Vote de chaque député

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114 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Gabriel AmardLFI-NFP Pour · place 544
Pouria AmirshahiECOS Pour Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour · place 643
Raphaël ArnaultLFI-NFP Pour · place 560
Bénédicte AuzanotRN Contre · place 79
Fabrice BarusseauSOC Abstention · place 567
Romain BaubryRN Contre Par délégation · place 52
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Shéhérazade BentorkiLFI-NFP Pour · place 625
Christophe BentzRN Contre · place 9
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Benoît BlanchardHOR Contre · place 239
Christophe BlanchetDEM Non-votant · place 344
Matthieu BlochUDDPLR Contre · place 91
Manon BouquinRN Contre · place 124
Jean-Luc BourgeauxDR Contre · place 192
Bertrand BouyxHOR Contre · place 241
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Hubert BrigandDR Contre Par délégation · place 195
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Jérôme BuissonRN Contre · place 132
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Jean-René CazeneuveEPR Contre · place 282
Pauline CestrièresEPR Contre · place 386
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour Par délégation · place 527
Bruno ClavetRN Contre · place 44
Nathalie CoggiaEPR Contre · place 326
Nathalie Colin-OesterléHOR Contre · place 243
Josiane CorneloupDR Contre Par délégation · place 181
Geneviève DarrieussecqDEM Contre · place 350
Hendrik DaviECOS Pour · place 524
Catherine Dellong MengRN Contre · place 80
Vincent DescoeurDR Contre · place 170
Jocelyn DessignyRN Contre · place 11
Edwige DiazRN Contre · place 33
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 26
Aurélien DutrembleRN Contre · place 128
Romain EskenaziSOC Abstention · place 458
Frédéric FalconRN Contre · place 43
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 272
Julien GabarronRN Contre · place 49
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Yoann GilletRN Contre Par délégation · place 126
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Florence GouletRN Contre · place 24
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Olivia GrégoireEPR Contre Par délégation · place 271
Julien GuibertRN Contre · place 5
Michel GuiniotRN Contre · place 8
Marine HameletRN Contre Par délégation · place 6
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Timothée HoussinRN Contre · place 82
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Cyrille Isaac-SibilleDEM Contre Par délégation · place 353
François JolivetHOR Contre · place 233
Alexis JollyRN Contre · place 39
Édouard JordanRN Contre · place 57
Sylvie JosserandRN Contre Par délégation · place 18
Hélène LaporteRN Contre Par délégation · place 28
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Sandrine Le FeurEPR Contre · place 269
Christine Le NabourEPR Contre · place 280
Pascal LecampDEM Contre · place 341
Nadine LechonRN Contre · place 119
Claire LejeuneLFI-NFP Pour Par délégation · place 607
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Delphine LingemannDEM Contre Par délégation · place 340
Christine LoirRN Contre · place 31
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
David MagnierRN Contre · place 13
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Matthieu MarchioRN Contre · place 51
Pascal MarkowskyRN Contre Par délégation · place 23
Sandra MarsaudEPR Contre · place 287
Patrice MartinRN Contre · place 71
Patricia MaussionDEM Contre · place 349
Kévin MauvieuxRN Contre · place 73
Thomas MénagéRN Contre · place 40
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Christelle MinardDR Contre · place 182
Christophe MongardienEPR Contre · place 325
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Abstention Par délégation · place 474
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Christophe PlassardHOR Contre Par délégation · place 225
Marie PochonECOS Pour · place 522
Dominique PotierSOC Abstention Par délégation · place 413
Natalia PouzyreffEPR Contre Par délégation · place 315
Angélique RancRN Contre Par délégation · place 19
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 15000
ECOS Pour 4000
NIPartagé0000
RN Contre 05000
EPR Contre 01701
SOC Abstention 0050
DR Contre 0800
DEM Contre 0501
HOR Contre 0600
LIOT Abstention 0010
GDRPartagé0000
UDDPLR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 7067 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 1904 · article 4
  4. Scrutinn° 7067 · 29/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 1904 de Mme Stambach-Terrenoir à l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Anne Stambach-Terrenoir

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Les protéines d’origine animale servies dans les repas servis dans les restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge ne peuvent être issues d’élevages de saumons dont la totalité du grossissement est prévue dans des installations aquacoles à circuit fermé ».

Exposé sommaire de Mme Stambach-Terrenoir et ses cosignataires

Cet amendement du groupe LFI vise à garantir que le saumon servi en restauration collective ne soit pas issu d'élevages de saumons dont la totalité du grossissement est prévue dans des installations aquacoles à circuit fermé, qui sont de véritables fermes usines de saumon.

La France est un des pays les plus consommateurs de saumons au monde. Sur la seule année 2021, les Français en ont consommé près de 270 000 tonnes. Or la production française (3 000 tonnes par an), ne permet pas de répondre à cette demande puisque la température des eaux est trop élevée pour pouvoir assurer la totalité du grossissement de ces poissons tout au long de l’année. Le saumon consommé en France est de ce fait quasiment entièrement issu d’importations étrangères, dont 43 % de ces importations proviennent de Norvège où les eaux sont plus froides.

Face aux problèmes sanitaires, environnementaux et de bien-être animal que pose l’élevage de saumons dans les eaux naturelles à l’étranger et face à l’augmentation de la consommation, les industriels de l’aquaculture ont donc développé l’élevage de saumons dans des bassins terrestres et ont très vite repéré une opportunité économique en France. Ces derniers prétendent « produire français » et cherchent à installer des exploitations d’élevage en RAS (Recirculating Aquaculture Systems ou Système d’Aquaculture en Recirculation en français) qui permettent de passer outre la contrainte de l’élevage en cages marines, en maintenant les saumons dans des bassins situés en pleine terre de la naissance à l’abattage. Cette technique d’élevage n’est pourtant pas encore totalement maîtrisée et présente des inconvénients majeurs particulièrement inquiétants.

Deux de ces projets sont aujourd’hui en cours d’installation en France : Pure Salmon en Gironde, et Local Ocean dans le Pas-de-Calais qui a obtenu une autorisation ICPE de la préfecture le 14 février 2024. Ces projets présentent de forts enjeux environnementaux et menacent la filière conchylicole française. En effet, les élevages en RAS menacent les écosystèmes par l’évacuation d’importantes quantités d’eaux usées du fait des rejets des poissons. Ces rejets sont déversés en milieu naturel où d’autres espèces de poissons vivent, les menaçant directement. Un rapport de FranceAgriMer estime ces rejets à « 5 000 tonnes de boues à 30 % de siccité […], 500 tonnes d’azote et 80 tonnes de phosphore » pour une aquaculture de 10 000 tonnes de saumons par an. Ce même rapport démontre qu’à titre d’exemple, pour traiter les effluents d’un élevage qui produit 10 000 tonnes de saumons, il faudrait l’équivalent d’une station d’épuration dimensionnée pour 60 000 à 100 000 habitants. Le projet Local Ocean a indiqué que son ambition est de produire 40 000 tonnes à horizon 2030. Or, à ce jour, il n’existe aucune étude scientifique indépendante française qui quantifie les impacts des rejets en milieu naturels pour de telles quantités.

Quant au projet Pure Salmon, les rejets de boues non réutilisables et non retraitables qu’il implique se feraient dans le parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et les Pertuis Charentais qui est une zone classée et protégée par plusieurs dispositions réglementaires nationales et européennes (zone Natura 2 000, zone ZNIEFF 1 et 2, zone Zico).

Ces projets, par leurs rejets, constituent également une menace pour le secteur conchylicole. Ainsi, le projet de Pure Salmon, envisagé en pleine zone ostréicole, mettrait directement en danger les producteurs à proximité : certains font part de leur inquiétude sur l’installation de cette usine, qui serait un « précédent lamentable et dangereux » pour l’ensemble du secteur d’après Philippe Lucet, ostréiculteur. D’autant que le secteur de la culture d’huîtres françaises fait face à beaucoup de difficultés depuis plusieurs années partout en France (bassin d’Arcachon, Calvados, Manche, Vendée…).

D’après le Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRCAA), les pertes se sont chiffrées entre 7 et 11 millions d’euros pour le seul bassin d’Arcachon, ce qui équivaut à une perte de 20 % à 30 % du chiffre d’affaires. Ces crises aboutissent à une perte de confiance des consommateurs ce qui se traduit par une baisse de 40 % à 60 % de la commercialisation des huîtres françaises, quel que soit leur lieu de production, même si le bassin dans lequel elles sont produites n’a en aucun cas été concerné par les contaminations. En augmentant pollution et risques de contamination, l’installation d’un élevage intensif tel que le projet de Pure Salmon pourrait donc sérieusement nuire à l’image de toute la production ostréicole française. Les rejets de ces élevages en RAS poseraient aussi des problèmes de réchauffement des eaux. Les émissions d’azote et de phosphore entraîneraient un phénomène d’eutrophisation des eaux environnantes, ce qui laisserait place à la prolifération d’algues. Comme nous pouvons malheureusement l’observer en Bretagne, la prolifération d’algues est extrêmement nocive pour les écosystèmes environnants, ainsi que pour la santé humaine.

De plus, selon la société Local Ocean, son projet rejetterait 156 000 m3 d’eau plus chaude (jusqu’à +8° C) par jour, ce qui équivaut au volume de 156 châteaux d’eau. Le réchauffement des eaux est aussi problématique pour les exploitations conchylicoles puisque la hausse de la température acidifie le milieu, ce qui a pour conséquence de fragiliser les coquilles des huîtres et des moules. La hausse de la température de l’eau favorise également le développement de certains prédateurs, comme dans la Manche où les araignées de mer envahissent les côtes et deviennent les principales responsables de la chute de 50 % à 80 % de la production sur certaines exploitations de moules de bouchot. La mytiliculture serait alors particulièrement touchée. Les mytiliculteurs situés sur la commune du Portel, où le projet a prévu de s’implanter, auraient des raisons légitimes de s’inquiéter pour leurs exploitations.

