Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

95 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour · place 627
Marie-José AllemandSOC Contre · place 471
Marie-Noëlle BattistelSOC Contre Par délégation · place 442
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
Béatrice BellamyHOR Contre Par délégation · place 219
Lisa BellucoECOS Pour · place 532
Thierry BenoitHOR Contre · place 223
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Matthieu BlochUDDPLR Contre · place 91
Émilie BonnivardDR Contre · place 174
Anthony BoulogneRN Contre · place 137
Bertrand BouyxHOR Contre · place 241
Louis BoyardLFI-NFP Pour · place 630
Jean-Michel BrardHOR Contre · place 235
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 391
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 388
Sophia ChikirouLFI-NFP Pour · place 527
Josiane CorneloupDR Contre Par délégation · place 181
Vincent DescoeurDR Contre · place 170
Sandrine Dogor-SuchRN Contre Par délégation · place 59
Nicolas DragonRN Contre · place 120
Virginie Duby-MullerDR Contre Par délégation · place 185
Aurélien DutrembleRN Contre · place 128
Marc FesneauDEM Contre · place 342
Charles FournierECOS Pour Par délégation · place 530
Alix FruchonDR Contre · place 206
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 272
François GernigonHOR Contre · place 231
Olga GivernetEPR Contre Par délégation · place 301
Pascale GotSOC Contre · place 441
Florence GouletRN Contre · place 24
Monique GrisetiRN Contre Par délégation · place 135
Julien GuibertRN Contre · place 5
Mathilde HignetLFI-NFP Pour · place 611
Timothée HoussinRN Contre · place 82
Sébastien HumbertRN Contre · place 81
Catherine IbledEPR Contre · place 322
François JolivetHOR Contre · place 233
Sylvie JosserandRN Contre Par délégation · place 18
Chantal JourdanSOC Pour · place 409
Sandrine Le FeurEPR Contre · place 269
Nicole Le PeihEPR Contre · place 278
Jérôme LegavreLFI-NFP Pour · place 649
Sarah LegrainLFI-NFP Pour Par délégation · place 602
Claire LejeuneLFI-NFP Pour · place 607
Stéphane LenormandLIOT Contre · place 456
Murielle LepvraudLFI-NFP Pour Par délégation · place 650
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Julien LimongiRN Contre · place 122
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
David MagnierRN Contre · place 13
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Patrice MartinRN Contre · place 71
Éric MartineauDEM Contre · place 351
Patricia MaussionDEM Contre · place 349
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Joséphine MissoffeEPR Contre · place 323
Louise MorelDEM Contre · place 335
Marcellin NadeauGDR Pour · place 581
Jacques ObertiSOC Contre Par délégation · place 474
Danièle ObonoLFI-NFP Pour · place 600
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Sophie PantelSOC Contre · place 463
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
Christine Pirès BeauneSOC Contre Par délégation · place 426
Christophe PlassardHOR Contre Par délégation · place 225
Marie PochonECOS Pour · place 522
Lisette PolletRN Contre · place 84
Thomas PortesLFI-NFP Pour · place 633
Dominique PotierSOC Contre Par délégation · place 413
Pierre PribetichSOC Contre · place 444
Jean-Claude RauxECOS Pour · place 498
Matthias RenaultRN Contre · place 89
Laurence Robert-DehaultRN Contre · place 141
Charles RodwellEPR Contre Par délégation · place 276
Xavier RoserenHOR Contre · place 317
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Jean-Louis RoumégasECOS Pour Par délégation · place 513
Alexandre SabatouRN Contre Par délégation · place 62
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Philippe SchreckRN Contre · place 15
Anne SicardRN Contre · place 66
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Liliana TanguyEPR Contre Par délégation · place 265
David TaupiacLIOT Contre · place 465
Mélanie ThominSOC Contre · place 433
Lionel TivoliRN Contre · place 150
Aurélie TrouvéLFI-NFP Pour · place 618
Boris VallaudSOC Contre · place 427
Jean-Pierre VigierDR Contre Par délégation · place 188
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Jean-Luc WarsmannLIOT Contre · place 481
Frédéric WeberRN Contre · place 118

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 15000
ECOS Pour 9000
SOC Contre 11000
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 02500
EPR Contre 0901
DR Contre 0800
DEM Contre 0400
HOR Contre 0800
LIOT Contre 0300
UDDPLR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 6878 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 258 · article 10
  4. Scrutinn° 6878 · 22/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 258 de Mme Manon Meunier et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Manon Meunier

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de Mme Manon Meunier et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose la suppression de l’article 10, qui prévoit l'affaiblissement des mesures de compensation pour atteintes à la biodiversité.

