Amendement n° 121 de M. Coulomme — article premier
Rejeté- Pour
- 28
- Contre
- 115
- Abstentions
- 15
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 158
- Suffrages exprimés
- 143
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
160 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Marie-Philippe Lubet | EPR | Contre | · place 304 |
| Emmanuel Mandon | DEM | Contre | · place 332 |
| Bastien Marchive | EPR | Contre | · place 377 |
| Pascal Markowsky | RN | Contre | · place 23 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Pour | · place 599 |
| Patrice Martin | RN | Contre | · place 71 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Jean-Paul Mattei | DEM | Contre | · place 339 |
| Damien Maudet | LFI-NFP | Pour | · place 644 |
| Kévin Mauvieux | RN | Contre | · place 73 |
| Ludovic Mendes | EPR | Contre | · place 398 |
| Estelle Mercier | SOC | Abstention | · place 419 |
| Marie Mesmeur | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 597 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | · place 331 |
| Éric Michoux | UDDPLR | Contre | · place 96 |
| Laure Miller | EPR | Contre | · place 250 |
| Paul Molac | LIOT | Contre | · place 464 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Abstention | · place 474 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Pour | · place 600 |
| Didier Padey | DEM | Contre | · place 372 |
| Sophie Panonacle | EPR | Contre | · place 378 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Mathilde Panot | LFI-NFP | Pour | · place 623 |
| Charlotte Parmentier-Lecocq | HOR | Contre | · place 221 |
| Thierry Perez | RN | Contre | · place 139 |
| Frédéric Petit | DEM | Contre | · place 345 |
| Christine Pirès Beaune | SOC | Abstention | Par délégation · place 426 |
| Christophe Plassard | HOR | Contre | Par délégation · place 225 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 84 |
| Thomas Portes | LFI-NFP | Pour | · place 633 |
| Josy Poueyto | DEM | Contre | · place 330 |
| Julien Rancoule | RN | Contre | · place 136 |
| Jean-Claude Raux | ECOS | Abstention | · place 498 |
| Matthias Renault | RN | Contre | · place 89 |
| Sophie Ricourt Vaginay | UDDPLR | Contre | · place 92 |
| Véronique Riotton | EPR | Contre | · place 302 |
| Laurence Robert-Dehault | RN | Contre | · place 141 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Vincent Rolland | DR | Contre | · place 201 |
| Jean-Louis Roumégas | ECOS | Abstention | · place 513 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | · place 558 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Philippe Schreck | RN | Contre | Par délégation · place 15 |
| Sabrina Sebaihi | ECOS | Abstention | Par délégation · place 499 |
| Charles Sitzenstuhl | EPR | Contre | · place 364 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Boris Tavernier | ECOS | Abstention | · place 540 |
| Jean Terlier | EPR | Contre | · place 248 |
| Céline Thiébault-Martinez | SOC | Abstention | · place 552 |
| Sabine Thillaye | DEM | Contre | · place 334 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Roger Vicot | SOC | Abstention | · place 439 |
| Corinne Vignon | EPR | Contre | · place 327 |
| Dominique Voynet | ECOS | Abstention | · place 495 |
| Jean-Luc Warsmann | LIOT | Contre | · place 481 |
| Caroline Yadan | EPR | Contre | · place 324 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes
- Texte projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes
- Amendement n° 121 · article premier
- Scrutinn° 7897 · 30/06/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 121 de M. Coulomme à l'article premier du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Jean-François Coulomme
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer les alinéas 2 à 14.
Exposé sommaire de M. Coulomme et ses cosignataires
Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent contester la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) qui met fin aux structures fondamentales de la procédure pénale au détriment des droits fondamentaux.
La PJCR entend déployer le mécanisme de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) existant en matière délictuelle à la matière criminelle. Ce faisant, elle confisque le procès pénal et met à mal l'ensemble des garanties procédurales fondamentales de la justice criminelle qui permettent un procès équitable.
L'oralité des débats dans la procédure criminelle a des vertus essentielles. Toute l'audience et le délibéré sont construits autour de ce principe. Il garantit le respect du contradictoire en imposant que tous les éléments soient apportés au contradictoire, ce qui protège notamment les droits de la défense. L'oralité garantit ensuite la formation de l'intime conviction des juges, qui lors de l'audience évaluent les propos, les témoins, les experts au-delà du fond et des écrits et permet aux juges de percevoir le langage non verbal nécessaire à la construction de cette intime conviction. Enfin cette oralité permet à chaque partie de prendre conscience de la situation, et cette oralité qui peut permettre à des victimes d'expérimenter le caractère cathartique du procès.
Le PJCR repose sur la conviction que l'aveu est suffisant, et déterminant, pour régler une affaire au fond. D'une part, l'aveu n'est jamais suffisant en soi, la CNCDH le rappelle dans son avis que "instaurer des dispositifs de transaction dans le processus de justice pénale présente, en l’absence d’encadrement suffisant, le risque de substituer à une vérité judiciairement établie une vérité simplement négociée". Or, l'accusé n'est jamais dans une situation d'égalité avec le procureur. L'expérience de la CRPC nous le montre : l'accusé et son avocat disposent en réalité de quelques minutes pour décider d'accepter ou non l'offre du parquet. Les expériences étrangères abondent dans cette réalité et montrent que le taux d'erreur judiciaire est massif dans les pays qui ont recours au plaider coupable.
Enfin, le Syndicat de la Magistrature nous alerte : cette logique de négociation implique aussi l'accentuation des inégalités face à la justice. Le "capital procédural" des individus n'est pas le même en fonction de sa situation ou de sa classe sociale. À ce titre, le PJCR risque de devenir un outil de répression entre les mains des parquets à l'encontre de populations déjà soumises aux violences institutionnelles.
Sous couvert de vouloir mettre fin à l'embolie réelle de la justice criminelle en France, cette mesure se contente de répondre par de la gestion de flux. S'il y a trop de procès et d'audiences, autant les éviter. Or, c'est un déni depuis 10 ans que le rapport Urvoas a présenté l'état de "clochardisation" de la justice et rien d'ambitieux n'a été proposé par les différents gouvernements. Cette vision gestionnaire est délétère et elle met à mal l'édifice pénal et qui, contrairement aux propos du ministre de la Justice, ne répondra pas aux attentes des victimes.