Vote de chaque député

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115 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Alexandre Allegret-PilotUDR Contre Par délégation · place 113
Pouria AmirshahiECOS Pour · place 516
Pieyre-Alexandre AngladeEPR Contre · place 281
Gabriel AttalEPR Contre · place 267
Brigitte BarègesUDR Contre · place 98
Romain BaubryRN Contre · place 52
Belkhir BelhaddadNI Contre · place 304
Béatrice BellamyHOR Contre Par délégation · place 219
Karim Ben CheikhECOS Pour Par délégation · place 542
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Ugo BernalicisLFI-NFP Pour · place 601
Théo BernhardtRN Contre · place 54
Frédéric BoccalettiRN Contre · place 17
Nicolas BonnetECOS Pour · place 500
Émilie BonnivardDR Contre · place 174
Pascale BordesRN Contre · place 135
Éric BothorelEPR Contre · place 286
Florent BoudiéEPR Contre · place 251
Anthony BoulogneRN Contre · place 126
Mickaël BoulouxSOC Pour · place 436
Jorys BovetRN Contre · place 56
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Blandine BrocardDEM Contre Par délégation · place 343
Joël BruneauLIOT Contre · place 393
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Colette CapdevielleSOC Pour · place 475
Gabrielle CathalaLFI-NFP Pour · place 595
Vincent CaureEPR Contre · place 384
François-Xavier CeccoliDR Contre · place 203
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour Par délégation · place 527
Paul ChristopheHOR Contre · place 222
Paul-André ColombaniLIOT Contre · place 468
Jean-François CoulommeLFI-NFP Pour · place 599
Nathalie Da Conceicao CarvalhoRN Contre Par délégation · place 158
Geneviève DarrieussecqDEM Contre · place 361
Marc de FleurianRN Contre · place 144
Hervé de LépinauRN Contre · place 95
Jocelyn DessignyRN Contre · place 70
Sylvie DezarnaudDR Contre · place 206
Edwige DiazRN Contre Par délégation · place 33
Dieynaba DiopSOC Pour · place 420
Sandrine Dogor-SuchRN Contre · place 59
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Nicole Dubré-ChiratEPR Contre · place 314
Stella DupontNI Pour · place 403
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 27
Iñaki EchanizSOC Pour · place 550
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Denis FégnéSOC Pour · place 487
Mathilde FeldLFI-NFP Pour · place 629
Marina FerrariDEM Contre · place 360
Moerani FrébaultEPR Contre · place 399
Julien GabarronRN Contre · place 49
Monique GrisetiRN Contre · place 157
Jérôme GuedjSOC Pour Par délégation · place 417
Clémence GuettéLFI-NFP Non-votant · place 634
Jordan GuittonRN Contre · place 127
Marine HameletRN Contre · place 6
Sébastien HuygheEPR Contre · place 380
Jérémie IordanoffECOS Pour · place 509
Alexis JollyRN Contre Par délégation · place 39
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sandrine JossoDEM Contre Par délégation · place 346
Chantal JourdanSOC Pour · place 409
Philippe JuvinDR Contre · place 172
Jean LaussucqEPR Contre · place 312
Corentin Le FurDR Contre · place 211
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Jean-Paul LecoqGDR Pour · place 586
Mathieu LefèvreEPR Contre · place 284
Gisèle LelouisRN Contre Par délégation · place 146
Murielle LepvraudLFI-NFP Pour · place 650
Laurent LharditSOC Pour · place 445
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Julien LimongiRN Contre · place 122
Christine LoirRN Contre · place 31
Philippe LottiauxRN Contre · place 22
Benjamin Lucas-LundyECOS Pour · place 514
David MagnierRN Contre · place 13
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Matthieu MarchioRN Contre Par délégation · place 51
Olivier MarleixDR Contre · place 182
Élisa MartinLFI-NFP Pour · place 637
Kévin MauvieuxRN Contre · place 30
Estelle MercierSOC Pour · place 568
Sophie MetteDEM Contre · place 331
Jean MoulliereHOR Contre · place 245
Nathalie OziolLFI-NFP Pour · place 548
Sophie PantelSOC Pour Par délégation · place 463
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Éric PaugetDR Contre · place 191
Maud PetitDEM Contre · place 352
Stéphane PeuGDR Pour · place 583
Kévin PfefferRN Contre · place 101
Jean-François PortarrieuHOR Contre · place 237
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Contre · place 217
Stéphane RambaudRN Contre · place 76
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Sophie Ricourt VaginayUDR Contre · place 92
Stéphanie RistEPR Contre Par délégation · place 260

