Vote de chaque député

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105 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Gabriel AmardLFI-NFP Pour · place 544
Pouria AmirshahiECOS Pour Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour · place 643
Bénédicte AuzanotRN Contre · place 79
Philippe BallardRN Contre · place 94
Fabrice BarusseauSOC Contre · place 567
Romain BaubryRN Contre Par délégation · place 52
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
José BeaurainRN Contre · place 75
Béatrice BellaySOC Contre Par délégation · place 418
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Shéhérazade BentorkiLFI-NFP Pour · place 625
Christophe BentzRN Contre · place 9
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Matthieu BlochUDDPLR Contre · place 91
Jean-Luc BourgeauxDR Contre · place 192
Bertrand BouyxHOR Contre · place 241
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Dorine BregmanSOC Contre · place 568
Hubert BrigandDR Contre Par délégation · place 195
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Jean-René CazeneuveEPR Contre · place 282
Pauline CestrièresEPR Contre · place 386
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour Par délégation · place 527
Geneviève DarrieussecqDEM Contre · place 350
Hendrik DaviECOS Pour · place 524
Catherine Dellong MengRN Contre · place 80
Vincent DescoeurDR Contre · place 170
Jocelyn DessignyRN Contre · place 11
Peio DufauSOC Abstention · place 551
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 26
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 272
Julien GabarronRN Contre · place 49
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Yoann GilletRN Contre Par délégation · place 126
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Olivia GrégoireEPR Contre Par délégation · place 271
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Julien GuibertRN Contre · place 5
Marine HameletRN Contre Par délégation · place 6
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Cyrille Isaac-SibilleDEM Contre Par délégation · place 353
François JolivetHOR Contre · place 233
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 83
Édouard JordanRN Contre · place 57
Sylvie JosserandRN Contre Par délégation · place 18
Bastien LachaudLFI-NFP Pour · place 614
Hélène LaporteRN Contre Par délégation · place 28
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Sandrine Le FeurEPR Contre · place 269
Christine Le NabourEPR Contre · place 280
Pascal LecampDEM Contre · place 341
Nadine LechonRN Contre Par délégation · place 119
Sarah LegrainLFI-NFP Pour Par délégation · place 602
Claire LejeuneLFI-NFP Pour Par délégation · place 607
Bartolomé LenoirUDDPLR Contre Par délégation · place 114
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Julien LimongiRN Contre · place 122
Delphine LingemannDEM Contre Par délégation · place 340
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
David MagnierRN Contre · place 13
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Sandra MarsaudEPR Contre · place 287
Patrice MartinRN Contre · place 71
Éric MartineauDEM Contre · place 351
Patricia MaussionDEM Contre · place 349
Kévin MauvieuxRN Contre · place 73
Thomas MénagéRN Contre · place 40
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Christelle MinardDR Contre · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Contre Par délégation · place 474
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Christine Pirès BeauneSOC Abstention Par délégation · place 426
Marie PochonECOS Pour · place 522
Thomas PortesLFI-NFP Pour · place 633
Dominique PotierSOC Abstention · place 413
Natalia PouzyreffEPR Contre Par délégation · place 315
Angélique RancRN Contre Par délégation · place 19
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Anne-Sophie RonceretEPR Contre · place 292
Xavier RoserenHOR Contre · place 317
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Anaïs SabatiniRN Contre · place 138
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour Par délégation · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
David TaupiacLIOT Contre · place 465
Thierry TessonRN Contre · place 21

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 19000
ECOS Pour 4000
NIPartagé0000
RN Contre 04000
EPR Contre 01401
SOC Contre 0530
DR Contre 0600
DEM Contre 0600
HOR Contre 0400
LIOT Contre 0100
GDRPartagé0000
UDDPLR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 7086 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 256 · article 9
  4. Scrutinn° 7086 · 29/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 256 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Manon Meunier

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Le deuxième alinéa est complété par les deux phrases suivantes :

