Amendement n° II-CE218 au texte n° 1906 – Projet de loi de finances pour 2026
RejetéDéposé par Maxime Laisney sur l’article 49 du texte n° 1906.
- Déposé le
- 24 octobre 2025
- Décidé le
- 29 octobre 2025
Pourquoi cet amendement ?
Avec cet amendement, les député·es du groupe LFI proposent un renforcement significatif du soutien aux énergies renouvelables (ENR) afin d’accélérer la transition énergétique et atteindre une indépendance énergétique véritable.
En 2024, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France a atteint 23 %, contre 22,4 % en 2023. Cet objectif de 33 % fixé pour 2030 reste ambitieux, et la France accuse un retard dans sa mise en œuvre.
Pourtant, un mix énergétique 100 % renouvelable est techniquement viable, comme le démontre le scénario M0 du rapport « Futurs énergétiques 2050 » de RTE. Ce scénario prouve que la France peut atteindre cet objectif sans recourir au nucléaire, contrairement aux affirmations du Gouvernement.
Le retard dans le déploiement des ENR est dû à une planification insuffisante et à un financement disproportionné du nucléaire, qui présente des limites telles que des problèmes de corrosion, une indisponibilité actuelle du parc, des risques d’accidents, une dépendance pour l’approvisionnement en uranium, des déchets et des dangers accrus avec le changement climatique.
Cet amendement propose la création d’un nouveau programme budgétaire « Fonds de soutien au développement des énergies renouvelables ». Pour garantir sa recevabilité financière, cet amendement prévoit un transfert de 2 milliards d’euros en autorisations d’engagement (AE) et crédits de paiement (CP) de l’action 41 « Ferroviaire » du programme 203 « Infrastructures et services de transports » vers ce nouveau programme.
Les député·es LFI invitent le Gouvernement à lever le gage.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO419610B1906P2D1N000218.