Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

133 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Astrid Panosyan-BouvetEPR Pour Par délégation · place 312
Sophie PantelSOC Contre · place 463
Sébastien PeytavieECOS Contre · place 491
Anna PicSOC Contre Par délégation · place 452
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
Christine Pirès BeauneSOC Contre · place 426
Lisette PolletRN Pour · place 9
Thomas PortesLFI-NFP Contre Par délégation · place 633
Dominique PotierSOC Pour · place 413
Julien RancouleRN Pour · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Contre Par délégation · place 615
Sandra RegolECOS Contre · place 501
Catherine RimbertRN Pour Par délégation · place 41
Stéphanie RistEPR Non-votant · place 304
Claudia RouauxSOC Contre · place 431
Sandrine RousseauECOS Contre · place 508
Jean-François RoussetEPR Contre · place 303
Sophie-Laurence RoyRN Pour · place 2
Sandrine RunelSOC Contre Par délégation · place 564
Anaïs SabatiniRN Pour Par délégation · place 138
Alexandre SabatouRN Abstention Par délégation · place 83
Nicolas SansuGDR Contre Par délégation · place 592
Anne SicardRN Pour · place 66
Arnaud SimionSOC Contre · place 473
Charles SitzenstuhlEPR Contre · place 364
Andrée TaurinyaLFI-NFP Contre · place 609
Céline Thiébault-MartinezSOC Contre · place 552
Vincent ThiébautHOR Contre · place 214
Vincent TrébuchetUDDPLR Pour · place 105
Aurélie TrouvéLFI-NFP Contre · place 618
Frédéric ValletouxHOR Contre · place 213
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Dominique VoynetECOS Contre · place 495

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 30020
DR Pour 9000
UDDPLR Pour 5000
DEM Contre 2301
EPR Contre 11402
SOC Contre 12100
NI Contre 0100
LFI-NFP Contre 02300
ECOS Contre 0900
HOR Contre 0420
LIOT Contre 0100
GDR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 5561 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetFin de vie
  2. Texte relative au droit à l'aide à mourir
  3. Amendement n° 1687 · article 4
  4. Scrutinn° 5561 · 19/02/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 1687 de M. Bazin à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Thibault Bazin

État : Rejeté

Dispositif

I. – Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« 2° bis Avoir reçu au préalable, si son état de santé le requiert et sauf si elle le refuse, des soins palliatifs ;

« 2°ter Ne pas faire l’objet d’une mesure de privation de liberté ; ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi les alinéas 8 et 9 :

« 4° Présenter une souffrance physique constante et durable liée à cette affection, qui est réfractaire aux traitements, et insupportable d’après le diagnostic écrit et détaillé d’un algologue. Les critères permettant d’évaluer le caractère insupportable d’une souffrance sont précisés par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Haute Autorité de santé et du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé ;

« 5° Toute personne souffrant d’une pathologie psychiatrique sévère appartenant à une liste déterminée par un décret pris après avis de la Haute Autorité de Santé, ne peut être considérée comme apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée qu’après la production d’un avis médical attestant de sa capacité de discernement. L’article 18 de la présente loi ne lui est pas applicable. »

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les actes réalisés par l’algologue en application du 4° de l’article L. 1111‑12‑2 du code de la santé publique ne font l’objet d’aucune rémunération par la sécurité sociale. L’article 18 de la présente loi ne leur est pas applicable. »

Exposé sommaire de M. Bazin et ses cosignataires

Pour garantir que le consentement d’une personne soit libre et éclairé, il est indispensable qu’aucune contrainte ne pèse sur elle. Aussi, serait-il insupportable que la personne se résigne à l’aide à mourir faute d’un accès aux traitements ou à des soins palliatifs en raison de déserts médicaux. Dans une étude de 2018 intitulée « Révision de la loi bioéthique : quelles options pour demain ? », le Conseil d’État avait considéré que « l’expression d’une demande d’aide anticipée à mourir ne devrait jamais naître d’un accès insuffisant à des soins palliatifs. L’accès à des soins palliatifs de qualité constitue ainsi une condition indispensable à l’expression d’une volonté libre et éclairée du patient dans les derniers moments de la vie et, plus largement, un préalable nécessaire à toute réflexion éthique aboutie sur la question de la fin de vie. » Le Conseil d’État mettait en garde contre le risque que le suicide assisté et l’euthanasie ne s’imposent aux patients par défaut d’accès aux soins nécessaires.

Dans le même souci de protection du consentement, le présent amendement exclut des conditions d’accès à l’aide à mourir les personnes privées de liberté, étant entendu que leur situation peut ne pas garantir l’exercice de leur volonté de manière libre et éclairée. Il convient de rappeler que la privation de liberté renvoie à différents types d’établissements tels que les établissements pénitentiaires, les établissements de santé mentale, les établissements de santé dans le cadre de soins sous contraintes, les centres de rétention administrative ou encore les centres éducatifs fermés. Le nombre de personnes alors concernées dépasserait le seul nombre des personnes incarcérées dans des établissements pénitentiaires.

En outre, la notion de souffrance « insupportable » peut apparaître floue. Aussi, cet amendement propose que les critères permettant d’évaluer le caractère « insupportable » d’une souffrance soient précisés par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Haute autorité de Santé et du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé.

Enfin, pour s’assurer de la capacité de discernement de la personne, l’amendement encadre strictement la situation des personnes souffrant de pathologies psychiatriques sévères, dont l’aptitude à manifester leur volonté doit faire l’objet d’un avis médical.

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