Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

261 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Thierry PerezRN Pour · place 139
Stéphane PeuGDR Pour · place 583
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
René PilatoLFI-NFP Pour · place 520
Béatrice PironHOR Pour · place 236
Lisette PolletRN Pour · place 57
Thomas PortesLFI-NFP Pour · place 633
Dominique PotierSOC Pour · place 413
Josy PoueytoDEM Pour · place 330
Pierre PribetichSOC Pour · place 444
Christophe ProençaSOC Pour · place 488
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Stéphane RambaudRN Pour · place 76
Richard RamosDEM Pour · place 361
Julien RancouleRN Pour · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour Par délégation · place 615
Jean-Claude RauxECOS Abstention · place 498
Nicolas RayDR Pour · place 189
Marie RécaldeSOC Pour · place 438
Sandra RegolECOS Pour · place 501
Sophie Ricourt VaginayUDDPLR Pour · place 92
Catherine RimbertRN Pour · place 41
Véronique RiottonEPR Pour · place 302
Stéphanie RistEPR Non-votant · place 304
Joseph RivièreRN Pour · place 32
Anne-Sophie RonceretEPR Pour · place 294
Aurélien RousseauSOC Pour · place 425
Sandrine RousseauECOS Pour · place 508
Jean-François RoussetEPR Pour · place 303
Sophie-Laurence RoyRN Pour · place 2
Sandrine RunelSOC Pour · place 564
Anaïs SabatiniRN Pour · place 138
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour · place 648
Sébastien Saint-PasteurSOC Pour · place 566
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour Par délégation · place 558
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Hervé SaulignacSOC Pour · place 412
Anne SicardRN Pour · place 66
Arnaud SimionSOC Pour · place 473
Charles SitzenstuhlEPR Pour · place 364
Bertrand SorreEPR Pour · place 291
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Emmanuel TachéRN Pour · place 151
Sophie Taillé-PolianECOS Pour · place 494
Andrée TaurinyaLFI-NFP Pour · place 609
Michaël TaverneRN Pour · place 50
Boris TavernierECOS Pour · place 540
Céline Thiébault-MartinezSOC Pour · place 552
Nicolas ThierryECOS Pour · place 503
Lionel TivoliRN Pour · place 150
Vincent TrébuchetUDDPLR Pour · place 105
Nicolas TurquoisDEM Pour · place 354
Frédéric ValletouxHOR Pour · place 213
Paul VannierLFI-NFP Pour · place 573
Annie VidalEPR Pour · place 260
Philippe VigierDEM Pour · place 337
Corinne VignonEPR Pour · place 327
Antoine VilledieuRN Pour Par délégation · place 64
Dominique VoynetECOS Abstention · place 495
Lionel VuibertNI Pour · place 401
Frédéric WeberRN Pour · place 118

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 71010
LFI-NFP Pour 38000
SOC Pour 36000
EPR Pour 26112
DR Pour 17020
DEM Pour 16000
ECOS Pour 14030
HOR Pour 10120
UDDPLR Pour 10000
NI Pour 5000
LIOT Pour 3000
GDR Pour 2000

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 5704 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetFin de vie
  2. Texte relative au droit à l'aide à mourir
  3. Amendement n° 261 · article 17
  4. Scrutinn° 5704 · 24/02/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 261 de M. Valletoux à l'article 17 (examen prioritaire) de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Frédéric Valletoux

État : Adopté

Dispositif

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Art. L. 1115‑5. – Le fait d’exercer des pressions sur une personne afin qu’elle ait recours à l’aide à mourir est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

« La mise à disposition ou la fourniture d’informations sur les modalités d’exercice du droit à l’aide à mourir ne constitue pas une infraction. »

Exposé sommaire de M. Valletoux et ses cosignataires

Pour que l’aide à mourir soit un droit véritable, la volonté de l’exercer doit être libre et éclairée, sans aucune pression extérieure.

Or, cette exigence d’autonomie peut être difficile à garantir pour les personnes en situation de vulnérabilité. Des inquiétudes légitimes ont été exprimées en ce sens, par des soignants et par certains acteurs de la société civile.

Dès lors et au vu de l'état du droit actuel, cet amendement crée une infraction pour prévenir et sanctionner des pressions qui pourraient être exercées à l’encontre de personnes vulnérables.

Contrairement à ce qui a pu être avancé en première lecture, le délit d’abus de faiblesse prévu par le Code pénal n’apparaît pas suffisamment opérant et applicable à la situation de l’aide à mourir.

Conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation, l’abus de faiblesse peut être caractérisé « sans que le dommage se soit effectivement réalisé ». Néanmoins, ce qui est « obtenu de la victime doit être de nature à lui causer un grave préjudice » pour que le délit soit constitué. Par conséquent, à droit pénal constant, l’exercice de pressions sur une personne pour qu’elle ait recours à l’aide à mourir pourrait ne pas constituer une infraction si la victime ne passe pas à l’acte. Une telle solution ne saurait être acceptable.

De plus, la tentative d’abus de faiblesse n’est pas condamnable, comme pour toutes les infractions de ce type, sauf si le texte le prévoit explicitement.

La création d’un droit à mourir engendre des situations inédites et spécifiques. Elles justifient dès lors une disposition spécifique, telle que créée par cet amendement.

Par ailleurs, et ainsi que clairement énoncé à l’alinéa 3, cet article n’implique nullement de contrarier l’accès à l’information relative au droit à mourir. De même, il ne vise en aucun cas les personnes, soignants, proches et acteurs associatifs, qui la délivrent ou la mettent à disposition. Ce mode de précision, par exclusion, n'est ni superfétatoire ni inédit. Il est courant en droit, notamment aux articles 225-3 et l'article 223-1-2 du Code pénal.

Enfin, l'idée que l'on ne pourrait pas sanctionner "l'exercice de pression pour recourir à un droit" se méprend à la fois sur la disposition proposée et sur le droit à mourir tel que défini aux articles 2 et 4 de la loi. L'aide à mourir pourrait être un droit si et seulement si elle procède d'une volonté libre et éclairée. Des pressions exercées pour recourir au dispositif ne seraient donc pas "pour recourir à un droit" mais, au contraire, une violation de celui-ci ainsi que du droit à la dignité.

Cet amendement est un amendement d’équilibre. Il entend concilier le respect de la dignité individuelle et un encadrement rigoureux de la pratique de l’aide à mourir.

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