimes.

La lutte contre les violences sexuelles ne se gagnera pas par l'inflation pénale. Elle suppose de donner enfin à la justice et aux services publics les moyens de protéger les victimes, de poursuivre les auteurs et de prévenir les violences. C'est pourquoi les auteurs du présent amendement proposent de supprimer cet article.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.