Amendement n° 190 de Mme Élisa Martin — article 34
Rejeté- Pour
- 25
- Contre
- 104
- Abstentions
- 21
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "Rassemblement National"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 150
- Suffrages exprimés
- 129
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
152 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Christophe Marion | EPR | Contre | Par délégation · place 307 |
| Pascal Markowsky | RN | Contre | · place 111 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Pour | · place 599 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Jean-Paul Mattei | DEM | Contre | · place 339 |
| Stéphane Mazars | EPR | Contre | · place 292 |
| Graziella Melchior | EPR | Contre | · place 387 |
| Marie Mesmeur | LFI-NFP | Pour | · place 597 |
| Nicolas Metzdorf | EPR | Contre | Par délégation · place 385 |
| Pierre Meurin | RN | Contre | · place 145 |
| Éric Michoux | UDDPLR | Contre | · place 96 |
| Christelle Minard | DR | Contre | Par délégation · place 182 |
| Paul Molac | LIOT | Abstention | · place 464 |
| Christophe Mongardien | EPR | Contre | · place 325 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Abstention | · place 474 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Pour | · place 600 |
| Didier Padey | DEM | Contre | · place 372 |
| Jimmy Pahun | DEM | Contre | · place 373 |
| Marc Pena | SOC | Abstention | Par délégation · place 446 |
| Sébastien Peytavie | ECOS | Pour | Par délégation · place 491 |
| René Pilato | LFI-NFP | Pour | · place 520 |
| Béatrice Piron | HOR | Contre | · place 236 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 57 |
| Alexandre Portier | DR | Contre | · place 173 |
| Marie-Agnès Poussier-Winsback | HOR | Non-votant | · place 217 |
| Pierre Pribetich | SOC | Abstention | · place 444 |
| Christophe Proença | SOC | Abstention | · place 488 |
| Julien Rancoule | RN | Contre | · place 136 |
| Jean-Claude Raux | ECOS | Pour | · place 498 |
| Sandra Regol | ECOS | Abstention | · place 501 |
| Sophie Ricourt Vaginay | UDDPLR | Contre | · place 92 |
| Catherine Rimbert | RN | Contre | · place 41 |
| Véronique Riotton | EPR | Contre | · place 302 |
| Vincent Rolland | DR | Contre | · place 201 |
| Fabrice Roussel | SOC | Abstention | · place 460 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | · place 303 |
| Sébastien Saint-Pasteur | SOC | Abstention | · place 566 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Isabelle Santiago | SOC | Abstention | Par délégation · place 414 |
| Bertrand Sorre | EPR | Contre | · place 291 |
| Jean-Philippe Tanguy | RN | Contre | · place 35 |
| Liliana Tanguy | EPR | Contre | Par délégation · place 265 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Jean Terlier | EPR | Contre | · place 248 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Corinne Vignon | EPR | Contre | · place 327 |
| Antoine Villedieu | RN | Contre | Par délégation · place 64 |
| Anne-Cécile Violland | HOR | Contre | · place 224 |
| Jean-Luc Warsmann | LIOT | Abstention | · place 481 |
| Éric Woerth | EPR | Contre | Par délégation · place 250 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030
- Texte relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030
- Amendement n° 190 · article 34
- Scrutinn° 4791 · 16/12/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 190 de Mme Elisa Martin à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Élisa Martin
État : Rejeté
Dispositif
I. – Au début de la dernière phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :
« Sauf urgence dûment justifiée, ».
II. – En conséquence, à la même dernière phrase du même alinéa 5, substituer aux mots :
« soixante-douze heures »
les mots :
« deux mois ».
Exposé sommaire de Mme Élisa Martin et ses cosignataires
Par cet amendement de repli, les député.es du groupe La France insoumise proposent d'élargir le délai dans lequel une personne faisant l'objet d'une interdiction administrative de paraître est notifiée de cette décision.
Notre groupe s'oppose fermement à l'ensemble de cet article, qui constitue une nouvelle tentative de restreindre la liberté fondamentale de circuler librement sur le territoire, et qui n'est limitée ni dans le temps ni dans l'espace et qui créera de nouvelles formes d'assignation à résidence selon le bon vouloir de l'administration.
Dans ce contexte de risque important d'arbitraire, il est indispensable de garantir l'exercice du droit à un recours effectif devant le juge des référés avant même l'entrée en vigueur de la mesure d'interdiction.
Dans la version initiale du projet de loi, ce délai maximal de notification était de 48h. Un amendement adopté en commission des lois du Sénat l'a porté à 72 heures, conformément à une recommandation du Conseil d'Etat... une modification que le Gouvernement a tenté d'annuler en séance publique.
Il nous paraît cohérent de porter ce délai à deux mois avant l'entrée en vigueur de l'interdiction, la personne concernée disposant d'un délai de deux mois à compter de la notification pour demander au juge administratif d'annuler cette décision.
Cela est d'autant plus essentielles que de nombreuses personnes sont injustement ciblées par des mesures individuelles de contrôle et de surveillance (Micas) prises par le ministre de l'intérieur sur simple soupçon de l'administration à des fins de "lutte contre le terrorisme". Depuis 2021, celles-ci peuvent être assorties d'interdictions administrative de paraître.
Notre groupe souhaite rappeler que ces Micas ne ciblent pas des criminels en puissance mais bien souvent des personnes qui n'ont jamais fait l'objet de la moindre condamnation. C'est ce qu'a souligné la LDH dès 2017, lors de leur introduction dans la loi. Elles sont édictées sur la seule base de "notes blanches" de l'administration, et ne nécessitent aucune intervention préalable d’un juge judiciaire.
Ainsi, lors des Jeux de Paris 2024, de nombreuses MICAS prononcées ont été suspendues ou annulées par le juge administrative faute d'"élément probant" caractérisant une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Elles ont pourtant produit des effets dramatiques, puisque certaines des personnes ciblées n'ont plus été autorisées à se rendre sur leur lieu de travail, entraînant parfois la perte de leur emploi.
Dans son rapport sur "les libertés à l'épreuve des grands événements" (oct. 2025), la CNCDH a mis en lumière un usage des Micas particulièrement discriminatoire, "qui pèse sur une catégorie de la population, identifiée comme ayant ou étant susceptible d’avoir des liens étroits avec une forme d’islam radical".
Le nouveau régime que propose cet article 34 produira les mêmes effets. Il n’exige pas que soit rapportée la preuve d’un lien entre la nature du comportement et la nature de la menace actuelle pour la sécurité publique pour qu’un individu se voit opposer une telle interdiction de paraître.
Comme pour les Micas, ce nouveau régime s'appuie des notions floues (dans le contexte de "grands événements" ou "grands rassemblements", à des fins de "lutte contre le terrorisme", pour toute personne "pour laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité publique"). Cela est de nature à bafouer les principes de légalité des délits et des peines et de sécurité juridique, les personnes ne pouvant connaître de manière prévisible les comportements visés.
Pour toutes ces raisons il est d'une importance majeure que les personnes concernées puissent contester une telle mesure prise à leur encontre.