Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

55 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Ségolène AmiotLFI-NFP Pour · place 526
Christophe BarthèsRN Contre · place 73
Jean-Pierre BatailleLIOT Contre · place 479
Béatrice BellamyHOR Contre · place 219
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Sylvain BerriosHOR Contre · place 220
Guillaume BigotRN Contre Par délégation · place 110
Louis BoyardLFI-NFP Pour · place 630
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Xavier BretonDR Contre · place 171
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Eddy CastermanRN Contre · place 67
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Bérenger CernonLFI-NFP Pour · place 620
Hadrien ClouetLFI-NFP Pour · place 636
Marc de FleurianRN Contre · place 144
Arthur DelaporteSOC Contre Par délégation · place 453
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 27
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Mathilde FeldLFI-NFP Pour · place 629
Emmanuel FouquartRN Contre · place 14
Océane GodardSOC Contre · place 450
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Mathilde HignetLFI-NFP Pour Par délégation · place 611
Sébastien HuygheEPR Contre · place 380
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Jérôme LegavreLFI-NFP Pour · place 649
Christine LoirRN Contre · place 31
Patrice MartinRN Contre · place 155
Nicolas MeizonnetRN Contre Par délégation · place 20
Thomas MénagéRN Contre · place 40
Marie MesmeurLFI-NFP Pour Par délégation · place 597
Louise MorelDEM Contre · place 335
Jacques ObertiSOC Contre · place 474
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Anna PicSOC Contre Par délégation · place 452
Thomas PortesLFI-NFP Pour Par délégation · place 633
Jean-Louis RoumégasECOS Abstention Par délégation · place 513
Anaïs SabatiniRN Contre Par délégation · place 138
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour · place 648
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Nicolas SansuGDR Pour · place 592
Ersilia SoudaisLFI-NFP Pour Par délégation · place 572
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Sophie Taillé-PolianECOS Abstention · place 494
Romain TonussiRN Contre · place 85
Nicolas TurquoisDEM Contre · place 354
Frédéric ValletouxHOR Contre · place 213
Antoine VilledieuRN Contre Par délégation · place 64
Stéphane ViryLIOT Contre · place 406
Stéphane VojettaEPR Contre · place 389
Frédéric WeberRN Contre · place 118

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 16000
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 01700
EPR Contre 0301
SOC Contre 0400
DR Contre 0100
ECOS Abstention 0020
DEM Contre 0200
HOR Contre 0500
LIOT Contre 0200
UDR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2918 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
  2. Texte portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
  3. Amendement n° 52 · article 4
  4. Scrutinn° 2918 · 03/07/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 52 de M. Boyard de suppression de l'article 4 du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Louis Boyard

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de M. Boyard et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose la suppression de ce "contrat de valorisation de l'expérience", qui va encore davantage précariser les travailleurs séniors et créer des effets d'aubaine.

Entre 55 et 61 ans, 1 travailleur sur 5 est ni en emploi ni en retraite selon l'Insee. Une fois complètement montée en charge, la réforme Macron-Borne de 2023 qui a porté l'âge de la retraite à 64 ans va plonger 200 000 séniors dans cette situation de précarité. Et ce sont d'abord les travailleurs pauvres et les plus défavorisés dans la division sociale du travail qui seront touchés. Ainsi, le report de l'âge en 2010 n'a pas allongé la durée en emploi pour 34% des ouvriers et a augmenté la durée passée en invalidité de 6 mois pour les ouvriers non qualifiés. Avant même la retraite à 64 ans, les ouvriers du gros œuvre de bâtiment passaient déjà 60% du temps hors-emploi après 50 ans, c'était 52% pour les serveurs (Institut des politiques publiques, 2025).

Vouloir repousser l'âge de la retraite pour augmenter le taux d'emploi est une maltraitance pour ces travailleurs séniors. Cela favorise le développement d'emplois précaires, mal rémunérés, à temps partiel. Ainsi, la part des travailleurs séniors en CDD a progressé de 25% entre 2003 et 2020 (DARES, 2024).

Ajoutons que si les séniors rencontrent des difficultés pour rester en emploi ou être embauchés, c'est avant tout du fait des pratiques discriminatoires des employeurs. Les travailleurs séniors comptent pour 17% des actifs mais seulement 6% des recrutements. Ils sont plus exposés aux ruptures involontaires de contrat que les autres salariés, dont les licenciements. Cette tendance s'observe aussi à partir d'une comparaison internationale : cela touche 1,9% des séniors en emploi en France contre 0,8% en Allemagne.

Pour permettre aux travailleurs séniors qui le souhaitent et qui le peuvent d'occuper un emploi, il faut faire cesser les discriminations de la part des employeurs et donc les contraindre à maintenir en emploi et recruter.

Ce projet de loi vise à leur permettre de recruter sous un contrat précaire, avec un droit unilatéral de mise à la retraite du travailleur qui a atteint la date de la retraite à taux plein. Les travailleurs vont donc perdre la maîtrise de leur fin de carrière, ce qui pénalisera ceux souhaitant obtenir une surcote pour améliorer leur faible pension de retraite.

Cela s'accompagne d'un nouveau cadeau socio-fiscal avec une exonération de contribution sur l'indemnité de mise à la retraite, venant s'ajouter aux plus de 90 milliards d'exonérations de cotisations sociales dont bénéficie déjà le patronat. Le Gouvernement n'a pas daigné présenté une estimation de l'impact budgétaire de la mesure dans l'étude d'impact du projet de loi.

Enfin, la rédaction du présent texte est si permissive qu'un employeur pourra réembaucher sous CDI séniors un employé qui a quitté l'entreprise, y compris sous la forme d'un non renouvellement du contrat ou d'un licenciement, à condition que ce départ date de plus de 6 mois.

La réduction du taux de chômage des séniors passera par l'abrogation de la retraite à 64 ans et, à terme, par le retour à 60 ans. Le taux d'emploi des plus de 60 ans sera alors un non problème.

Pour toutes ces raisons, le groupe LFI-NFP propose l'abrogation de cet article 4 qui propose d'expérimenter la création d'un CDI séniors.

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