Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

161 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Gérard LeseulSOC Contre · place 415
Julien LimongiRN Pour · place 122
René LioretRN Pour · place 154
Brigitte LisoEPR Contre · place 258
Christine LoirRN Pour · place 31
Marie-France LorhoRN Pour Par délégation · place 147
Claire Marais-BeuilRN Pour · place 133
Christophe MarionEPR Pour · place 307
Pascal MarkowskyRN Pour · place 111
Élisa MartinLFI-NFP Contre · place 637
Bryan MassonRN Pour · place 109
Damien MaudetLFI-NFP Contre · place 644
Kévin MauvieuxRN Pour · place 30
Stéphane MazarsEPR Pour Par délégation · place 292
Graziella MelchiorEPR Contre · place 387
Joëlle MélinRN Pour · place 12
Sophie MetteDEM Pour · place 331
Louise MorelDEM Pour Par délégation · place 335
Jean MoulliereHOR Pour · place 245
Philippe NailletSOC Contre · place 429
Jean-Philippe NilorLFI-NFP Contre · place 632
Sandrine NosbéLFI-NFP Contre · place 639
Jacques ObertiSOC Contre · place 474
Danièle ObonoLFI-NFP Contre · place 600
Hubert OttDEM Abstention · place 356
Julie OzenneECOS Contre · place 506
Jérémie Patrier-LeitusHOR Pour Par délégation · place 240
Sébastien PeytavieECOS Contre · place 491
Kévin PfefferRN Pour · place 101
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
Béatrice PironHOR Pour · place 236
Dominique PotierSOC Contre · place 413
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Pour · place 217
Pierre PribetichSOC Contre · place 444
Julien RancouleRN Pour · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Contre · place 615
Jean-Claude RauxECOS Contre · place 498
Marie RécaldeSOC Contre · place 438
Sandra RegolECOS Contre Par délégation · place 501
Catherine RimbertRN Pour · place 41
Valérie RossiSOC Contre · place 472
Béatrice RoullaudRN Pour · place 152
Sandrine RousseauECOS Contre · place 508
Jean-François RoussetEPR Contre Par délégation · place 303
Sébastien Saint-PasteurSOC Contre · place 566
Laetitia Saint-PaulHOR Pour · place 228
Emeric SalmonRN Pour · place 1
Bertrand SorreEPR Contre · place 291
Violette SpilleboutEPR Contre · place 253
Aurélien TachéLFI-NFP Contre · place 574
Jean-Philippe TanguyRN Pour · place 35
Liliana TanguyEPR Pour Par délégation · place 265
Andrée TaurinyaLFI-NFP Contre · place 609
Michaël TaverneRN Pour · place 50
Prisca ThevenotEPR Abstention · place 274
Sabine ThillayeDEM Pour · place 334
Romain TonussiRN Pour · place 85
Philippe VigierDEM Pour · place 337
Anne-Cécile ViollandHOR Pour · place 224
Dominique VoynetECOS Contre · place 495
Estelle YoussouffaLIOT Pour · place 382

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
RN Pour 45000
EPR Contre 101111
HOR Pour 9000
DEM Pour 7010
UDR Pour 6000
DR Pour 3000
LIOT Pour 2000
NIPartagé1100
LFI-NFP Contre 02700
SOC Contre 01800
ECOS Contre 01501
GDR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2678 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 640 · article 7
  4. Scrutinn° 2678 · 24/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 640 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 7 (supprimé) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : le Gouvernement

État : Adopté

Dispositif

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« I. – Après le 5° de l’article L. 761‑8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un 5° bis ainsi rédigé :

« 5° bis L’article L. 741‑5 est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :

« « Lorsqu’il ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l’exécution de la décision d’éloignement et qu’aucune autre mesure n’apparaît suffisante à garantir efficacement l’exécution effective de cette décision, l’étranger accompagné d’un mineur qui se trouve dans l’un des cas prévus à l’article L. 731‑1 peut, pour le temps strictement nécessaire à l’organisation de l’éloignement et qui ne peut excéder quarante‑huit heures, être placé dans des lieux spécialement adaptés à la prise en charge des besoins de l’unité familiale.

