Amendement n° 15 de Mme Leboucher — article 3
Rejeté- Pour
- 20
- Contre
- 81
- Abstentions
- 38
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 139
- Suffrages exprimés
- 101
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
140 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Ludovic Mendes | EPR | Contre | · place 398 |
| Laure Miller | EPR | Contre | · place 250 |
| Joséphine Missoffe | EPR | Contre | · place 323 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Abstention | · place 474 |
| Julie Ozenne | ECOS | Abstention | · place 506 |
| Sophie Panonacle | EPR | Contre | · place 378 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Sophie Pantel | SOC | Abstention | · place 463 |
| Thierry Perez | RN | Contre | · place 139 |
| René Pilato | LFI-NFP | Pour | · place 520 |
| Christine Pirès Beaune | SOC | Pour | Par délégation · place 426 |
| Christophe Plassard | HOR | Contre | · place 225 |
| Dominique Potier | SOC | Abstention | Par délégation · place 413 |
| Pierre Pribetich | SOC | Abstention | · place 444 |
| Julien Rancoule | RN | Abstention | · place 136 |
| Marie Récalde | SOC | Abstention | · place 438 |
| Sandra Regol | ECOS | Abstention | · place 501 |
| Matthias Renault | RN | Contre | · place 89 |
| Véronique Riotton | EPR | Contre | · place 302 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Xavier Roseren | HOR | Contre | · place 317 |
| Valérie Rossi | SOC | Abstention | · place 472 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | · place 303 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | Par délégation · place 138 |
| Sébastien Saint-Pasteur | SOC | Abstention | · place 566 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 558 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Sabrina Sebaihi | ECOS | Abstention | Par délégation · place 499 |
| Arnaud Simion | SOC | Abstention | · place 473 |
| Violette Spillebout | EPR | Contre | · place 285 |
| Matthias Tavel | LFI-NFP | Pour | · place 603 |
| Boris Tavernier | ECOS | Abstention | · place 540 |
| Céline Thiébault-Martinez | SOC | Abstention | · place 552 |
| Nicolas Thierry | ECOS | Abstention | · place 503 |
| Stéphane Travert | EPR | Contre | · place 300 |
| Antoine Valentin | UDDPLR | Contre | · place 102 |
| Lionel Vuibert | NI | Contre | · place 402 |
| Christopher Weissberg | EPR | Contre | · place 297 |
| Caroline Yadan | EPR | Contre | · place 324 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetGarantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur
- Texte visant à garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur
- Amendement n° 15 · article 3
- Scrutinn° 6554 · 12/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 15 de Mme Leboucher à l'article 3 de la proposition de loi visant à garantir l'information et la protection effective des victimes de violences sexistes et sexuelles lors de la libération de leur agresseur (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Élise Leboucher
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer l’alinéa 5.
Exposé sommaire de Mme Leboucher et ses cosignataires
Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de supprimer l'obligation faite au guichet unique de suivi des victimes d'informer systématiquement le chef de l’établissement scolaire fréquenté par une victime mineure de la remise en liberté de la personne condamnée pour ces violences.
L'intention derrière cette disposition introduite par le groupe des Démocrates, qui est à première vue de mieux protéger les jeunes victimes y compris sur le plan de la santé mentale, est a priori louable.
Toutefois, l'information automatique du chef de l'établissement scolaire dans lequel est scolarisé la jeune victime en amont de la libération ou de la cessation d'incarcération de son agresseur pourrait paradoxalement se retourner contre celle-ci.
D'une part, le dispositif ne prévoit pas que la victime elle-même ou ses représentants légaux puissent s'opposer à l'information du chef d'établissement, afin de préserver la confidentialité des faits mais aussi l'identité de la victime. Pourtant, les autres dispositions de cette proposition de loi prévoient expressément le droit pour la victime de refuser d'être informée de la libération de son agresseur. Cette disposition pourrait donc conduire à la situation ubuesque dans laquelle un chef d'établissement scolaire serait informé d'une telle libération ou cessation d'incarcération, sans que la victime ni ses représentants légaux n'aient souhaité bénéficier de cette information. D'autre part, la teneur exacte de l'information délivrée au chef de l'établissement n'est pas précisée.
Il est pourtant courant que des victimes de violences souhaitent, a fortiori à l'issue de procédures judiciaires longues et éprouvantes, ne plus être informées du sort de leur agresseur. Pour de nombreuses victimes, le processus de réparation passe par le "droit à l'oubli" des faits, entendu comme une manière de rompre avec un statut de victime souvent lourd à porter. Cela peut passer par un éloignement géographique vis-à-vis du lieu où les faits se sont produits. Dans ce contexte, l'information automatique de la libération de l'agresseur à des personnes extérieures au cercle proche de la victime sans que celle-ci n'ait eu son mot à dire pourrait être vécu comme une violence supplémentaire.
La Ciivise recommande certes, dans son rapport de 2023 de systématiser les retours du parquet sur les signalements émis par les administrations et les professionnels, dont de l'éducation nationale, qui déplorent être encore trop souvent exclus des suites d'un signalement ayant contribué à l’ouverture de la procédure pénale. C'est pourquoi nous saluons la disposition visant à systématiser le retour d’information vers les professionnel.les et des services sociaux qui ont procédé à un signalement. Cependant, cette préconisation ne porte que sur les cas où ces professionnel.les sont à l'origine dudit signalement.
Notre groupe considère qu'l convient de renforcer les dispositifs d'accompagnement de la santé physique et psychique des mineurs scolarisés. Ces derniers sont défaillants, ce qui rend bien souvent impossible les signalements mais aussi le suivi psycho-social d'élèves victimes de violences. Au contraire, il est grand temps de renforcer le rôle de la médecine scolaire, dont le déficit de personnels est frappant comme l'a montré une mission flash sur le sujet de mai 2024. On compte seulement un médecin scolaire pour 13 000 élèves, un psychologue pour 1 500 élèves et un infirmier pour 1 300 élèves. En ce qui concerne les médecins scolaires, entre 2018 et 2023, le ministère de l’éducation nationale a recruté seulement 133 nouveaux médecins pour 300 postes offerts, soit un taux de couverture de seulement 44 %.
Il convient enfin d'allouer les moyens suffisants afin que les trois séances d’Education à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) en milieu scolaire soient effectivement mises en oeuvre sur tout le territoire. Alors que ces séances revêtent un caractère stratégique pour prévenir ces violences et pour mettre des ressources à disposition des élèves victimes, les associations en demeurent écartées, et on estime que le budget alloué au dispositif est près de cent fois inférieur à ce qui serait nécessaire.
Mises au point publiées
| Député | Groupe | Intention déclarée | Nature |
|---|---|---|---|
| Danièle Carteron | EPR | Contre | Intention déclarée |
| Christopher Weissberg | EPR | Non-votant | Intention déclarée |