Amendement n° 33 de M. Boyard — article premier
Rejeté- Pour
- 14
- Contre
- 45
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 59
- Suffrages exprimés
- 59
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
61 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Ségolène Amiot | LFI-NFP | Pour | · place 526 |
| Bénédicte Auzanot | RN | Contre | · place 79 |
| Christophe Barthès | RN | Contre | · place 73 |
| Guillaume Bigot | RN | Contre | Par délégation · place 110 |
| Louis Boyard | LFI-NFP | Pour | · place 630 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Xavier Breton | DR | Contre | · place 171 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Gabrielle Cathala | LFI-NFP | Pour | · place 595 |
| Bérenger Cernon | LFI-NFP | Pour | · place 620 |
| Cyrielle Chatelain | ECOS | Pour | · place 515 |
| Paul Christophe | HOR | Contre | · place 222 |
| François Cormier-Bouligeon | EPR | Contre | · place 290 |
| Marc de Fleurian | RN | Contre | · place 144 |
| Arthur Delaporte | SOC | Contre | Par délégation · place 453 |
| Stella Dupont | NI | Contre | · place 403 |
| Gaëtan Dussausaye | RN | Contre | · place 27 |
| Olivier Fayssat | UDR | Contre | · place 103 |
| Denis Fégné | SOC | Contre | · place 487 |
| Mathilde Feld | LFI-NFP | Pour | · place 629 |
| Marina Ferrari | DEM | Contre | Par délégation · place 360 |
| Emmanuel Fouquart | RN | Contre | · place 14 |
| Félicie Gérard | HOR | Contre | · place 226 |
| Océane Godard | SOC | Contre | · place 450 |
| José Gonzalez | RN | Contre | · place 3 |
| Patrick Hetzel | DR | Contre | · place 164 |
| Jérémie Iordanoff | ECOS | Pour | · place 509 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 11 |
| Nadine Lechon | RN | Contre | · place 119 |
| Murielle Lepvraud | LFI-NFP | Pour | · place 650 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Patrice Martin | RN | Contre | · place 155 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Contre | Par délégation · place 20 |
| Thomas Ménagé | RN | Contre | · place 40 |
| Marie Mesmeur | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 597 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | · place 331 |
| Joséphine Missoffe | EPR | Contre | · place 323 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Jean Moulliere | HOR | Contre | · place 245 |
| Naïma Moutchou | HOR | Non-votant | · place 221 |
| Jacques Oberti | SOC | Contre | · place 474 |
| Jimmy Pahun | DEM | Contre | · place 373 |
| Anna Pic | SOC | Contre | Par délégation · place 452 |
| Marie-Agnès Poussier-Winsback | HOR | Contre | · place 217 |
| Jean-Louis Roumégas | ECOS | Pour | Par délégation · place 513 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | Par délégation · place 303 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | · place 138 |
| Alexandre Sabatou | RN | Contre | Par délégation · place 83 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Nicolas Sansu | GDR | Pour | · place 592 |
| Charles Sitzenstuhl | EPR | Contre | · place 364 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 572 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Sophie Taillé-Polian | ECOS | Pour | · place 494 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Frédéric Valletoux | HOR | Contre | · place 213 |
| Antoine Villedieu | RN | Contre | Par délégation · place 64 |
| Stéphane Viry | LIOT | Contre | · place 406 |
| Lionel Vuibert | NI | Contre | · place 485 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Texte portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
- Amendement n° 33 · article premier
- Scrutinn° 2903 · 03/07/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 33 de M. Boyard et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Louis Boyard
État : Rejeté
Dispositif
I. – Compléter l’alinéa 8 par les trois phrases suivantes :
« Le plan d’action type applicable aux entreprises d’au moins 50 salariés employant moins de 15 % de salariés seniors contient des objectifs chiffrés de progression de la part de seniors en emploi dans l’entreprise. Cet objectif de progression ne peut être inférieur à 5 % par an jusqu’à atteindre une proportion de 15 % de salariés seniors. Le plan d’action d’une entreprise est déposé auprès de l’autorité administrative. »
II. – En conséquence, après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :
« L’accord issu de la négociation relative aux thèmes mentionnés aux 1° et 2° ne peut écarter l’objectif de progression annuelle de 5 % de la part de salariés seniors jusqu’à l’atteinte du seuil de 15 % de salariés seniors dans l’entreprise. »
Exposé sommaire de M. Boyard et ses cosignataires
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose que toutes les entreprises moyennes et grandes soient concernées par une obligation d'emploi des séniors, exposée sous la forme d'objectifs chiffrés, valant jusqu'à l'atteinte d'une proportion de 15% de travailleurs séniors.
Les 50-64 ans représentent 19,3% de la population française et 17% de la population active. Nous proposons donc, dans l'attente de l'abrogation de la retraite à 64 ans, que les entreprises emploient 15% de salariés de cette tranche d'âge. Jusqu'à l'atteinte de cet objectif, les entreprises devront faire progresser la part de leurs salariés séniors d'au moins 5% par an. Une telle mesure permettra simultanément de faciliter le maintien en emploi et le recrutement des séniors. Les entreprises délinquantes seront exposées à des sanctions dès lors qu'elles ne respectent pas l'accord sur l'emploi des séniors, dont cet objectif sera une condition nécessaire.
Tout est fait comme si la privation d'emploi des séniors était un produit des comportements individuels de ces travailleurs alors qu'ils sont largement discriminés dans l'emploi : ils représentent 6% des recrutements alors qu’ils sont 17% des actifs. En France, les travailleurs séniors subissent des ruptures involontaires de contrat dans 1,9% des cas tandis que c'est 0,8% en Allemagne.
Cette vision patronale ne sert qu'à paupériser les travailleurs séniors privés d'emploi. Ainsi, la convention d'assurance chômage en application depuis avril va pénaliser 40 000 séniors privés d'emploi en repoussant les bornes d'âge de la filière sénior, dont 17 000 qui vont perdre leur indemnisation.
Alors que la contrainte pèse sur les travailleurs, les employeurs sont laissés libres de discriminer. Il sont même récompensés pour cela ! En bénéficiant de toujours plus d'exonérations de cotisations et contributions, en se voyant offrir des contrats précaires taillés sur mesure pour qu'ils puissent se débarrasser de la main d’œuvre lorsqu'ils le souhaitent.
Concernant la place de leur salariés séniors dans l'organisation du travail, l'inaction patronale est patente : 57% des entreprises ne mettent pas en place de formation pour empêcher la discrimination par l’âge, seulement 37 % entreprises mettent en place des aménagements de fin de carrière pour mieux anticiper les besoins et souhaits d’évolution des salariés seniors (Ipsos, 2025). Cette attitude des employeurs n'est pas de nature à favoriser le maintien en emploi de travailleurs aux contraintes multiples, par exemple une santé dégradée ou un rôle de proche aidant.
Nous proposons donc de répondre au vide abyssal de ce texte concernant les efforts attendus des employeurs par l'application d'une obligation de recrutement et de maintien des salariés séniors jusqu'à atteindre 15% de travailleurs séniors au sein d'une entreprise.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.