D’après les chiffres du ministère de la Transition écologique, la conchyliculture regroupe 2 294 entreprises et emploie près de 18 300 personnes en France. Ce secteur appartient pleinement au patrimoine des zones côtières françaises. Avec les difficultés qui existent aujourd’hui, les producteurs disent eux-mêmes ne pas recommander la profession à leurs enfants. Il est donc devenu urgent de les protéger et de leur donner des garanties économiques. Cette seule raison, en plus des dégâts qui seraient potentiellement causés à l’environnement, nous conduit à considérer qu’il est raisonnable d’empêcher dès aujourd’hui l’installation des fermes aquacoles de saumons en RAS.

Par ailleurs, l’argument en faveur de la souveraineté française n’est pas pertinent puisque les industriels sont aussi dépendants d’importations pour produire. Tout d’abord, les œufs proviendraient de l’étranger (en provenance d’Islande pour les deux projets). Ensuite, le saumon étant un poisson carnivore, il nécessite un modèle d’alimentation basé sur l’apport en protéines animales marines pour pouvoir se développer. Ainsi, élever des saumons en très grande quantité exige d’énormes apports d’intrants animaux d’origine marine, ce qui en fait une exploitation largement dépendante de la pêche minotière qui consiste à pêcher des petits poissons pélagiques destinés à être transformés en huile ou en farine. À titre d’exemple, la Norvège a importé 91,7 % de ces ingrédients parmi les 1 976 709 tonnes qu’elle a utilisées.

Comment les élevages français réussiraient là où la Norvège, leader mondial, échoue à être autosuffisante en la matière ? De plus, les ingrédients précités (intrants) sont majoritairement pêchés dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest. La Norvège pêche et importe chaque année 2 millions de tonnes de poissons pélagiques sauvages, dont 123 000 à 144 000 tonnes venant des eaux de l’Afrique de l’Ouest. Les scientifiques estiment que 90 % de ces poissons pourraient servir directement à la consommation humaine et couvrir ainsi l’équivalent des besoins annuels en alimentation de 2,5 à 4 millions de personnes localement, soit plus que la seule population de la Gambie (2,7 millions), au lieu de fournir l’aquaculture norvégienne.

Concernant les besoins en eau, pour des objectifs de production assez semblables, les industriels annoncent des besoins en eaux qui interrogent en raison des écarts annoncés selon les projets en cours : pour le projet Local Ocean dans le Pas-de-Calais, l’exploitant annonce un besoin de 24 000 m³ de besoins en eau quotidiens, alors que le projet Pure Salmon en Gironde annonce lui un besoin de 7 000 m³, quand l’ancien projet de Smart Salmon (Côtes-d’Armor) aujourd’hui abandonné nous annonçait une consommation de 600 m³. Qui croire ? Malgré la restitution de la grande majorité de l’eau pompée, le pompage en eau augmente la pression sur les ressources hydriques dans le contexte que nous connaissons où les sécheresses sont de plus en plus intenses et fréquentes.

Le saumon commençant sa vie en eaux douces et la finissant en eaux salées, il a besoin des deux types d’eaux pour se développer en fonction de son stade de développement. Pour cela, les projets en RAS prévoient de prélever de l’eau directement depuis les bords de mers ou d’eau saumâtre pompée dans une nappe superficielle, ce qui est le cas du projet Pure Salmon en Gironde. Pour ce projet précis, les autorités locales en charge de la gestion de l’eau (commission locale de l’eau, Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) ont identifié des risques liés au pompage de cet aquifère, notamment celui que le pompage provoque une fracturation de la couche séparant une nappe d’eau potable à celle contenant l’eau saumâtre, entraînant une salinisation de la première. Les autorités susmentionnées ont donc émis un avis défavorable au projet en l’absence de réponse de la part de l’exploitant sur ce point.

Enfin, pour assurer des conditions d’élevages dignes et respectueuses de la santé des consommateurs, le règlement UE 2018/848 interdit déjà le recours aux systèmes de recirculation en circuit fermé sur les productions aquacoles en bio. Il est donc opportun d’éviter que ce type d’élevage ne s’installe quand c’est encore possible.

Pour toutes ces raisons, et parce que les élevages des fermes aquacoles de saumons en RAS pourraient provoquer des dégâts irréversibles à l’environnement et pour le secteur conchylicole français, il convient d’instaurer un moratoire sur ces projets.

En tout état de cause, la restauration collective ne peut pas soutenir ces pratiques. Cet amendement vise à orienter les politiques publiques vers des alternatives plus soutenables et à contribuer à la réduction de la consommation de produits d’origine animale.

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