« Les mesures de compensation collective sont mises en œuvre en privilégiant les actions contribuant à la transformation des systèmes agricoles vers des modèles agroécologiques, tels que définis au II de l’article L. 1. À ce titre, sont notamment priorisées les actions favorisant l’installation et la pérennisation d’exploitations engagées dans l’agriculture biologique ou en conversion, la reprise et la transmission des exploitations agricoles dans des conditions garantissant la continuité de pratiques agroécologiques, le financement d’investissements favorisant la restauration des sols agricoles et la biodiversité, ainsi que le renforcement de l’accompagnement technique, de la formation et de la diffusion des savoirs en matière de pratiques agricoles durables. » ; »

Exposé sommaire de Mme Manon Meunier et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe La France insoumise entend rappeler que la compensation collective agricole est aujourd’hui un dispositif centré sur la seule compensation de l’économie agricole, sans véritable intégration de critères écologiques relatifs aux effets des projets sur les sols et les milieux naturels.

Comme le précise la Caisse des Dépôts, ce mécanisme vise soit à assurer une compensation financière collective par la reconstitution du potentiel de production agricole (réhabilitation de friches, échanges parcellaires, aménagement foncier, création ou amélioration de chemins agricoles), soit à financer des projets collectifs de développement agricole (équipements structurants, circuits courts, appui technique ou juridique).

Ce dispositif est donc un détournement du principe « éviter, réduire, compenser » tel qu’il a été conçu initialement en matière environnementale, qui visait à compenser les atteintes écologiques liées à l’artificialisation des terres. Ici, la compensation porte essentiellement sur la dimension économique de l’agriculture, sans garantir de résultat environnemental mesurable sur les sols ou les écosystèmes, ni promouvoir des modèles agricoles durables et sobres.

Dans sa rédaction actuelle, le dispositif proposé par le Gouvernement vise à renforcer le régime de sanctions et d’astreintes afin de garantir la réalisation des études préalables et la mise en œuvre des mesures de compensation collectives. Il s’inscrit dans un cadre déjà existant de compensation collective agricole introduit en 2014 et consolidé depuis, qui prévoit des études préalables pour les projets susceptibles d’avoir des conséquences négatives importantes sur l’économie agricole et des mesures destinées à en limiter les effets.

En pratique, ce dispositif concerne un nombre significatif de projets. En 2024, 397 études préalables agricoles ont été examinées par les CDPENAF, portant en moyenne sur près de 16 hectares par projet. Les projets concernés sont très majoritairement des installations énergétiques (87 % des cas, notamment parcs éoliens et solaires), suivies des zones d’activités économiques, commerciales, artisanales ou industrielles (6 %), ainsi que de projets d’habitat, d’infrastructures ou d’équipements publics. Par ailleurs, le montant total des compensations mobilisées atteint environ 8,3 millions d’euros par an, soit en moyenne 20 000 euros par projet, dont une part majoritaire fait l’objet de consignation auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Ces données illustrent une réalité préoccupante : la compensation collective agricole est devenue un dispositif structurel d’accompagnement de l’artificialisation, sans garantie de transformation effective des pratiques d’aménagement.

Or, la Confédération paysanne rappelle que ce mécanisme s’apparente à un « droit à détruire moyennant finances », sans effet réel sur la réduction de la consommation de terres agricoles. L’étude d’impact elle-même reconnaît que les effets attendus sur la réduction de l’artificialisation des sols restent très limités, de l’ordre de 0,6 % de diminution annuelle des consommations d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Dans ce contexte, il apparaît indispensable de ne pas se limiter à une logique de sanction ou de bonne exécution formelle des compensations, mais de réinterroger leur finalité même.

C’est pourquoi cet amendement propose de réaffirmer que les mesures de compensation collective doivent être strictement conditionnées à un gain environnemental mesurable, vérifiable et durable, garantissant une amélioration réelle des systèmes agricoles et des écosystèmes locaux, et non une simple neutralisation comptable des impacts.

Il s’agit ainsi de replacer la logique de protection des terres agricoles et de limitation de l’artificialisation au cœur du dispositif, afin d’éviter que la compensation ne devienne un outil d’accompagnement de la destruction du foncier agricole plutôt qu’un levier effectif de préservation et de transition écologique.

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