Ce que propose l’amendement

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« 4 bis. Rappelle que, conformément au principe de souveraineté des États et au droit international, la France ne saurait s’ingérer dans les processus politiques internes d’un État tiers, y compris en soutenant directement des acteurs politiques ou associatifs ; ».

Pourquoi cet amendement ?

Le présent amendement vise à réaffirmer un principe fondamental du droit international : la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.

Si la France peut légitimement exprimer une position diplomatique sur la situation d’un État tiers, elle ne saurait en revanche cautionner ou encourager des formes d’intervention directe dans ses équilibres politiques internes. La rédaction actuelle de la résolution ouvre la voie à de telles pratiques, notamment par le soutien explicite à certains acteurs internes.

Une telle orientation est susceptible d’affaiblir la crédibilité internationale de la France et de créer des précédents pouvant être invoqués dans d’autres contextes. Le présent amendement vise donc à rétablir une cohérence juridique et diplomatique.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Daniel Grenon · NI

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2251P0D1N000008. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale