Amendement n° 665 de M. Bernalicis — article 17
Rejeté- Pour
- 24
- Contre
- 31
- Abstentions
- 1
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Président du groupe "Ensemble pour la République" Président du groupe "Droite Républicaine"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 56
- Suffrages exprimés
- 55
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
58 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Xavier Albertini | HOR | Contre | · place 216 |
| Pouria Amirshahi | ECOS | Pour | · place 516 |
| Farida Amrani | LFI-NFP | Pour | · place 643 |
| Léa Balage El Mariky | ECOS | Pour | · place 523 |
| José Beaurain | RN | Contre | · place 75 |
| Karim Ben Cheikh | ECOS | Pour | · place 542 |
| Anne Bergantz | DEM | Contre | · place 358 |
| Ugo Bernalicis | LFI-NFP | Pour | · place 601 |
| Carlos Martens Bilongo | LFI-NFP | Pour | · place 604 |
| Benoît Blanchard | HOR | Contre | · place 239 |
| Christophe Blanchet | DEM | Non-votant | · place 344 |
| Florent Boudié | EPR | Contre | · place 251 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 391 |
| Dorine Bregman | SOC | Pour | · place 568 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Gabrielle Cathala | LFI-NFP | Pour | · place 595 |
| Vincent Caure | EPR | Contre | · place 384 |
| François-Xavier Ceccoli | DR | Contre | · place 203 |
| Jean-François Coulomme | LFI-NFP | Pour | · place 637 |
| Laurent Croizier | DEM | Contre | · place 329 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Elsa Faucillon | GDR | Pour | · place 593 |
| Charles Fournier | ECOS | Pour | Par délégation · place 530 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Pour | · place 638 |
| Anne Genetet | EPR | Contre | · place 255 |
| Olivia Grégoire | EPR | Contre | Par délégation · place 271 |
| Steevy Gustave | ECOS | Pour | Par délégation · place 541 |
| Stéphane Hablot | SOC | Abstention | · place 569 |
| Zahia Hamdane | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 559 |
| Catherine Ibled | EPR | Contre | · place 322 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 83 |
| Andy Kerbrat | LFI-NFP | Pour | · place 537 |
| Sandrine Lalanne | EPR | Contre | · place 389 |
| Philippe Latombe | DEM | Contre | Par délégation · place 359 |
| Annaïg Le Meur | EPR | Contre | · place 254 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Jérôme Legavre | LFI-NFP | Pour | · place 649 |
| Delphine Lingemann | DEM | Contre | Par délégation · place 340 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | · place 307 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Pour | · place 599 |
| Paul Midy | EPR | Contre | · place 268 |
| Christophe Mongardien | EPR | Contre | · place 325 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Pour | · place 600 |
| Nathalie Oziol | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 548 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Maud Petit | DEM | Contre | · place 352 |
| Thomas Portes | LFI-NFP | Pour | · place 633 |
| Angélique Ranc | RN | Contre | Par délégation · place 19 |
| Catherine Rimbert | RN | Contre | Par délégation · place 41 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Béatrice Roullaud | RN | Contre | · place 152 |
| Aurélien Taché | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 574 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Roger Vicot | SOC | Pour | · place 439 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Texte visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Amendement n° 665 · article 17
- Scrutinn° 8262 · 10/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 665 de M. Bernalicis de rétablissement de l'article 17 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Ugo Bernalicis
État : Rejeté
Dispositif
Rétablir cet article dans dans la rédaction suivante :
Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée :
1° L’article 241‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :
a) Au cinquième alinéa, les mots : « Lorsque la sécurité des agents de la police nationale ou des militaires de la gendarmerie nationale ou la sécurité des biens et des personnes est menacée, les images captées et enregistrées au moyen de caméras individuelles peuvent être transmises en temps réel au poste de commandement du service concerné et aux personnels impliqués dans la conduite et l’exécution de l’intervention » sont supprimés.
b) Le sixième alinéa est ainsi rédigé :
« Les personnels auxquels les caméras individuelles sont fournies ne peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent. »
2° L’article 241‑2 est ainsi modifié :
a) Au cinquième alinéa, les mots : « Lorsque la sécurité des agents ou la sécurité des biens et des personnes est menacée, les images captées et enregistrées au moyen de caméras individuelles peuvent être transmises en temps réel au poste de commandement du service concerné et aux personnels impliqués dans la conduite et l’exécution de l’intervention. » sont supprimés.
b) Le sixième alinéa est ainsi rédigé :
« Les personnels auxquels les caméras individuelles sont fournies ne peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent. »
Exposé sommaire de M. Bernalicis et ses cosignataires
Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de rétablir l'article 241-1 du code de la sécurité intérieure dans sa version préalable à l'adoption de la très liberticide loi dite "Sécurité globale" en 2021.
Notre groupe parlementaire s'était fermement opposé à l'article 21 du texte examiné, c'est-à-dire au fait que les policiers et gendarmes et les agents de police municipale puissent accéder aux images qu’ils enregistrent sur leur "caméra mobile" et que ces images puissent être « transmises en temps réel au poste de commandement ».
Les caméras-mobiles ne contribuent pas à une amélioration des relations police-population. Cet article illustrait déjà la conception qu'a ce Gouvernement du maintien de l'ordre, une conception répressive confirmée par le Schéma national, au détriment de la protection des personnes qui exercent leur droit de manifester.
Des conditions étaient déterminées dans la loi de 2016 qui a autorisé les policiers et les gendarmes à filmer leurs interventions par des caméra mobiles : l’agent portant la caméra ne pouvait pas accéder aux images et celles-ci ne pouvant être exploitées qu’a posteriori si nécessité. Il s'agissait de « garanties essentielles » précisait la CNIL dans son avis.
Sans surprise, cinq ans plus tard à peine, la loi Sécurité globale supprimait lesdites garanties essentielles. Et l'article initial du présent projet de loi, dont nous nous félicitons de la suppression par l'un de nos amendements, proposait d'étendre encore ce cadre légal, en donnant la possibilité aux agents des douanes d’utiliser ce type de caméras pour constater des infractions.
Depuis 2021, les agents ont donc accès aux images qu’ils ont enregistrées, qui ne sont plus seulement exploitées à posteriori mais aussi transmises en temps réel au poste de commandement.
La Quadrature du Net avait à juste titre souligné la gravité de cette disposition, dont le but était de permettre l’analyse automatisée et en temps réel des images, alors que la police est autorisée depuis 2012 à utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier une des 8 millions de photos déjà enregistrées dans le fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ) sur n’importe quelle image dont elle dispose.
La loi Sécurité globale a donc ouvert à la reconnaissance faciale en temps réel, le centre de commandement pouvant informer en direct les agents de terrain sur l’identité des militant.e.s sur les lieux de la manifestation , déjà fichée dans le TAJ de manière légitime ou non, qui est un fichier que la police gère seule sans contrôle indépendant effectif. Ces dispositions ont participé à permettre à la police de placer ces personnes en garde à vue de manière préventive, de les fouiller sans aucune raison, dans un contexte de répression accrue des libertés de réunion, d'association...
Face aux dérives attendues de cette loi, nous proposons d'en supprimer les modifications concernant les caméras mobiles.