Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

139 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Hubert OttDEM Pour · place 356
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Jimmy PahunDEM Pour · place 373
Laurent PanifousLIOT Pour · place 454
René PilatoLFI-NFP Pour · place 520
Lisette PolletRN Contre · place 84
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Pour · place 217
Pierre PribetichSOC Pour · place 444
Christophe ProençaSOC Pour · place 488
Julien RancouleRN Contre Par délégation · place 136
Jean-Hugues RatenonLFI-NFP Pour · place 615
Nicolas RayDR Contre · place 189
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Sophie Ricourt VaginayUDR Contre · place 92
Joseph RivièreRN Contre · place 32
Anne-Sophie RonceretEPR Pour · place 321
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Jean-François RoussetEPR Pour · place 303
Anaïs SabatiniRN Contre · place 138
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Nicole SanquerLIOT Pour · place 482
Sabrina SebaihiECOS Pour · place 499
Olivier ServaLIOT Pour · place 469
Anne SicardRN Contre · place 66
Arnaud SimionSOC Pour · place 473
Charles SitzenstuhlEPR Pour · place 364
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Liliana TanguyEPR Pour Par délégation · place 265
David TaupiacLIOT Pour · place 484
Matthias TavelLFI-NFP Pour · place 603
Michaël TaverneRN Contre Par délégation · place 50
Prisca ThevenotEPR Pour Par délégation · place 274
Aurélie TrouvéLFI-NFP Pour · place 618
Jean-Pierre VigierDR Contre · place 188
Stéphane ViryLIOT Abstention · place 406
Frédéric-Pierre VosRN Contre · place 134
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Jean-Luc WarsmannLIOT Pour · place 481

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
EPR Pour 22011
LFI-NFP Pour 22000
LIOT Pour 14040
SOC Pour 11000
ECOS Pour 6000
HOR Pour 4020
DEM Pour 3000
NI Pour 2000
GDR Pour 2000
RN Contre 03700
DR Contre 0500
UDR Contre 0300

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 1677 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetSimplification du droit de l'urbanisme et du logement
  2. Texte de simplification du droit de l'urbanisme et du logement
  3. Amendement n° 55 · article premier
  4. Scrutinn° 1677 · 15/05/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 55 de Mme Ozenne et les amendements identiques suivants à l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Julie Ozenne

État : Adopté

Dispositif

I. – Supprimer l'alinéa 1.

II. – En conséquence, supprimer l'alinéa 22.

Exposé sommaire de Mme Ozenne et ses cosignataires

Une des mesures à mettre prioritairement en œuvre pour développer les énergies renouvelables sans nuire à la biodiversité et à la production agricole est de favoriser massivement le photovoltaïque sur le bâti et les surfaces déjà artificialisées. Le potentiel des surfaces sur parkings, toitures, et autres surfaces déjà artificialisées est conséquent et doit être exploité à son maximum afin d’éviter des consommations d’espace au sol inutiles.

C’est pourquoi la loi APER de 2023 dans son article 43 a prévu une obligation de solariser ou végétaliser les bâtiments existants et les parkings couverts associés de plus de 500 m2 d’emprise au sol, à l’exception des bâtiments résidentiels. Elle a prévu que cette obligation entre en vigueur au 1er janvier 2028 pour donner un délai suffisant pour anticiper la mise en œuvre.

Le premier alinéa de l’article 1 affaiblit cette mesure, en augmentant le seuil de déclenchement de l’obligation à 1100 m2. Contrairement à ce qui est précisé dans l’exposé des motifs, cet alinéa ne concerne pas que les bâtiments publics mais l’ensemble des bâtiments soumis à l’obligation (bâtiments de bureaux, commerciaux…). Sa portée est donc très importante. Aucune analyse d’impact ni justification chiffrée en termes de baisse de production d’électricité, ni de report sur les espaces naturels, agricoles ou forestiers pour tenir les objectifs de la France en matière d’énergies renouvelables.

L’augmentation du seuil de 500m² à 1100m² entraînerait une baisse significative de la production d'électricité solaire, affectant les objectifs nationaux de transition énergétique, et aurait des impacts sur la réduction des émissions de CO₂ - notamment du secteur du bâtiment. Dans son dernier bilan, le SGPE souligne que les énergies renouvelables progressent mais qu’elles nécessitent une accélération pour atteindre l’objectif de 36% fixé par le plan. Le SGPE appelle donc à lever les freins à leur développement. Cet alinéa remet donc potentiellement en cause tous les scénarios prévisionnels de bouclage du mix énergétique.

Par ailleurs, les projets en toiture sont abordables et rentables pour les collectivités, que ce soit en revente ou en autoconsommation. La modification du seuil entrainerait un manque à gagner certain pour elles. De plus, la solarisation des bâtiments publics permet aux collectivités de faire des économies sur leurs factures d’énergie et d’être moins dépendantes des fluctuations du prix de l'énergie dans un contexte international incertain.

Ces projets participent à l’appropriation de la transition énergétique dans les territoires et ceci d’autant plus s’ils sont ouverts aux citoyens. Ce sont également les projets les mieux acceptés par les populations..

De plus, les emplois sont deux fois plus nombreux pour la filière "bâti” (8-10 ETP/MW) que pour la filière au sol (4-5 ETP/MW). L’absence d’étude d’impact, de dérogation pour destruction d’espèce protégée, de mesures de compensation, d’enquête publique, leur permettent aussi d’aller plus vite dans leur réalisation et de compenser les surcoûts par rapport au photovoltaïque au sol.

Par ailleurs, l’article 10 de la Directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments prévoit le déploiement d’installations d’énergie solaire :

-sur tous les bâtiments publics existants dont la surface de plancher utile est supérieure à :

-2 000 m2 au plus tard le 31 décembre 2027;

-750 m2 au plus tard le 31 décembre 2028;

-et au plus tard le 31 décembre 2027, sur les bâtiments non résidentiels existants dont la surface de plancher utile est supérieure à 500 m2, lorsque le bâtiment fait l’objet d’une rénovation importante.

En supprimant l’obligation actuelle d’équiper avant le 31/12/2028 les bâtiments publics dont l’emprise au sol est comprise entre 750 et 1100 m2, cet alinéa supprime la transposition de cette directive donc expose la France à un contentieux avec l’Union Européenne et expose les détenteurs de bâtiments publics à une évolution en urgence du droit pour se mettre en conformité, qui pourraient les mettre en difficulté. Une trajectoire lisible leur serait plus bénéfique.

C’est pourquoi cet amendement du groupe Écologiste et Social, travaillé avec France Nature Environnement (FNE), propose suppression de l’alinéa 1 et, de facto, le maintien de la date de mise en œuvre initialement prévue.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.