Amendement n° 52 de M. Boyard — article 4
Rejeté- Pour
- 17
- Contre
- 35
- Abstentions
- 2
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 54
- Suffrages exprimés
- 52
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
55 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Ségolène Amiot | LFI-NFP | Pour | · place 526 |
| Christophe Barthès | RN | Contre | · place 73 |
| Jean-Pierre Bataille | LIOT | Contre | · place 479 |
| Béatrice Bellamy | HOR | Contre | · place 219 |
| Thierry Benoit | HOR | Contre | · place 223 |
| Sylvain Berrios | HOR | Contre | · place 220 |
| Guillaume Bigot | RN | Contre | Par délégation · place 110 |
| Louis Boyard | LFI-NFP | Pour | · place 630 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Xavier Breton | DR | Contre | · place 171 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Eddy Casterman | RN | Contre | · place 67 |
| Gabrielle Cathala | LFI-NFP | Pour | · place 595 |
| Bérenger Cernon | LFI-NFP | Pour | · place 620 |
| Hadrien Clouet | LFI-NFP | Pour | · place 636 |
| Marc de Fleurian | RN | Contre | · place 144 |
| Arthur Delaporte | SOC | Contre | Par délégation · place 453 |
| Nicolas Dragon | RN | Contre | · place 120 |
| Gaëtan Dussausaye | RN | Contre | · place 27 |
| Olivier Fayssat | UDR | Contre | · place 103 |
| Mathilde Feld | LFI-NFP | Pour | · place 629 |
| Emmanuel Fouquart | RN | Contre | · place 14 |
| Océane Godard | SOC | Contre | · place 450 |
| Clémence Guetté | LFI-NFP | Pour | · place 634 |
| Mathilde Hignet | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 611 |
| Sébastien Huyghe | EPR | Contre | · place 380 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 11 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Jérôme Legavre | LFI-NFP | Pour | · place 649 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| Patrice Martin | RN | Contre | · place 155 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Contre | Par délégation · place 20 |
| Thomas Ménagé | RN | Contre | · place 40 |
| Marie Mesmeur | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 597 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Jacques Oberti | SOC | Contre | · place 474 |
| Jérémie Patrier-Leitus | HOR | Contre | Par délégation · place 240 |
| Anna Pic | SOC | Contre | Par délégation · place 452 |
| Thomas Portes | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 633 |
| Jean-Louis Roumégas | ECOS | Abstention | Par délégation · place 513 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | Par délégation · place 138 |
| Arnaud Saint-Martin | LFI-NFP | Pour | · place 648 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | · place 558 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Nicolas Sansu | GDR | Pour | · place 592 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 572 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Sophie Taillé-Polian | ECOS | Abstention | · place 494 |
| Romain Tonussi | RN | Contre | · place 85 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Frédéric Valletoux | HOR | Contre | · place 213 |
| Antoine Villedieu | RN | Contre | Par délégation · place 64 |
| Stéphane Viry | LIOT | Contre | · place 406 |
| Stéphane Vojetta | EPR | Contre | · place 389 |
| Frédéric Weber | RN | Contre | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Texte portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Amendement n° 52 · article 4
- Scrutinn° 2918 · 03/07/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 52 de M. Boyard de suppression de l'article 4 du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Louis Boyard
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire de M. Boyard et ses cosignataires
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose la suppression de ce "contrat de valorisation de l'expérience", qui va encore davantage précariser les travailleurs séniors et créer des effets d'aubaine.
Entre 55 et 61 ans, 1 travailleur sur 5 est ni en emploi ni en retraite selon l'Insee. Une fois complètement montée en charge, la réforme Macron-Borne de 2023 qui a porté l'âge de la retraite à 64 ans va plonger 200 000 séniors dans cette situation de précarité. Et ce sont d'abord les travailleurs pauvres et les plus défavorisés dans la division sociale du travail qui seront touchés. Ainsi, le report de l'âge en 2010 n'a pas allongé la durée en emploi pour 34% des ouvriers et a augmenté la durée passée en invalidité de 6 mois pour les ouvriers non qualifiés. Avant même la retraite à 64 ans, les ouvriers du gros œuvre de bâtiment passaient déjà 60% du temps hors-emploi après 50 ans, c'était 52% pour les serveurs (Institut des politiques publiques, 2025).
Vouloir repousser l'âge de la retraite pour augmenter le taux d'emploi est une maltraitance pour ces travailleurs séniors. Cela favorise le développement d'emplois précaires, mal rémunérés, à temps partiel. Ainsi, la part des travailleurs séniors en CDD a progressé de 25% entre 2003 et 2020 (DARES, 2024).
Ajoutons que si les séniors rencontrent des difficultés pour rester en emploi ou être embauchés, c'est avant tout du fait des pratiques discriminatoires des employeurs. Les travailleurs séniors comptent pour 17% des actifs mais seulement 6% des recrutements. Ils sont plus exposés aux ruptures involontaires de contrat que les autres salariés, dont les licenciements. Cette tendance s'observe aussi à partir d'une comparaison internationale : cela touche 1,9% des séniors en emploi en France contre 0,8% en Allemagne.
Pour permettre aux travailleurs séniors qui le souhaitent et qui le peuvent d'occuper un emploi, il faut faire cesser les discriminations de la part des employeurs et donc les contraindre à maintenir en emploi et recruter.
Ce projet de loi vise à leur permettre de recruter sous un contrat précaire, avec un droit unilatéral de mise à la retraite du travailleur qui a atteint la date de la retraite à taux plein. Les travailleurs vont donc perdre la maîtrise de leur fin de carrière, ce qui pénalisera ceux souhaitant obtenir une surcote pour améliorer leur faible pension de retraite.
Cela s'accompagne d'un nouveau cadeau socio-fiscal avec une exonération de contribution sur l'indemnité de mise à la retraite, venant s'ajouter aux plus de 90 milliards d'exonérations de cotisations sociales dont bénéficie déjà le patronat. Le Gouvernement n'a pas daigné présenté une estimation de l'impact budgétaire de la mesure dans l'étude d'impact du projet de loi.
Enfin, la rédaction du présent texte est si permissive qu'un employeur pourra réembaucher sous CDI séniors un employé qui a quitté l'entreprise, y compris sous la forme d'un non renouvellement du contrat ou d'un licenciement, à condition que ce départ date de plus de 6 mois.
La réduction du taux de chômage des séniors passera par l'abrogation de la retraite à 64 ans et, à terme, par le retour à 60 ans. Le taux d'emploi des plus de 60 ans sera alors un non problème.
Pour toutes ces raisons, le groupe LFI-NFP propose l'abrogation de cet article 4 qui propose d'expérimenter la création d'un CDI séniors.