Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

145 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Éric MichouxUDR Contre · place 96
Paul MidyEPR Contre · place 368
Laure MillerEPR Contre · place 285
Paul MolacLIOT Pour · place 466
Christophe MongardienEPR Contre · place 400
Louise MorelDEM Contre · place 335
Jean MoulliereHOR Contre · place 245
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jérôme NuryDR Contre · place 200
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Hubert OttDEM Contre · place 356
Nathalie OziolLFI-NFP Pour · place 548
Sophie PanonacleEPR Contre · place 378
Maud PetitDEM Abstention · place 352
Kévin PfefferRN Contre · place 101
François PiquemalLFI-NFP Pour · place 555
Béatrice PironHOR Contre · place 236
Dominique PotierSOC Pour · place 413
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Sophie Ricourt VaginayUDR Contre · place 92
Franck RiesterEPR Contre · place 261
Catherine RimbertRN Contre · place 41
Laurence Robert-DehaultRN Contre · place 141
Vincent RollandDR Contre · place 201
Marie-Ange RousselotEPR Contre · place 401
Sébastien Saint-PasteurSOC Pour · place 566
Emeric SalmonRN Contre · place 3
Arnaud SanvertRN Contre · place 2
Eva SasECOS Pour · place 512
Hervé SaulignacSOC Pour · place 412
Arnaud SimionSOC Pour · place 473
Ersilia SoudaisLFI-NFP Pour · place 572
David TaupiacLIOT Pour · place 484
Andrée TaurinyaLFI-NFP Pour · place 609
Boris TavernierECOS Pour · place 540
Céline Thiébault-MartinezSOC Pour · place 552
Mélanie ThominSOC Pour · place 433
Stéphane TravertEPR Contre · place 300
Jean-Pierre VigierDR Contre · place 188
Corinne VignonEPR Contre · place 327
Antoine VilledieuRN Contre Par délégation · place 64
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Laurent WauquiezDR Contre · place 178
Éric WoerthEPR Contre · place 250
Caroline YadanEPR Contre · place 324

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 19000
ECOS Pour 10000
SOC Pour 8000
LIOT Pour 3000
NIPartagé1010
GDR Pour 1000
RN Contre 03600
EPR Contre 03601
DR Contre 01100
DEM Contre 0710
HOR Contre 0410
UDR Contre 0500

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 490 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetAméliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l’aide d’aéronefs télépilotés
  2. Texte visant à améliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l’aide d’aéronefs télépilotés
  3. Amendement n° 8 · article premier
  4. Scrutinn° 490 · 02/12/2024
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement de rédaction globale n° 8 de Mme Thomin à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l'aide d'aéronefs télépilotés (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Mélanie Thomin

État : Rejeté

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Une expérimentation de l’utilisation des aéronefs télépilotés pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques de biocontrôle mentionnés à l’article L. 253‑6 et figurant sur la liste mentionnée au IV de l’article L. 253‑7, de produits autorisés en agriculture biologique est menée sur des surfaces agricoles plantées en vigne et présentant une pente supérieure ou égale à 30 %, pour une période maximale de trois ans, par dérogation au premier alinéa de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime. Ces expérimentations, qui font l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, visent à déterminer les bénéfices liés à l’utilisation de drones pour l’application de produits phytopharmaceutiques en matière de réduction des risques pour la santé et l’environnement.

« Les conditions et modalités de ces expérimentations sont définies par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, de manière à garantir l’absence de risque pour la santé et l’environnement. »

Exposé sommaire de Mme Thomin, M. Potier, Mme Battistel, M. Benbrahim, M. Echaniz, M. Lhardit, M. Naillet, Mme Rossi, Mme Allemand, M. Aviragnet, M. Baptiste, M. Barusseau, M. Baumel, Mme Bellay, M. Bouloux, M. Philippe Brun, M. Califer, Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, Mme Dombre Coste, M. Dufau, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, Mme Godard, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Guedj, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, Mme Mercier, M. Oberti, Mme Pantel, M. Pena, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Pribetich, M. Proença, Mme Récalde, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Runel, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Simion, M. Sother, Mme Thiébault-Martinez, M. Vallaud, M. Vicot, groupe Socialistes et apparentés

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à proroger l’expérimentation relative à l’utilisation des aéronefs télépilotés pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques sera menée sur des surfaces agricoles plantées en vigne et présentant une pente supérieure ou égale à 30 %, conformément à l’évaluation de l’Anses rendue en juillet 2022 qui conclut à un manque de données pour juger de la réelle efficacité de cette technologie.

Le comité d’experts spécialisés de l’Anses souligne notamment que pour un même programme de traitements, les applications par drone s’avèrent dans l’ensemble moins efficaces que celles par pulvérisateurs classiques (pulvérisateur à dos, voute pneumatique, canon fixe), notamment en cas de fortes pressions en mildiou ou en oïdium.

Certes, le comité d’experts souligne que l’exposition de l’opérateur utilisant un drone est environ 200 fois plus faible que pour un opérateur utilisant un chenillard. Toutefois, lors de la phase de chargement, la contamination pour les drones apparaît plus élevée (232.43 µg/opérateur) car le drone nécessite d’être rempli plusieurs fois, à l’inverse du chenillard (15.20 µg/opérateur), à raison de 11 opérations de chargement contre 3 pour une quantité de substance active pulvérisée quasi identique.

Par ailleurs, cette évaluation ne tient pas compte du coût moyen d’un drone qui se chiffre à plusieurs milliers d’euros et qui ne permettra pas d’équiper l’ensemble des travailleurs exposés aux produits phytopharmaceutiques, accentuant un peu plus les effets d’une agriculture à deux vitesses.

Concernant l’exposition des riverains, à l’exception d’un demi-mannequin placé à 5 mètres, les niveaux de contamination sont toujours supérieurs dans le cas d’une pulvérisation par drones en comparaison à ceux avec chenillard et ce, quelle que soit la distance de la pulvérisation.

L’Anses conclut qu’une généralisation de l’impact des drones, incluant l’utilisation de buses limitant la dérive, sur le niveau de dérive reste assez difficile à quantifier avec précision dans la mesure où les études montrent des résultats pouvant présenter une forte variabilité et reposent sur un nombre de répétitions limitées. Les conditions d’utilisation ont un impact très important sur le niveau de la dérive. L’évaluation précise à plusieurs reprises la nécessité de mener des expérimentations supplémentaires pour consolider les résultats.

Enfin, l’ouverture de l’usage du drone en agriculture tel que proposé interroge sur notre propre modèle agricole. Face à l’agritech qui laisse croire que la technologie répondra à l’ensemble des défis auxquels l’agriculture est confrontée nous réaffirmons que le monde agricole a besoin de réponses structurelles pour garantir un revenu décent aux agriculteurs, les protéger de la concurrence déloyale, leur garantir un accès à la terre et les accompagner dans la transition agroécologique.

C’est dans ce cadre que la France parviendra à tenir ses objectifs de réduction de 50 % de l’usage de produits phytopharmaceutiques à horizon 2030.

Tel est le sens du présent amendement qui par souci de réalisme propose de proroger l’expérimentation en cours, sans précipiter le monde agricole dans un saut vers l’inconnu avec une utilisation des drones qui seraient mal maîtrisée.

Ouvrir la fiche de l’amendement