« « Les caractéristiques de ces lieux, indépendants des lieux de rétention et qui garantissent aux membres de la famille une intimité adéquate, dans des conditions qui tiennent compte de l’intérêt supérieur de l’enfant, sont définies par décret en Conseil d’État.

« « En cas d’impossibilité matérielle de procéder à l’éloignement pour une raison étrangère à l’administration, l’autorité administrative peut proroger ce placement pour une nouvelle durée de vingt‑quatre heures.

« « L’étranger qui fait l’objet d’une décision de placement ou de prorogation de placement en application des deuxième et quatrième alinéas du présent article peut la contester devant le magistrat du siège du tribunal judiciaire dans un délai de quarante‑huit heures. Le magistrat du siège du tribunal judiciaire statue, par ordonnance, dans les quarante‑huit heures suivant sa saisine.

« « Sous réserve de ces adaptations, les chapitres Ier à IV du titre IV du livre VII sont applicables. » ; ».

« I bis . – Le III de l’article 86 de la loi n° 2024‑42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration est ainsi rédigé :

« « III. – Le 1° de l’article 40 s’applique à Mayotte à compter du 1er janvier 2027. Le 3° du même article 40 s’applique à Mayotte à compter du 1er juillet 2028.

« II. – Le I entre en vigueur le 1er juillet 2028. »

Exposé sommaire du Gouvernement

La suppression du placement des familles dans les centres de rétention est une mesure forte portée par le Gouvernement lors de l'examen de la loi du 26 janvier 2026 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Cette interdiction de placer des mineurs en rétention administrative est effective depuis le 24 janvier 2024 sur l’ensemble du territoire.

La composition spécifique des flux migratoires vers Mayotte, majoritairement familiale, a cependant nécessité une exception temporaire à Mayotte : le législateur a ainsi choisi de laisser le temps à l’exécutif de s’adapter à cette situation tout à fait exceptionnelle du département.

L’objet même de cet article est de créer les conditions permettant la bonne mise en œuvre de l’interdiction du placement des mineurs en centre de rétention administrative sur le territoire de Mayotte.

En effet, le nombre de mineurs accompagnant leurs parents est particulièrement élevé au centre de rétention administrative de Pamandzi : il avoisine chaque année les 3 000 depuis 2019, avec 2 909 mineurs accompagnants en 2023, contre 87 en 2023 pour l'ensemble de la France hexagonale cette même année. Ces chiffres sont la preuve qu’il faut continuer de disposer à Mayotte d'infrastructures spécifiques permettant d'éloigner les familles.

Pour autant, ces infrastructures seront d’une toute autre nature que les centres de rétention administrative. Les unités familiales seront justement des bâtiments indépendants des CRA, c'est-à-dire sur une emprise distincte, où l'intimité de chaque famille familiale sera préservée.

Cette garantie figure dans le texte même de l'article. La présence de matériel dédié à l’accompagnement des mineurs permettra sur place de garantir une adaptation aux besoins des mineurs. Comme l'énonce l'étude d'impact, qui a valeur juridique, le régime de surveillance y sera plus léger : il n’y aura aucun policier à l’intérieur des emprises, pas de grillage, pas de barbelés, pas de hauts-parleurs. De telles unités existent dans des pays européens comme la Belgique.

Cinq arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme du 12 juillet 2016 concernant précisément la France ont rappelé que la rétention de famille avec mineurs ne méconnaît pas, par principe, les articles 3, 5 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ils rappellent simplement que cette rétention doit constituer une mesure de dernier ressort, si aucune autre mesure n'apparaît suffisante pour la mise en œuvre des décisions de retour. Je vous invite à lire l'arrêt de la CEDH, A.B. contre France, du 12 juillet 2016 : si la France a été condamnée, c'est que les durées de rétention étaient trop élevées, elles étaient en l'espèce supérieures à une semaine. La durée moyenne de rétention des familles à Mayotte n'est que de 1,2 jour.

Ce dispositif est en outre conforme à la directive dite "retour" de 2008, dont l'article 17 dispose que les familles placées en rétention dans l'attente d'un éloignement disposent d'un lieu d'hébergement séparé qui leur garantit une intimité adéquate.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.