Cet article prévoit s’articule autour de deux principes directeurs :

- L’élargissement du périmètre géographique de recherche des sites de compensation

- La priorisation des mesures de compensation sur des espaces non-productifs puis, le cas échéant, sur des terres faiblement productives

Le gouvernement prétexte une « double peine » des agriculteurs, qui seraient à la fois fortement impactés par les emprises des projets d’aménagement qui affecteraient les terres agricoles et par des mesures compensatoires qui se déploieraient elle-même sur ce même type de terres. C’est évidemment faux puisque les compensations sont majoritairement réalisées sur des milieux semi-naturels et, moins d’une fois sur cinq, sur des terres agricoles, exploitées ou en déprise.

Rappelons que les projets d’aménagement tels que les infrastructures de transport, l’installation d’éolienne, les programmes immobiliers artificialisent effectivement environ 30 000 hectares d’espaces par an sur les espaces naturels, agricoles et forestiers. Mais le gouvernement ne propose rien dans cet article pour éviter cette artificialisation bien au contraire il vient même assouplir le principe de compensation.

Proposer un élargissement du périmètre géographique de recherche des sites de compensation est un non-sens écologique, puisque ce principe correspond à une réalité biologique : les espèces ont besoin que le nouvel habitat créé pour compenser la destruction du leur soit à proximité pour pouvoir y migrer.

C’est d’ailleurs l’une des conclusions d’un récent rapport du Muséum national d’Histoire Naturelle, dans un rapport publié en février 2024 intitulé « La compensation écologique permet-elle vraiment de tendre vers l’absence de perte nette de biodiversité ? ». Les auteurs de ce rapport déclare en effet que « pour justifier une absence de perte nette de biodiversité (…) les mesures doivent être réalisées à proximité fonctionnelle des impacts occasionnés par ce projet, c’est à dire qu’elles doivent bénéficier aux mêmes populations d’espèces ou remplir des fonctions dans la même entité écologique que celle impactée ».

Le groupe LFI-NFP s’oppose donc à toute idée d’élargissement du périmètre géographique dans lequel les mesures de compensations peuvent être mises en œuvre, d’autant plus que l’élargissement en question n’est absolument pas défini. L’étude d’impact mentionne seulement « les mesures de compensation devront à minima se situer dans la même région biogéographique au sens de la directive 92/43/CEE du Conseil, du 21 mai 1992 ou dans la même aire de répartition, sur la même voie de migration ou dans la même aire d’hivernage. » Or le territoire français est divisé en seulement quatre régions biogéographique, dont une zone atlantique allant du Pas de Calais à la Haute-Garonne.

Les député.e.s du groupe LFI-NFP partagent les craintes de nombreux acteurs du monde agricole qui craignent qu’une telle mesure puisse ouvrir la voie à une forme de marché de crédits biodiversité.

Pour ce qui est de la priorisation des mesures de compensation sur des espaces non-productifs puis, le cas échéant, sur des terres faiblement productives proposée par le gouvernement, dans les faits c’est déjà sur ce type d’espaces que portent les mesures de compensation aujourd’hui.

En effet, les chercheuses du centre d’études et de prospective du MASA indiquent dans leur analyse n°198 intitulée « L’implication du secteur agricole dans la compensation écologique » publiée en décembre 2023 : « De façon générale, la participation du secteur agricole à la compensation écologique suit une logique d’opportunité. Les acteurs du secteur ont des préférences hiérarchisées qui les amènent à privilégier la réalisation de cette compensation sur du foncier non productif, puis sur des espaces en friche, des prairies, et enfin sur des terres labourées, à la fois les plus onéreuses et les plus protégées par la profession agricole. La compensation écologique se développe donc préférentiellement sur les espaces agricoles marginaux. »

La mise en œuvre des mesures de compensation écologique est d’ores et déjà insatisfaisante, le gouvernement devrait plutôt s’atteler à rendre ses mesures plus efficaces d’un point de vue écologique plutôt que de chercher à assouplir encore les mesures de compensation écologiques.

Pour toutes ces raisons le groupe LFI-NFP demande la suppression de cet article.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.