Amendement n° 34 de M. Boyard — article premier
Rejeté- Pour
- 16
- Contre
- 47
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 63
- Suffrages exprimés
- 63
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
65 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Ségolène Amiot | LFI-NFP | Pour | · place 526 |
| Bénédicte Auzanot | RN | Contre | · place 79 |
| Erwan Balanant | DEM | Contre | · place 333 |
| Géraldine Bannier | DEM | Contre | · place 371 |
| Christophe Barthès | RN | Contre | · place 73 |
| Anne Bergantz | DEM | Contre | · place 358 |
| Louis Boyard | LFI-NFP | Pour | · place 630 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Gabrielle Cathala | LFI-NFP | Pour | · place 595 |
| Bérenger Cernon | LFI-NFP | Pour | · place 620 |
| Cyrielle Chatelain | ECOS | Pour | · place 515 |
| Paul Christophe | HOR | Contre | · place 222 |
| Hadrien Clouet | LFI-NFP | Pour | · place 636 |
| Marc de Fleurian | RN | Contre | · place 144 |
| Arthur Delaporte | SOC | Contre | Par délégation · place 453 |
| Stella Dupont | NI | Contre | · place 403 |
| Gaëtan Dussausaye | RN | Contre | · place 27 |
| Olivier Fayssat | UDR | Contre | · place 103 |
| Denis Fégné | SOC | Contre | · place 487 |
| Mathilde Feld | LFI-NFP | Pour | · place 629 |
| Marina Ferrari | DEM | Contre | Par délégation · place 360 |
| Emmanuel Fouquart | RN | Contre | · place 14 |
| Félicie Gérard | HOR | Contre | · place 226 |
| Océane Godard | SOC | Contre | · place 450 |
| José Gonzalez | RN | Contre | · place 3 |
| Patrick Hetzel | DR | Contre | · place 164 |
| Jérémie Iordanoff | ECOS | Pour | · place 509 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 11 |
| Marietta Karamanli | SOC | Pour | · place 411 |
| Brigitte Klinkert | EPR | Contre | · place 366 |
| Thomas Lam | HOR | Contre | · place 230 |
| Nadine Lechon | RN | Contre | · place 119 |
| Murielle Lepvraud | LFI-NFP | Pour | · place 650 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Contre | Par délégation · place 20 |
| Marie Mesmeur | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 597 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | · place 331 |
| Joséphine Missoffe | EPR | Contre | · place 323 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Jean Moulliere | HOR | Contre | · place 245 |
| Naïma Moutchou | HOR | Non-votant | · place 221 |
| Jacques Oberti | SOC | Contre | · place 474 |
| Jimmy Pahun | DEM | Contre | · place 373 |
| Frédéric Petit | DEM | Contre | Par délégation · place 345 |
| Anna Pic | SOC | Contre | Par délégation · place 452 |
| Marie-Agnès Poussier-Winsback | HOR | Contre | · place 217 |
| Jean-Louis Roumégas | ECOS | Pour | Par délégation · place 513 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | Par délégation · place 303 |
| Sandrine Runel | SOC | Contre | · place 564 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | · place 138 |
| Alexandre Sabatou | RN | Contre | Par délégation · place 83 |
| Nicolas Sansu | GDR | Pour | · place 592 |
| Charles Sitzenstuhl | EPR | Contre | · place 364 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 572 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Sophie Taillé-Polian | ECOS | Pour | · place 494 |
| Romain Tonussi | RN | Contre | · place 85 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Stéphane Viry | LIOT | Contre | · place 406 |
| Lionel Vuibert | NI | Contre | · place 485 |
| Frédéric Weber | RN | Contre | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Texte portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Amendement n° 34 · article premier
- Scrutinn° 2905 · 03/07/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 34 de M. Boyard à l'article premier du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Louis Boyard
État : Rejeté
Dispositif
Après l’alinéa 9, insérer les six alinéas suivants :
« Les entreprises d’au moins trois cents salariés sont soumises à une pénalité à la charge de l’employeur :
« a) En l’absence d’accord sur l’emploi des séniors ;
« b) À défaut d’accord, en l’absence du document mentionné au deuxième alinéa ;
« c) En cas de non respect de l’accord sur l’emploi des séniors ;
« Le montant de la pénalité prévue au présent article est fixé par l’autorité administrative sans pouvoir être inférieur à 1 % du chiffre d’affaires, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, en fonction des efforts constatés dans l’entreprise en faveur de l’emploi des seniors ainsi que des motifs de sa défaillance quant au respect des obligations fixées au même premier alinéa.
« Le produit de cette pénalité est affecté à la caisse mentionnée à l’article L. 222‑1 du code de la sécurité sociale. »
Exposé sommaire de M. Boyard et ses cosignataires
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose de prévoir des sanctions afin de garantir que les engagements pris par les employeurs sont effectivement tenus. Cette sanction devant être au plus de 1% du chiffre d'affaires.
Ce projet de loi pose le principe de négociations triennales sur l'emploi des séniors, à l'échelle de la branche, devant être déclinées au sein des grandes entreprises.
Cependant, aucune sanction ne vient garantir la présence ou l'application d'un accord. Pire encore, l'employeur est autorisé à imposer un document qu'il n'est même pas tenu de respecter par la suite !
Ce refus de contraindre les employeurs est d'autant plus inacceptable qu'ils discriminent largement les travailleurs séniors. Ainsi, ils sont plus souvent licenciés que dans d'autres pays. Ils sont fortement pénalisés dans les recrutements en pesant 6% des recrutements pour 17% des actifs.
L'accès à l'emploi durable se dégrade sensiblement entre 50 ans et 56 ans, avec une baisse de 5 points des chances de retrouver un emploi durable en comparaison d'un travailleur ayant entre 40 ans et 49 ans. Cette dégradation est de plus en plus marquée à mesure que l'âge augmente (Unédic, 2024).
Entre 55 ans et 61 ans, 1 travailleur sur 5 n'est ni en emploi ni en retraite (NER) et 45% de ces travailleurs séniors NER le sont pour une raison de santé ou un handicap. Ces séniors sont maintenus dans un sas de précarité comme en témoigne leur durée moyenne d'inscription à France Travail, de 517 jours, quand elle est de 326 jours pour la population générale des privés d'emploi inscrits à France Travail (France Travail, 2025) ou le fait que près de 30% des séniors inscrits à l'assurance chômage la quittent pour prendre leur retraite (Unédic, 2024).
Pour ces salariés, la solution n'est pas dans la création d'un énième contrat d'exception ou dans l'organisation de négociations conduisant à des déclarations non contraignantes pour l'employeur. Il faut d'abord abroger la retraite à 64 ans et aller vers un retour à 60 ans. Il est également nécessaire de contraindre les employeurs à revoir leur organisation du travail et à améliorer les conditions de travail, pour préserver la santé de tous les travailleurs et notamment des séniors.
Les travailleurs doivent se saisir de ces espaces de négociation, à l'échelle de la branche et à l'échelle de l'entreprise, pour imposer ces mesures essentielles : de non discrimination, d'aménagement des fins de carrière dont la baisse du temps de travail avec maintien des revenus, de prise de contrôle sur l'organisation et les conditions de travail, de respect de la santé et de prévention vis-à-vis des risques professionnels.
Afin de réellement permettre que ces négociations existent, qu'elles se fassent sans mauvaise volonté de l'employeur et dans l'intérêt des travailleurs séniors, nous proposons que l'absence d'un accord ou le non respect de cet accord exposent l'employeur à une pénalité de 1% de son chiffre d'affaires.