Amendement n° 912 du Gouvernement — article 22
Rejeté- Pour
- 0
- Contre
- 46
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 46
- Suffrages exprimés
- 46
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
48 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Xavier Albertini | HOR | Contre | · place 216 |
| Pouria Amirshahi | ECOS | Contre | · place 516 |
| Farida Amrani | LFI-NFP | Contre | · place 643 |
| Philippe Ballard | RN | Contre | · place 94 |
| Karim Ben Cheikh | ECOS | Contre | · place 542 |
| Ugo Bernalicis | LFI-NFP | Contre | · place 601 |
| Christophe Blanchet | DEM | Non-votant | · place 344 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 391 |
| Dorine Bregman | SOC | Contre | · place 568 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Vincent Caure | EPR | Contre | · place 384 |
| Cendrine Chazé | DR | Contre | · place 200 |
| Jean-François Coulomme | LFI-NFP | Contre | · place 637 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Elsa Faucillon | GDR | Contre | · place 593 |
| Charles Fournier | ECOS | Contre | Par délégation · place 530 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Contre | · place 638 |
| Yoann Gillet | RN | Contre | · place 126 |
| Steevy Gustave | ECOS | Contre | Par délégation · place 541 |
| Zahia Hamdane | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 559 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 83 |
| Marietta Karamanli | SOC | Contre | · place 411 |
| Guillaume Kasbarian | EPR | Contre | · place 266 |
| Hélène Laporte | RN | Contre | · place 28 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Contre | · place 645 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | · place 307 |
| Élisa Martin | LFI-NFP | Contre | · place 599 |
| Laurent Mazaury | LIOT | Contre | · place 394 |
| Nicolas Metzdorf | EPR | Contre | Par délégation · place 385 |
| Christophe Mongardien | EPR | Contre | · place 325 |
| Danièle Obono | LFI-NFP | Contre | · place 600 |
| Nathalie Oziol | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 548 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Stéphane Peu | GDR | Contre | · place 583 |
| Natalia Pouzyreff | EPR | Contre | · place 315 |
| Angélique Ranc | RN | Contre | Par délégation · place 19 |
| Julien Rancoule | RN | Contre | · place 136 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Laetitia Saint-Paul | HOR | Contre | · place 228 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Contre | · place 572 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Contre | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Céline Thiébault-Martinez | SOC | Contre | · place 552 |
| Paul Vannier | LFI-NFP | Contre | · place 573 |
| Roger Vicot | SOC | Contre | · place 439 |
| Anne-Cécile Violland | HOR | Contre | Par délégation · place 224 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Texte visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Amendement n° 912 · article 22
- Scrutinn° 8200 · 10/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 912 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 22 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : le Gouvernement
État : Rejeté
Dispositif
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
Le titre V bis du livre II du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :
1° L’article L. 256‑1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, après le mot : « vidéosurveillance », sont insérés les mots : « , sans enregistrement des images captées, » ;
b) Après la seconde occurrence du mot : « système », la fin du second alinéa est supprimée ;
2° L’article L. 256‑2 est ainsi modifié :
a) (nouveau) À la première phrase du deuxième alinéa, le mot : « vingt‑quatre » est remplacé par le mot : « quarante‑huit » ;
b) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« La personne concernée, son avocat et soit ses représentants légaux lorsqu’elle est mineure, soit la personne désignée en application de l’article 446 dudit code lorsqu’elle bénéficie d’une mesure de protection juridique, sont informés des droits dont ils bénéficient en application de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, à l’exception du droit d’opposition prévu à l’article 110 de la même loi, qui ne s’applique pas aux systèmes de vidéosurveillance mentionnés à l’article L. 256‑1 du présent code. » ;
3° Le deuxième alinéa de l’article L. 256‑3 est supprimé ;
4° L’article L. 256‑4 est ainsi modifié :
a) Le deuxième alinéa est supprimé ;
b) Au dernier alinéa, les mots : « , la durée des enregistrements réalisés » et, à la fin, les mots : « , y compris en temps réel » sont supprimés ;
5° À la seconde phrase de l’article L. 256‑5, les mots : « garantir la sécurité des enregistrements et » sont supprimés.
Exposé sommaire du Gouvernement
Cet amendement rétablit l’article 22 du projet de loi initial qui vise à simplifier l'usage de la vidéosurveillance en garde à vue ou en retenue douanière en supprimant l'obligation d'enregistrement des séquences vidéo prévue à l'article L. 256-3 du CSI.
Ces dispositifs de vidéosurveillance ont été créés par la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure (RPSI), notamment pour prévenir les risques de blessure de la personne gardée à vue.
Toutefois, depuis leur entrée en vigueur, ils n'ont pas été utilisés, car les dispositions conditionnent le placement sous vidéosurveillance à un enregistrement systématique des séquences vidéos correspondantes, caractère systématique qui s'est révélé impraticable : d’une part, les services de police, de gendarmerie et des douanes ne sont la plupart du temps techniquement pas en capacité de procéder à un tel enregistrement systématique, et d'autre part, l'enregistrement personnalisé se révèle incompatible avec la réalité de la garde à vue et les changements fréquents de personnes dans la cellule, qui doivent donner lieu à interruption et reprise à chaque fois manuelles de l'enregistrement.
Dans les faits, ces services ont dû renoncer à recourir au placement sous vidéosurveillance des personnes concernées, quand bien même cette vidéosurveillance, même sans enregistrement, permettrait de prévenir des risques d'évasion ou de blessure.
La suppression de l’enregistrement constitue en outre le choix le moins intrusif au regard du droit au respect de la vie privée. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et le Défenseur des droits ont, à plusieurs reprises, appelé à un encadrement strict de la vidéosurveillance en cellule et mis en garde contre tout risque de systématisation ou d’atteinte disproportionnée à la dignité et à la vie privée des personnes gardées à vue. Le Conseil d’État a par ailleurs relevé qu’aucune exigence constitutionnelle ou conventionnelle n’imposait l’enregistrement des images.
Afin de rendre le dispositif pleinement opérationnel, le Sénat a également porté de vingt-quatre à quarante-huit heures la durée maximale du placement sous vidéosurveillance. Au-delà de ce délai, la prolongation ne pourra intervenir qu’avec l’autorisation de l’autorité judiciaire.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.