Amendement n° 460 (Rect) de M. Bernalicis — article 9
Rejeté- Pour
- 13
- Contre
- 23
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 36
- Suffrages exprimés
- 36
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
38 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Xavier Albertini | HOR | Contre | · place 216 |
| José Beaurain | RN | Contre | · place 75 |
| Ugo Bernalicis | LFI-NFP | Pour | · place 601 |
| Christophe Blanchet | DEM | Non-votant | · place 344 |
| Florent Boudié | EPR | Contre | · place 251 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 391 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Pierre-Yves Cadalen | LFI-NFP | Pour | · place 570 |
| Vincent Caure | EPR | Contre | · place 384 |
| François-Xavier Ceccoli | DR | Contre | · place 203 |
| Cendrine Chazé | DR | Contre | · place 200 |
| Jean-François Coulomme | LFI-NFP | Pour | · place 637 |
| Sébastien Delogu | LFI-NFP | Pour | · place 606 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Elsa Faucillon | GDR | Pour | · place 593 |
| Guillaume Gouffier Valente | EPR | Contre | · place 313 |
| Olivia Grégoire | EPR | Contre | Par délégation · place 271 |
| Jean-Carles Grelier | DEM | Contre | · place 347 |
| Sébastien Huyghe | EPR | Contre | · place 277 |
| Jérémie Iordanoff | ECOS | Pour | · place 509 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 83 |
| Marietta Karamanli | SOC | Pour | · place 411 |
| Guillaume Kasbarian | EPR | Contre | · place 266 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | · place 307 |
| Max Mathiasin | LIOT | Pour | · place 483 |
| Nicolas Metzdorf | EPR | Contre | Par délégation · place 385 |
| Nathalie Oziol | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 548 |
| Kévin Pfeffer | RN | Contre | · place 100 |
| Béatrice Piron | HOR | Contre | · place 236 |
| Jean-Hugues Ratenon | LFI-NFP | Pour | · place 615 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Laetitia Saint-Paul | HOR | Contre | · place 228 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Pour | · place 572 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Pour | · place 609 |
| Michaël Taverne | RN | Contre | · place 50 |
| Roger Vicot | SOC | Pour | · place 439 |
| Anne-Cécile Violland | HOR | Contre | Par délégation · place 224 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Texte visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
- Amendement n° 460 (Rect) · article 9
- Scrutinn° 8170 · 10/07/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 460 (rect.) de M. Bernalicis et l'amendement identique suivant à l'article 9 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Ugo Bernalicis
État : Rejeté
Dispositif
I. – Au début de l’alinéa 5, ajouter les mots :
« Sur réquisitions écrites du procureur de la République, dans les lieux et pour la période de temps que ce magistrat détermine et qui ne peut excéder douze heures, renouvelables sur décision expresse et motivée selon la même procédure, ».
II. – En conséquence, après l'alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants :
« Les opérations réalisées en application du présent article font l’objet d’un enregistrement dans un registre spécifique précisant la date, l’heure, le lieu du contrôle, son fondement juridique ainsi que le nombre de personnes concernées.
« Un rapport annuel du Gouvernement évaluant la mise en œuvre du présent dispositif est remis au Parlement et rendu public. Ce rapport présente notamment le nombre de contrôles réalisés, leur répartition territoriale, les infractions constatées à leur occasion ainsi que toute donnée permettant d’apprécier l’efficacité et la proportionnalité du dispositif au regard du respect des libertés publiques. »
Exposé sommaire de M. Bernalicis et ses cosignataires
Cet amendement des député.es du groupe LFI vise à réintroduire les garanties judiciaires indispensables à l’exercice des pouvoirs de contrôle et de fouille prévus par le projet de loi RIPOST dans une bande de quarante kilomètres autour des frontières terrestres et du littoral.
Le texte proposé par le Gouvernement autorise des contrôles particulièrement intrusifs sans réquisition préalable de l’autorité judiciaire. Une telle évolution constitue une rupture importante avec les équilibres traditionnellement retenus par notre droit entre les impératifs de sécurité et la protection des libertés individuelles.
L’article 66 de la Constitution confie à l’autorité judiciaire la mission de garantir la liberté individuelle. Dès lors qu’il est envisagé d’étendre significativement les pouvoirs de contrôle des forces de sécurité, l’intervention du procureur de la République doit demeurer une garantie essentielle contre l’arbitraire.
L’extension géographique retenue par le projet de loi est particulièrement préoccupante. Dans de nombreux territoires, la zone de quarante kilomètres autour des frontières ou du littoral couvre une part considérable de la population. Le dispositif risque ainsi de transformer des pouvoirs dérogatoires en mécanisme permanent de contrôle de larges portions du territoire national.
Par ailleurs, aucune exigence sérieuse de traçabilité n’est prévue. En l’absence d’obligation d’enregistrement des opérations réalisées, il sera particulièrement difficile d’évaluer la réalité des pratiques mises en œuvre, leur efficacité ou leurs éventuels effets discriminatoires.
Cette question est d’autant plus importante que de nombreuses études, décisions juridictionnelles et travaux institutionnels ont mis en évidence l’existence de contrôles d’identité discriminatoires visant certaines catégories de la population en raison de leur apparence physique ou de leur origine supposée. L’extension de pouvoirs de contrôle sans contrôle judiciaire préalable ni mécanisme de suivi renforcé risque d’aggraver ces phénomènes.
Dans un État de droit, l’accroissement des pouvoirs de police doit toujours s’accompagner d’un renforcement des garanties démocratiques. La traçabilité des contrôles et l’évaluation régulière du dispositif par le Parlement constituent des exigences minimales de transparence et de responsabilité.
Le présent amendement vise ainsi à garantir que les pouvoirs exceptionnels créés par le projet de loi demeurent placés sous le contrôle de l’autorité judiciaire et fassent l’objet d’un suivi public permettant au Parlement d’en apprécier l’efficacité et les conséquences sur l’exercice des droits et libertés fondamentaux.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.