Amendement n° 476 de Mme Taurinya — article 11 ter
Rejeté- Pour
- 20
- Contre
- 29
- Abstentions
- 1
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Président du groupe "Ensemble pour la République"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 50
- Suffrages exprimés
- 49
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
52 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Xavier Albertini | HOR | Contre | · place 216 |
| Farida Amrani | LFI-NFP | Pour | · place 643 |
| Valérie Bazin-Malgras | DR | Contre | Par délégation · place 199 |
| José Beaurain | RN | Abstention | · place 75 |
| Karim Ben Cheikh | ECOS | Pour | · place 542 |
| Anne Bergantz | DEM | Contre | · place 358 |
| Ugo Bernalicis | LFI-NFP | Pour | · place 601 |
| Carlos Martens Bilongo | LFI-NFP | Pour | · place 604 |
| Benoît Blanchard | HOR | Contre | · place 239 |
| Christophe Blanchet | DEM | Non-votant | · place 344 |
| Ian Boucard | DR | Contre | · place 176 |
| Florent Boudié | EPR | Contre | · place 251 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 391 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Vincent Caure | EPR | Contre | · place 384 |
| François-Xavier Ceccoli | DR | Contre | · place 203 |
| Jean-François Coulomme | LFI-NFP | Pour | · place 637 |
| Laurent Croizier | DEM | Contre | · place 329 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Elsa Faucillon | GDR | Pour | · place 593 |
| Charles Fournier | ECOS | Pour | Par délégation · place 530 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Pour | · place 638 |
| Anne Genetet | EPR | Contre | · place 255 |
| Olivia Grégoire | EPR | Contre | Par délégation · place 271 |
| Stéphane Hablot | SOC | Pour | · place 569 |
| Zahia Hamdane | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 559 |
| Guillaume Kasbarian | EPR | Contre | · place 266 |
| Andy Kerbrat | LFI-NFP | Pour | · place 537 |
| Sandrine Lalanne | EPR | Contre | · place 389 |
| Philippe Latombe | DEM | Contre | Par délégation · place 359 |
| Annaïg Le Meur | EPR | Contre | · place 254 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Jérôme Legavre | LFI-NFP | Pour | · place 649 |
| Delphine Lingemann | DEM | Contre | Par délégation · place 340 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| Benjamin Lucas-Lundy | ECOS | Pour | · place 514 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | · place 307 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Pour | · place 599 |
| Nicolas Metzdorf | EPR | Contre | Par délégation · place 385 |
| Paul Midy | EPR | Contre | · place 268 |
| Christophe Mongardien | EPR | Contre | · place 325 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Pour | · place 600 |
| Nathalie Oziol | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 548 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Angélique Ranc | RN | Contre | Par délégation · place 19 |
| Catherine Rimbert | RN | Contre | Par délégation · place 41 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Aurélien Taché | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 574 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Roger Vicot | SOC | Pour | · place 439 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Texte visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Amendement n° 476 · article 11 ter
- Scrutinn° 8248 · 10/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 476 de Mme Taurinya à l'article 11 ter du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Andrée Taurinya
État : Rejeté
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article L. 442‑4-3 du code de la construction et de l’habitation est abrogé ».
Exposé sommaire de Mme Taurinya et ses cosignataires
Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent d’abroger l’article L. 442‑4-3 du code de la construction et de l’habitation, introduit par la loi narcotrafic.
Nous sommes opposés à cet article qui élargit les compétences coercitives administratrives et nous avions ainsi déposé un amendement de suppression lors des débats à l’Assemblée nationale sur la loi narcotrafic. Visant soi-disant à faire cesser les troubles à l’ordre public, il étend les clauses prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location aux troubles aux abords du logement. En ce sens, il impose au locataire de s’abstenir de tout comportement ou activité qui, aux abords du logement, aurait pour effet de porter atteinte aux droits et libertés des autres occupants de l’immeuble ou des immeubles environnants, ainsi qu’aux intérêts du bailleur. De plus, le préfet peut ordonner au bailleur de saisir le juge à des fins d’expulsion en cas de constatation de trouble grave et répété à l’ordre public en lien avec le trafic de stupéfiants. En cas de refus ou d’absence de réponse du bailleur, le préfet peut se substituer à lui et saisir le juge pour obtenir la résiliation du bail.
Cette disposition permet avant tout de précariser davantage les populations les plus vulnérables, sans apporter de réponse efficace au trafic de stupéfiants. En ciblant les locataires plutôt que les véritables responsables des réseaux criminels, elle contribue à une logique punitive qui frappe en premier lieu ceux qui subissent déjà les conséquences du trafic : les habitants des quartiers populaires. Expulser des locataires pour des troubles aux abords du logement revient à sanctionner des individus peut-être sans lien direct avec les trafiquants, les plongeant ainsi dans une plus grande détresse sociale. En l’absence de solutions de relogement adaptées, ces mesures exposent des familles entières à la rue, renforçant ainsi l’exclusion plutôt que la lutte contre le trafic. Ce dispositif, inefficace sur le fond, ne fera qu’aggraver la marginalisation des plus précaires, sans porter atteinte aux véritables acteurs du trafic.
En réalité, cet article n’a qu’une conséquence : mettre à la rue nos concitoyens les plus précaires, qui sont souvent les premières victimes du trafic de stupéfiants, sans que cela n’ait aucun impact sur le trafic lui-même. Alors que ce projet de loi vise à élargir cette disposition à d’autres infractions, nous souhaitons donc l’abroger.