Vote de chaque député

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97 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Gabriel AmardLFI-NFP Pour · place 544
Pouria AmirshahiECOS Pour Par délégation · place 516
Farida AmraniLFI-NFP Pour · place 643
Bénédicte AuzanotRN Contre · place 79
Fabrice BarusseauSOC Pour · place 567
Romain BaubryRN Pour Par délégation · place 52
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
José BeaurainRN Contre · place 75
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Shéhérazade BentorkiLFI-NFP Pour · place 625
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Christophe BlanchetDEM Contre · place 344
Manon BouquinRN Pour · place 124
Jean-Luc BourgeauxDR Contre · place 192
Bertrand BouyxHOR Contre · place 241
Jorys BovetRN Pour · place 56
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Hubert BrigandDR Contre Par délégation · place 195
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Julien BrugerollesGDR Pour · place 587
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Eddy CastermanRN Pour · place 67
Jean-René CazeneuveEPR Contre · place 282
Pauline CestrièresEPR Contre · place 386
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour Par délégation · place 527
Nathalie CoggiaEPR Contre · place 326
Hendrik DaviECOS Pour · place 524
Catherine Dellong MengRN Contre · place 80
Vincent DescoeurDR Contre · place 170
Edwige DiazRN Pour · place 33
Julien DiveDR Contre · place 193
Sandrine Dogor-SuchRN Pour · place 59
Nicolas DragonRN Pour · place 120
Peio DufauSOC Pour · place 551
Aurélien DutrembleRN Pour · place 128
Emmanuel FernandesLFI-NFP Pour · place 547
Marc FesneauDEM Contre · place 342
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 272
Jonathan GeryRN Pour · place 16
Yoann GilletRN Pour Par délégation · place 126
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Florence GouletRN Pour · place 24
Géraldine GrangierRN Pour · place 72
Olivia GrégoireEPR Contre Par délégation · place 271
Michel GuiniotRN Contre · place 8
Marine HameletRN Pour Par délégation · place 6
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Édouard JordanRN Pour · place 57
Sylvie JosserandRN Pour Par délégation · place 18
Hélène LaporteRN Pour Par délégation · place 28
Robert Le BourgeoisRN Pour · place 116
Sandrine Le FeurEPR Pour · place 269
Nadine LechonRN Pour · place 119
Claire LejeuneLFI-NFP Pour Par délégation · place 607
Patricia LemoineEPR Contre · place 279
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Alexandre LoubetRN Pour · place 123
David MagnierRN Pour · place 13
Claire Marais-BeuilRN Pour · place 133
Pascal MarkowskyRN Pour · place 23
Sandra MarsaudEPR Contre · place 287
Patrice MartinRN Pour · place 71
Éric MartineauDEM Contre · place 351
Kévin MauvieuxRN Pour · place 73
Thomas MénagéRN Pour · place 40
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Pour Par délégation · place 474
Julien OdoulRN Pour · place 90
Nathalie OziolLFI-NFP Pour Par délégation · place 548
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Marie PochonECOS Pour · place 522
Dominique PotierSOC Pour Par délégation · place 413
Natalia PouzyreffEPR Contre Par délégation · place 315
Angélique RancRN Pour Par délégation · place 19
Matthias RenaultRN Pour · place 89
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Contre · place 92
Catherine RimbertRN Pour Par délégation · place 41
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Anne-Sophie RonceretEPR Contre · place 292
Béatrice RoullaudRN Pour · place 152
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour Par délégation · place 558
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Nicolas SansuGDR Pour · place 592
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
David TaupiacLIOT Pour · place 465
Céline Thiébault-MartinezSOC Pour Par délégation · place 552
Jean-Louis ThiériotDR Contre Par délégation · place 186
Mélanie ThominSOC Pour · place 433
Stéphane TravertEPR Contre · place 300
Cyril TribuianiRN Pour · place 109
Aurélie TrouvéLFI-NFP Pour · place 618
Frédéric-Pierre VosRN Pour · place 134
Frédéric WeberRN Pour · place 118

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 34700
LFI-NFP Pour 13000
SOC Pour 6000
ECOS Pour 4000
GDR Pour 2000
EPR Contre 11501
LIOT Pour 1000
NIPartagé0000
DR Contre 0700
DEM Contre 0300
HOR Contre 0200
UDDPLR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 7053 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 52 · article 4
  4. Scrutinn° 7053 · 29/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 52 de Mme Pochon à l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Marie Pochon

État : Adopté

Dispositif

Après l’alinéa 17, insérer les cinq alinéas suivants :

« Elles sont tenues de prévoir, pour au moins une catégorie de denrées alimentaires, les dispositions suivantes :

« 1° Un critère d’attribution relatif à la rémunération équitable des producteurs et agriculteurs, au sens de l’article R. 2152‑7, 2° a du code de la commande publique ;

« 2° L’obligation, pour les soumissionnaires, de transmettre, dès la remise de leur offre et en cas de recours à au moins un intermédiaire, le prix d’achat des matières premières agricoles correspondant au lot concerné ainsi que l’identité des producteurs ou agriculteurs bénéficiaires de ce prix.

« L’acheteur peut prévoir dans le cahier des charges de son marché une clause réservant la faculté d’exiger, à la notification du marché ou en cours d’exécution, une convention mettant en œuvre une délégation de paiement au sens de l’article 1336 du code civil, entre l’acheteur, le titulaire et un ou des agriculteurs concernés. Cette convention, complétée par les soumissionnaires dès la remise de leur offre, mentionne notamment la clé de répartition du prix entre le titulaire du marché et le producteur ou agriculteur, ainsi que le prix d’achat des matières premières agricoles correspondant au lot concerné.

