Amendement n° 832 de M. Barusseau — article 5
Rejeté- Pour
- 22
- Contre
- 106
- Abstentions
- 23
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "Rassemblement National"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 151
- Suffrages exprimés
- 128
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
152 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Patrice Martin | RN | Contre | · place 71 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Jean-Paul Mattei | DEM | Contre | · place 339 |
| Patricia Maussion | DEM | Contre | · place 349 |
| Kévin Mauvieux | RN | Contre | · place 73 |
| Thomas Ménagé | RN | Contre | · place 40 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | · place 331 |
| Maxime Michelet | UDDPLR | Contre | · place 112 |
| Éric Michoux | UDDPLR | Contre | · place 96 |
| Christelle Minard | DR | Contre | · place 182 |
| Serge Muller | RN | Contre | · place 58 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | Par délégation · place 474 |
| Hubert Ott | DEM | Abstention | · place 356 |
| Jimmy Pahun | DEM | Contre | · place 373 |
| Astrid Panosyan-Bouvet | EPR | Contre | Par délégation · place 312 |
| Sophie Pantel | SOC | Pour | · place 463 |
| Sébastien Peytavie | ECOS | Pour | · place 491 |
| René Pilato | LFI-NFP | Contre | · place 520 |
| Christine Pirès Beaune | SOC | Pour | Par délégation · place 426 |
| Marie Pochon | ECOS | Abstention | · place 522 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 84 |
| Dominique Potier | SOC | Pour | Par délégation · place 413 |
| Josy Poueyto | DEM | Contre | · place 330 |
| Loïc Prud'homme | LFI-NFP | Abstention | · place 626 |
| Julien Rancoule | RN | Contre | Par délégation · place 136 |
| Jean-Claude Raux | ECOS | Abstention | · place 498 |
| Charles Rodwell | EPR | Contre | Par délégation · place 276 |
| Anne-Sophie Ronceret | EPR | Contre | · place 292 |
| Xavier Roseren | HOR | Contre | · place 317 |
| Claudia Rouaux | SOC | Pour | · place 431 |
| Sandrine Rousseau | ECOS | Abstention | · place 508 |
| Fabrice Roussel | SOC | Pour | · place 460 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | · place 303 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | Par délégation · place 138 |
| Alexandre Sabatou | RN | Contre | Par délégation · place 62 |
| Arnaud Saint-Martin | LFI-NFP | Abstention | Par délégation · place 648 |
| Philippe Schreck | RN | Contre | · place 15 |
| Anne Sicard | RN | Contre | · place 66 |
| Ersilia Soudais | LFI-NFP | Abstention | · place 572 |
| Michèle Tabarot | DR | Contre | Par délégation · place 179 |
| Jean-Philippe Tanguy | RN | Contre | · place 35 |
| David Taupiac | LIOT | Abstention | · place 465 |
| Andrée Taurinya | LFI-NFP | Abstention | · place 609 |
| Thierry Tesson | RN | Contre | · place 21 |
| Prisca Thevenot | EPR | Contre | · place 274 |
| Mélanie Thomin | SOC | Pour | · place 433 |
| Stéphane Travert | EPR | Contre | · place 300 |
| Aurélie Trouvé | LFI-NFP | Abstention | · place 618 |
| Nicolas Turquois | DEM | Contre | · place 354 |
| Jean-Pierre Vigier | DR | Contre | · place 188 |
| Frédéric-Pierre Vos | RN | Contre | · place 134 |
| Dominique Voynet | ECOS | Pour | · place 495 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
- Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
- Amendement n° 832 · article 5
- Scrutinn° 6791 · 21/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 832 de M. Barusseau à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Fabrice Barusseau
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer les alinéas 9 à 13.
Exposé sommaire de M. Barusseau et ses cosignataires
Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer le dispositif permettant à l’autorité administrative d’autoriser, à titre provisoire, la poursuite des prélèvements en cas d’annulation d’une autorisation unique de prélèvement.
Le dispositif proposé prévoit qu’en cas d’annulation par le juge administratif d’une autorisation unique de prélèvement délivrée à un organisme unique de gestion collective, le préfet pourrait autoriser la poursuite des prélèvements pour une durée maximale de deux ans. Une telle faculté revient, en pratique, à maintenir les effets d’un acte déclaré illégal par le juge, ce qui soulève de sérieuses difficultés au regard du principe de légalité.
Or, le juge administratif dispose déjà de pouvoirs étendus lui permettant de moduler dans le temps les effets de ses décisions d’annulation et d’encadrer, le cas échéant, des mesures transitoires dans l’attente de la délivrance d’une nouvelle autorisation. Ces outils sont d’ores et déjà mobilisés de manière régulière, rendant inutile l’instauration d’un dispositif administratif parallèle.
En outre, ce mécanisme est de nature à compromettre l’atteinte des objectifs fixés par la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, notamment l’objectif de bon état des masses d’eau à l’horizon 2027 et le principe de non-dégradation. En effet, en permettant la prolongation d’autorisations illégales, il favorise le maintien de niveaux de prélèvements incompatibles avec ces objectifs.
Par ailleurs, compte tenu des délais moyens de traitement des contentieux, de l’ordre de plusieurs années, l’ajout d’une autorisation provisoire de deux ans conduirait à prolonger significativement l’application de régimes illégaux, pouvant atteindre une durée cumulée d’environ cinq ans. Une telle situation est incompatible avec l’exigence d’effectivité du droit de l’environnement.
Cet alinéa introduit ensuite un dispositif flou, dont les modalités sont largement renvoyées au pouvoir réglementaire.
Cette autorisation provisoire, en tant que décision administrative faisant grief, sera vraisemblablement susceptible de recours, générant un risque de contentieux supplémentaire et une nouvelle insécurité juridique.
Enfin, le dispositif entretient une incertitude quant à l’articulation entre les pouvoirs du juge administratif et ceux de l’autorité administrative, dans la mesure où le juge conserve la faculté de différer les effets de ses décisions d’annulation et, le cas échéant, de fixer des mesures transitoires dans l’attente d’une nouvelle autorisation.
Il conviendrait plutôt que le juge administratif puisse tenir compte de la possibilité pour l’organisme unique de gestion collective de l’irrigation, suite à une décision juridictionnelle d’annulation, de présenter un nouveau dossier ou de solliciter une nouvelle autorisation dans un délai raisonnable, ainsi que des impératifs de continuité des usages agricoles et de préservation de la souveraineté alimentaire.
Enfin, dans un contexte où la Commission européenne a engagé une procédure d’infraction à l’encontre de la France pour manquement à ses obligations au titre de la directive-cadre sur l’eau, le maintien de ce dispositif est susceptible d’aggraver le risque contentieux et d’exposer l’État à des sanctions financières.
Pour l’ensemble de ces raisons, le présent amendement propose de supprimer ce dispositif.