Amendement n° 8 de M. Carrière — article premier
Rejeté- Pour
- 14
- Contre
- 31
- Abstentions
- 7
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Président du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 52
- Suffrages exprimés
- 45
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
54 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Laurent Alexandre | LFI-NFP | Pour | · place 571 |
| Jean-Pierre Bataille | LIOT | Contre | · place 479 |
| Laurent Baumel | SOC | Abstention | · place 451 |
| José Beaurain | RN | Contre | · place 75 |
| Belkhir Belhaddad | SOC | Contre | · place 484 |
| Manon Bouquin | RN | Contre | · place 124 |
| Jean-Luc Bourgeaux | DR | Contre | · place 192 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 391 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Sylvain Carrière | LFI-NFP | Pour | · place 621 |
| Michel Castellani | LIOT | Pour | · place 467 |
| Bérenger Cernon | LFI-NFP | Pour | · place 620 |
| Pauline Cestrières | EPR | Contre | · place 386 |
| Sébastien Chenu | RN | Non-votant | · place 27 |
| Nathalie Coggia | EPR | Contre | · place 326 |
| Sébastien Delogu | LFI-NFP | Pour | · place 606 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Romain Eskenazi | SOC | Abstention | · place 458 |
| Emmanuel Fernandes | LFI-NFP | Pour | · place 547 |
| Sylvie Ferrer | LFI-NFP | Pour | · place 624 |
| Emmanuel Fouquart | RN | Contre | · place 14 |
| Olivia Grégoire | EPR | Contre | Par délégation · place 271 |
| Jérôme Guedj | SOC | Abstention | Par délégation · place 417 |
| Catherine Hervieu | ECOS | Pour | · place 531 |
| Catherine Ibled | EPR | Contre | · place 322 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | · place 83 |
| Édouard Jordan | RN | Contre | · place 57 |
| Marietta Karamanli | SOC | Abstention | Par délégation · place 411 |
| Maxime Laisney | LFI-NFP | Pour | · place 596 |
| Arnaud Le Gall | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 612 |
| Nicole Le Peih | EPR | Contre | · place 278 |
| Laurent Lhardit | SOC | Abstention | · place 445 |
| René Lioret | RN | Contre | · place 154 |
| Philippe Lottiaux | RN | Contre | · place 22 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | Par délégation · place 307 |
| Pascal Markowsky | RN | Contre | · place 23 |
| Jean-Paul Mattei | DEM | Contre | · place 339 |
| Marianne Maximi | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 628 |
| Graziella Melchior | EPR | Contre | · place 387 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | Par délégation · place 331 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Marcellin Nadeau | GDR | Pour | · place 581 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jérémie Patrier-Leitus | HOR | Contre | · place 240 |
| Béatrice Piron | HOR | Contre | · place 236 |
| Pierre Pribetich | SOC | Abstention | · place 444 |
| Christophe Proença | SOC | Abstention | · place 488 |
| Laurence Robert-Dehault | RN | Contre | · place 141 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Sabrina Sebaihi | ECOS | Pour | Par délégation · place 499 |
| Sabine Thillaye | DEM | Contre | · place 334 |
| Anne-Cécile Violland | HOR | Contre | · place 224 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetGarantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance
- Texte visant à garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance
- Amendement n° 8 · article premier
- Scrutinn° 7305 · 04/06/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 8 de M. Carrière à l'article premier de la proposition de loi visant à garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Sylvain Carrière
État : Rejeté
Dispositif
Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :
« 1° A À la première phrase du sixième alinéa, après le mot : « service », sont insérés les mots : « , ainsi qu’aux emballages et dispositifs de conditionnement alimentaires pollués aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, contenant des substances présentant des propriétés dangereuses pour la santé humaine ou l’environnement, partiellement ou entièrement ».
Exposé sommaire de M. Carrière et ses cosignataires
Par cet amendement, le groupe La France insoumise entend renforcer l’ambition des lois AGEC et EGALIM en étendant explicitement le champ d’application de la proposition de loi aux emballages et dispositifs de conditionnement alimentaires contenant des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), ainsi qu’aux matériaux contenant des substances dangereuses au sens du règlement européen REACH, qu’ils soient partiellement ou entièrement composés de plastique. Il s’agit de répondre à l’enjeu majeur de contamination chimique des matériaux en contact avec les aliments, dans un contexte où les connaissances scientifiques mettent en évidence la persistance, la mobilité et la toxicité de nombreuses substances utilisées dans les emballages alimentaires.
Les PFAS, dits « polluants éternels », font l’objet d’alertes scientifiques et institutionnelles répétées en raison de leur extrême persistance dans l’environnement et de leur capacité à s’accumuler dans les organismes vivants. Plusieurs travaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont notamment conclu à des effets préoccupants sur le système immunitaire et à la nécessité de réduire drastiquement l’exposition de la population à ces substances. Un recours a déjà été déposé par Notre affaire à tous, Bloom, Générations futures et des riverains des nombreux sites contaminés pour mettre l'Etat face à ses responsabilités sur l'inaction face aux polluants éternels. Il aura fallu le scandale de pollution dans la "vallée de la chimie" au sud de Lyon avec la plateforme Pierre-Bénite identifiée comme principale source de PFAS dans le Rhône (Source : Vert de rage) pour que l'Etat commence à informer la population à ce sujet. Le recours fait état d'une trentaine de rapports et études émanent d'institutions et agences documentant la pollution aux PFAS en France avant 2022. Rapport parlementaire en 2008 sur les risques pour la santé humaines des PFOS et du PFOA, alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), alarme de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques sur la contamination du lait maternel. Le Monde et 29 médias partenaires estiment le coût de dépollution des PFAS à environ 100 milliards d'euros par an, ce qui représente plus de la moitié du budget annuel de l'Union européenne. Nous réaffirmons qu'il s'agit bien de maladies politiques liées à l'inaction répétée de l'Etat malgré l'urgence et la vague de rapports scientifiques faites sur le sujet.
Dans ce contexte, les emballages alimentaires constituent une voie d’exposition quotidienne et massive de la population, y compris des enfants, à des substances chimiques dont les effets sanitaires sont graves et durables. Selon l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP), le cancer constitue la deuxième cause de mortalité chez les enfants de plus d’un an en France, après les accidents.
Cet amendement vise ainsi à garantir que les mesures d’interdiction ne se limitent pas aux seuls plastiques visibles ou aux usages les plus directs, mais englobent également les matériaux de conditionnement susceptibles de constituer une source d’exposition chimique diffuse, afin de renforcer la protection de la santé publique et d’assurer la cohérence de la législation avec les connaissances scientifiques disponibles.