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
SOC Pour 14000
LFI-NFP Pour 10001
ECOS Pour 5000
GDR Pour 2000
NIPartagé1100
RN Contre 03700
EPR Contre 01601
DR Contre 0800
DEM Contre 0700
HOR Contre 0600
LIOT Contre 0200
UDR Contre 0400

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 1076 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic
  2. Texte visant à sortir la France du piège du narcotrafic
  3. Amendement n° 196 · article 23
  4. Scrutinn° 1076 · 20/03/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 196 de Mme Capdevielle à l'article 23 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Colette Capdevielle

État : Rejeté

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 4 à 10.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 12 à 24.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 26 à 49.

Exposé sommaire de Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Vicot, M. Saulignac, M. Pena, Mme Karamanli, Mme Thiébault-Martinez, M. William, Mme Godard, Mme Mercier, M. Benbrahim, M. Lhardit, M. Courbon, Mme Allemand, M. Aviragnet, M. Baptiste, M. Barusseau, Mme Battistel, M. Baumel, Mme Bellay, M. Bouloux, M. Philippe Brun, M. Califer, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, Mme Dombre Coste, M. Dufau, M. Echaniz, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Guedj, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, M. Naillet, M. Oberti, Mme Pantel, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Potier, M. Pribetich, M. Proença, Mme Rossi, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Runel, Mme Récalde, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Simion, M. Sother, Mme Thomin, M. Vallaud, groupe Socialistes et apparentés

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer les alinéas qui allongent les délais de détention provisoire en matière délictuelle (passant de 4 à 6 mois) et restreignent les garanties procédurales offertes aux justiciables.

En premier lieu, l’allongement des délais de détention provisoire pour les délits commis en bande organisée contrevient au principe constitutionnel selon lequel cette mesure doit rester exceptionnelle et strictement encadrée dans le temps. L’allongement de ces délais de 4 à 6 mois pourrait conduire à des situations de détention s’apparentant à des détentions criminelles et quasi illimitée, en violation du droit à la liberté personnelle, réaffirmé par le Conseil constitutionnel dans sa décision n°93-326 DC du 11 août 1993. A cet égard, il convient de préciser que la prolongation du délai de détention pour une nouvelle durée de 6 mois est équivalente aux prolongations prévues en matière criminelle.

En deuxième lieu, en augmentant les délais durant lesquels les juridictions doivent statuer sur les demandes de mise en liberté, la durée de la détention provisoire est automatiquement plus importante, ce qui porte atteinte au droit à un procès équitable garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Les délais plus longs pour statuer compromettent la célérité à laquelle les personnes en détention provisoire devraient avoir droit, en particulier lorsqu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.

En troisième lieu, la suspension du délai de détention provisoire jusqu’à ce que la chambre de l’instruction ait statué sur une requête pendante, engendre des conséquences importantes sur le bon déroulé de la justice. Cette mesure a vocation à inciter les justiciables à limiter leurs recours et porte ainsi atteinte au droit au recours effectif garanti par l’article 13 de la Convention européenne des droits de l’Homme, et au principe de l’égalité des armes.

Comme le relève d’ailleurs la doctrine (Proposition de loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic » : une grave mise en cause de l’État de droit et du rôle de l’avocat), subordonner le point de départ du délai de prolongation de la détention provisoire d’une personne détenue à une décision qui n’est encadrée par aucun délai contraignant reviendrait à subordonner la liberté d’une personne à des facteurs extérieurs à sa détention. Cette proposition se heurte au principe de sécurité juridique puisque l’incertitude fait grief à la personne détenue qui se voit alors maintenue en détention sans échéance.

De telles mesures remettent en cause la légitimité de ces règles et traduisent la volonté de contraindre la défense à devoir choisir entre faire usage du droit de contester la légalité des actes de l’enquête (et donc des éléments de preuve qui peuvent conduire à une condamnation) ou la liberté.

En quatrième lieu, l’ajout de la possibilité pour la Chambre de l’Instruction de statuer sur une détention alors même qu’une remise en liberté d’office du fait d’un non-respect de délai devrait être prononcée est inconstitutionnel. Cela reviendrait à laisser la possibilité aux magistrats de ne pas respecter les dispositions légales résultant du code de procédure pénale, et ce au détriment des droits de la personne détenue de voir sa situation pénale encadrée par la loi.