« Pour la notation du critère mentionné au 1°, l’acheteur peut s’appuyer sur des indicateurs relatifs à l’évaluation du prix des matières premières agricoles, sur les modalités de fixation des prix prévues par les systèmes de garantie et labels de commerce équitable mentionnés à l’article 60 de la loi n° 2005‑882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises, ou sur l’expertise du réseau des chambres d’agriculture mentionné à l’article L. 510‑1 du code rural et de la pêche maritime. »

Exposé sommaire de Mme Pochon et ses cosignataires

Cet amendement du groupe Écologiste et Social prévoit dans le Code de la commande publique l’obligation d’attribuer au moins un marché alimentaire en demandant le prix d’achat de la matière première.

Le Code de la commande publique prévoit la possibilité pour les acheteurs d’attribuer un marché en se fondant sur :

1) un critère unique (défini à l’article R2152-7, 1° du code de la commande publique)

2) une pluralité de critères parmi lesquels figure le critère du prix ou du coût et un ou plusieurs autres critères comprenant des aspects qualitatifs, environnementaux ou sociaux.

La garantie de la rémunération équitable des producteurs fait ainsi partie des critères possibles d’attribution des marchés publics (article R. 2152-7, 2°a dudit Code) - sans obligation de recourir aux labels de commerce équitable. Or, dans les faits, peu de collectivités ou de services de l’Etat s’emparent de cette possibilité afin de garantir une rémunération équitable des producteurs au travers leurs marchés publics.

L’amendement instaure donc l’obligation d’attribuer au moins un marché public alimentaire basé sur le critère de « rémunération équitable des producteurs », assorti du prix d’achat des matières premières visées par le lot concerné.

L’obligation d’attribuer au moins un marché alimentaire sur le critère de rémunération équitable ne donnerait pas, seule, l’information aux collectivités sur la rémunération des agriculteurs. Elle se traduit donc par le fait de demander le prix d’achat de la matière première. Cette mesure :

- serait une obligation de moyens et non de résultat, afin de tenir compte des contraintes budgétaires et techniques des collectivités et services de l’État ;

- déclencherait un réflexe vertueux pour des milliers d’acheteuses et d’acheteurs des collectivités et services de l’État , sur une filière stratégique de leur choix :

- favoriserait la protection des agriculteurs non éligibles ou non concernés en 2026 par la certification « équitable d’origine France », soit 95% des agriculteurs, dont dépendent les marchés de 80 000 lieux de restauration scolaire des collectivités et services de l’État.

Afin de déterminer si ce prix offre une rémunération décente, les pouvoir adjudicateurs peuvent s’appuyer notamment sur les indicateurs fournis par les interprofessions, les Chambres d’Agriculture ou les labels de commerce équitable.

Les Conventions tripartites comme faculté pour plus de garanties

Dans le cas où le prix proposé ne couvre pas les prix de revient des agriculteurs, les pouvoirs adjudicateurs ne peuvent exiger les marges, ou les contrats des acteurs privés qui les fournissent. Afin d’être certains, au-delà de chartes ou attestations qui leurs seraient fournies, que le budget supplémentaire qu’ils souhaitent dédier à la rémunération des agriculteurs ne soit pas capté par d’autres acteurs de la chaîne de valeur, l’amendement leur donne la faculté de mettre en place une délégation de paiement (ou convention tripartite) entre l’acheteur, le titulaire du marché et l’agriculteur.

La délégation de paiement est un outil efficace de garantie de paiement effectif d’un prix juste à l’agriculteur qui :

- Est issue des règles de droit commun des obligations, notamment de l’article 1336 du Code civil utilisable dans le cadre de marchés publics. Cet article du Code civil prévoit que « la délégation est une opération par laquelle une personne le délégant, obtient d’une autre, le délégué, qu’elle s’oblige envers une troisième, le délégataire, qui l’accepte comme débiteur » ;

- Est mise en place dans de nombreux marchés publics autres que les marchés de denrées alimentaires, comme par exemple dans les marchés de travaux ou de fournitures.

- Est signée entre l’acheteur, le titulaire du marché et le fournisseur de matière première c’est - à-dire l’agriculteur.

- Permet le paiement de la quote-part, relevant des fournitures de denrées, directement à l’agriculteur par l ’acheteur, en vertu des conditions et politiques tarifaires acceptées par les différentes parties au travers de la signature de la convention.

- N’est pas une délégation de sous-traitance, c’est-à-dire qu’elle n’engage pas la responsabilité de l’agriculteur vis-à-vis du pouvoir adjudicateur mais seulement du titulaire du marché.

- Ne remet pas en cause le secret commercial car les marges de chacune des parties demeurent secrètes.

- A l’avantage de garantir que la somme prévue par le contrat est effectivement versée aux agriculteurs tout en réduisant les délais de paiement.

Ce mécanisme contractuel est très peu utilisé, mais il ne pose aucun problème juridique dans le cadre du droit Français ou européen de la commande publique, ou au regard des règles de la comptabilité publique.

Il pourrait être assorti d’une incitation au résultat pour les acheteurs, en rendant compatible avec les « 50 % de produits durables » de la loi Egalim la mise en place d’une convention tripartite visant à une rémunération équitable des producteurs dans au moins un des lots publics alimentaires.

Cet amendement a été travaillé sur la base de recommandations formulées par l’ONG Max Havelaar France.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Mises au point publiées

DéputéGroupeIntention déclaréeNature
Michel GuiniotRN Pour Intention déclarée
Christine Le NabourEPR Contre Intention déclarée
Patricia LemoineEPR Non-votant Intention déclarée