Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

148 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Patrice MartinRN Contre · place 71
Patricia MaussionDEM Contre · place 349
Kévin MauvieuxRN Contre · place 73
Thomas MénagéRN Contre · place 40
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Maxime MicheletUDDPLR Contre · place 112
Christelle MinardDR Contre · place 182
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Hubert OttDEM Abstention · place 356
Astrid Panosyan-BouvetEPR Contre Par délégation · place 312
Mathilde PanotLFI-NFP Pour · place 623
Charlotte Parmentier-LecocqHOR Contre · place 221
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
René PilatoLFI-NFP Pour · place 520
Christine Pirès BeauneSOC Pour Par délégation · place 426
Christophe PlassardHOR Contre Par délégation · place 225
Marie PochonECOS Pour · place 522
Lisette PolletRN Contre · place 84
Dominique PotierSOC Pour · place 413
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Contre · place 217
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Nicolas RayDR Contre · place 189
Catherine RimbertRN Contre Par délégation · place 41
Véronique RiottonEPR Contre · place 302
Vincent RollandDR Contre · place 201
Valérie RossiSOC Abstention · place 472
Sandrine RousseauECOS Pour · place 508
Fabrice RousselSOC Pour · place 460
Anaïs SabatiniRN Contre Par délégation · place 138
Alexandre SabatouRN Contre Par délégation · place 62
Arnaud Saint-MartinLFI-NFP Pour Par délégation · place 648
Philippe SchreckRN Contre · place 15
Anne SicardRN Contre · place 66
Ersilia SoudaisLFI-NFP Pour · place 572
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Michèle TabarotDR Contre Par délégation · place 179
Jean-Philippe TanguyRN Contre · place 35
David TaupiacLIOT Contre · place 465
Andrée TaurinyaLFI-NFP Pour · place 609
Sabine ThillayeDEM Contre · place 334
Mélanie ThominSOC Pour · place 433
Stéphane TravertEPR Contre · place 300
Aurélie TrouvéLFI-NFP Pour · place 618
Nicolas TryznaDR Contre · place 184
Paul VannierLFI-NFP Pour · place 573
Jean-Pierre VigierDR Contre · place 188
Dominique VoynetECOS Pour · place 495

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 25000
SOC Pour 11030
ECOS Pour 8000
GDR Pour 1000
NIPartagé0110
RN Contre 04000
EPR Contre 01501
DR Contre 01700
DEM Contre 0610
HOR Contre 01200
LIOT Contre 0200
UDDPLR Contre 0400

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 6772 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  2. Texte d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
  3. Amendement n° 238 · article 5
  4. Scrutinn° 6772 · 21/05/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 238 de Mme Hignet et l'amendement identique suivant à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Mathilde Hignet

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer l’alinéa 3.

Exposé sommaire de Mme Hignet et ses cosignataires

Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite supprimer une disposition qui affaiblit la démocratie environnementale au niveau local sur les questions relatives à la gestion de l’eau.

L’article prévoit en effet de rendre facultative l’obligation de réunion publique pour les nouveaux projets d’ouvrages de stockage de l’eau définis dans le cadre des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE), en la remplaçant par une simple permanence en mairie. Il substitue ainsi un moment de débat public collectif, permettant la confrontation des points de vue et la transparence des projets, par un dispositif d’échanges individualisés, sans véritable discussion démocratique.

Cette évolution intervient dans un contexte de tensions croissantes sur la ressource en eau. Une note du Haut-commissariat au Plan, « L’eau en 2050 : graves tensions sur les écosystèmes et les usages » (2025), alerte sur une augmentation significative des prélèvements et consommations d’eau d’ici 2050, principalement portée par les besoins en irrigation agricole, et sur l’apparition de tensions structurelles entre usages humains et besoins des écosystèmes dans de nombreux bassins versants. D'ici 2050, sans inflexion des usages, 88 % du territoire hexagonal pourraient être en situation de tension modérée ou sévère en été, avec des restrictions d’usage probables sur la quasi-totalité du territoire. Elle montre également que près de 90 % des bassins versants seraient touchés par une dégradation de la situation hydrique entre 2020 et 2050, traduisant une pression structurelle croissante entre ressource disponible et usages. Enfin, les travaux soulignent une aggravation simultanée des tensions sur les prélèvements et les consommations dans plus de la moitié des bassins versants, y compris hors période estivale, signe d’un déséquilibre durable et généralisé. Dans ce contexte, la question de la gouvernance de l’eau et de l’acceptabilité démocratique des projets devient centrale.

L’étude d’impact reconnaît elle-même que les projets de stockage d’eau donnent lieu à des « consultations du public (…) faisant l’objet de nombreuses tensions et crispations locales (débats houleux) ». Malgré ce constat explicite de conflictualité autour du partage de la ressource, elle propose de « limiter l’exposition directe du pétitionnaire (…) lors de la phase d’ouverture comme de clôture ». Ainsi, face à des projets déjà identifiés comme sources de tensions démocratiques, le choix opéré consiste non pas à renforcer le débat public, mais à en réduire les modalités, ce qui apparaît difficilement conciliable avec l’exigence de transparence et de participation du public sur des enjeux aussi sensibles que la gestion de l’eau.

Affaiblir les procédures de participation du public apparaît donc particulièrement problématique. Les réunions publiques organisées dans le cadre des enquêtes environnementales constituent un espace essentiel d’information et de débat contradictoire entre citoyens, porteurs de projets et commissaires enquêteurs. Leur remplacement par de simples permanences administratives réduit mécaniquement la portée du débat public et la possibilité d’un échange collectif structuré.

Par ailleurs, les PTGE ne constituent pas des documents opposables juridiquement. Ils relèvent d’une démarche de concertation locale visant à organiser les usages de l’eau sans garantir en eux-mêmes un contrôle démocratique ou environnemental renforcé. Leur articulation avec des procédures d’autorisation environnementale ne saurait justifier un allègement des garanties de participation du public.

L’extension de cette dérogation aux projets d’ouvrages de stockage d’eau et de prélèvement sur les eaux superficielles ou souterraines s’inscrit dans une dynamique de facilitation de projets fortement contestés localement, notamment les grandes retenues de substitution, qui font l’objet de contentieux répétés et de mobilisations sociales importantes.

Dans cette perspective, le groupe La France insoumise défend une approche fondée sur la sobriété des usages, la protection du cycle de l’eau et la reconnaissance de l’eau comme bien commun, dans le cadre notamment du principe de la règle bleue.

Cet amendement a été travaillé avec la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB).

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.