En cinquième lieu, allonger le délai durant lequel un référé détention peut être exercé par le Procureur de la République passant de 4 à 8 heures allonge indéniablement la durée de la détention provisoire, rendant ainsi difficilement soutenable l’attente de la personne détenue de savoir si elle pourra être ou non libérée.

En sixième lieu, imposer à la personne détenue de communiquer ses pièces au soutien de sa demande de mise en liberté au moins 5 jours avant la date d’audience est illusoire, les personnes détenues sollicitant leur mise en liberté soit par courrier soit par déclaration au greffe ne leur laissant pas la possibilité de communiquer des pièces. Par ailleurs, aucun délai n’est imposé au ministère public pour ses réquisitions écrites.

En septième lieu, cet article impose également de fait le recours à un avocat inscrit au barreau du ressort du Tribunal judiciaire compétent, pour les demandes de mise en liberté, en supprimant la possibilité d'envoyer ces demandes par lettre recommandée avec accusé de réception.

La nécessité de recourir à un avocat local pour les demandes de mise en liberté porterait atteinte aux principes de libre choix de l’avocat et d’égalité devant la justice, droits constitutionnellement garantis.

En huitième et dernier lieu, cet amendement souhaite supprimer les alinéas 45 à 47 qui visent à contourner le refus d’une personne de recourir à la visio-conférence dans le cadre du placement en détention provisoire et de la prolongation de cette détention.

Comme l’a rappelé la Cour de Cassation, il résulte de l’article 706-71 du code de procédure pénale que, lorsqu'il s'agit d'une audience où il doit être statué sur son placement en détention provisoire ou sur la prolongation de celle-ci, la personne mise en examen peut refuser l’utilisation d’un moyen de communication audiovisuelle au moment où elle est informée de la date de l’audience et du fait que le recours à ce procédé est envisagé (Cass. crim., 19 avr. 2017, n° 17-80.571).

Pour le Conseil constitutionnel, la présence physique des magistrats composant la formation de jugement durant l’audience et le délibéré est une garantie légale des droits de la défense et du droit à un procès équitable (2023-856 DC, 16 novembre 2023).

L’extension des conditions de recours à la visioconférence, porte ainsi gravement atteinte aux droits de la défense ainsi qu’à la qualité de la justice.

Comme le rappelait l’Ordre des avocats au Barreau de Paris (L’usage de la visioconférence en matière pénale Réponse à la circulaire du ministère de la Justice du 2 août 2024), la distance prive les juges d’une part essentielle de l’appréhension humaine et sensible des situations qu’ils doivent trancher.

De son côté, l’avocat se trouve confronté à un dilemme majeur : se tenir aux côtés de son client pour l'assister et être à ses côtés ou se rapprocher du juge pour être au plus près des magistrats, afin d’être entendu (difficultés techniques pouvant rendre inaudible une plaidoirie).

Il est en effet fréquent de rencontrer des problèmes techniques, tels que des coupures de son ou d’image, ce qui nuit considérablement à la qualité des échanges et même du procès ; certains justiciable ayant sans nul doute un sentiment de ne pouvoir être entendu correctement par celles et ceux qui vont le juger ou doivent décider d’une éventuelle remise en liberté.

Enfin, le Contrôleur Général des lieux de Privation de liberté (CGLPL) a rappelé que « l’usage de ce moyen [devait] rester exceptionnel ». Il précise que « dans de nombreux autres cas (…), la visioconférence constitue un affaiblissement des droits de la défense en ce qu’elle met fin à la présence physique du comparant qui est aussi un moyen d’expression ». Il souligne le fait que la visioconférence suppose « une facilité d’expression devant une caméra ou devant un pupitre et une égalité (…) loin d’être acquises ». Il a soutenu que sa systématisation, « sans le consentement des intéressés », serait « inacceptable » (Avis du 14 octobre 2011 relatif à l'emploi de la visioconférence à l'égard des personnes privées de liberté).

Enfin, les problèmes de délais au sein du système judiciaire relèvent avant tout du manque de moyens humains et matériels. Ces lacunes ne sauraient justifier une atteinte disproportionnée aux libertés individuelles des justiciables. Il est essentiel que les délais initiaux fixés par le code de procédure pénale, soient maintenus, et ce, dans l’intérêt d’une justice équitable.

Cet amendement a été travaillé avec le Conseil National des Barreaux et l’Ordre des Avocats au Barreau de Paris.

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