Amendement n° 136 de M. Aviragnet — article 28
Rejeté- Pour
- 23
- Contre
- 27
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Président du groupe "Ensemble pour la République"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 50
- Suffrages exprimés
- 50
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
53 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Christine Arrighi | ECOS | Pour | · place 517 |
| Joël Aviragnet | SOC | Pour | · place 428 |
| Anchya Bamana | RN | Pour | · place 25 |
| Fabrice Barusseau | SOC | Pour | Par délégation · place 567 |
| Laurent Baumel | SOC | Pour | · place 451 |
| Valérie Bazin-Malgras | DR | Contre | Par délégation · place 199 |
| Jean-Didier Berger | DR | Non-votant | · place 209 |
| Benoît Blanchard | HOR | Contre | · place 318 |
| Émilie Bonnivard | DR | Contre | Par délégation · place 174 |
| Louis Boyard | LFI-NFP | Pour | · place 630 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 380 |
| Anthony Brosse | EPR | Contre | Par délégation · place 388 |
| Pierre-Yves Cadalen | LFI-NFP | Pour | · place 570 |
| Nathalie Coggia | EPR | Contre | · place 326 |
| Éric Coquerel | LFI-NFP | Pour | · place 549 |
| Arthur Delaporte | SOC | Pour | · place 453 |
| Jocelyn Dessigny | RN | Contre | · place 70 |
| Lionel Duparay | DR | Contre | · place 84 |
| Denis Fégné | SOC | Pour | Par délégation · place 487 |
| Mathilde Feld | LFI-NFP | Pour | · place 629 |
| Jean-Luc Fugit | EPR | Contre | · place 272 |
| Camille Galliard-Minier | EPR | Non-votant | · place 308 |
| Olivia Grégoire | EPR | Contre | · place 271 |
| Marine Hamelet | RN | Contre | Par délégation · place 6 |
| Catherine Hervieu | ECOS | Pour | Par délégation · place 531 |
| Patrick Hetzel | DR | Contre | · place 164 |
| Sacha Houlié | SOC | Pour | · place 486 |
| Sébastien Huyghe | EPR | Contre | · place 277 |
| François Jolivet | HOR | Contre | · place 233 |
| Daniel Labaronne | EPR | Contre | · place 262 |
| Bastien Lachaud | LFI-NFP | Pour | · place 614 |
| Thomas Lam | HOR | Contre | Par délégation · place 230 |
| Hélène Laporte | RN | Contre | · place 28 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Jérôme Legavre | LFI-NFP | Pour | · place 649 |
| Sarah Legrain | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 602 |
| Philippe Lottiaux | RN | Contre | Par délégation · place 22 |
| David Magnier | RN | Contre | · place 13 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Christophe Marion | EPR | Contre | Par délégation · place 307 |
| Éric Martineau | DEM | Contre | · place 351 |
| Denis Masséglia | EPR | Contre | · place 376 |
| Nicolas Metzdorf | EPR | Contre | Par délégation · place 385 |
| Paul Midy | EPR | Contre | · place 268 |
| Christelle Minard | DR | Contre | Par délégation · place 182 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | · place 474 |
| Mathilde Panot | LFI-NFP | Pour | · place 623 |
| Pierre Pribetich | SOC | Pour | · place 444 |
| Nicolas Ray | DR | Contre | · place 189 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 558 |
| Sophie Taillé-Polian | ECOS | Pour | · place 494 |
| Paul Vannier | LFI-NFP | Pour | · place 573 |
| Annie Vidal | EPR | Contre | · place 260 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
- Texte relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
- Amendement n° 136 · article 28
- Scrutinn° 5797 · 27/02/2026
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 136 de M. Aviragnet et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 28 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Joël Aviragnet
État : Rejeté
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire de M. Aviragnet, Mme Runel, M. Baumel, Mme Pirès Beaune, Mme Bellay, M. Califer, Mme Dombre Coste, Mme Godard, M. Houlié, M. Simion, M. Guedj, M. Baptiste, Mme Allemand, M. Barusseau, Mme Battistel, M. Belhaddad, M. Benbrahim, M. Bouloux, M. Philippe Brun, Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, M. Dufau, M. Echaniz, M. Eskenazi, M. Faure, M. Fégné, M. Garot, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, M. Lhardit, Mme Mercier, M. Naillet, M. Oberti, Mme Pantel, M. Pena, Mme Pic, M. Potier, M. Pribetich, M. Proença, Mme Rossi, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, M. Roussel, Mme Récalde, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Saulignac, M. Sother, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Vallaud, M. Vicot, M. William, Mme Froger, groupe Socialistes et apparentés
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à supprimer cet article 28 qui donnerait à France Travail un accès excessif aux données personnelles des demandeurs d’emploi indemnisés ainsi qu’un pouvoir abusif de suspendre les allocations sur la seule base « d’indices » de fraude.
Cet article 28, introduit par un amendement des rapporteurs en commission au Sénat, vise à accroître considérablement les moyens de France Travail dans sa mission de lutte contre la fraude et de versement à bon droit des allocations.
Il prévoit pour cela de nouvelles prérogatives pour les agents chargés des contrôles, notamment l’accès à des fichiers sensibles tels que les relevés de téléphonie, le registre des Français établis hors de France et les données de connexion des usagers de France Travail.
Il autorise également le directeur général de l’établissement à suspendre à titre conservatoire le versement d’une allocation en cas d’ « indices sérieux » de fraude.
Si l’objectif de lutte contre la fraude est légitime, les dispositifs proposés soulèvent de considérables inquiétudes au regard de la protection des données personnelles et du principe de proportionnalité.
L’accès à des fichiers aussi intrusifs que les données de connexion constitue une atteinte majeure à la vie privée, susceptible d’instaurer une forme de surveillance généralisée des demandeurs d’emploi, au-delà des seuls cas de fraude avérée.
En outre, comme le soulève la CNIL dans sa réponse au rapporteur, un tel accès semble juridiquement très fragile : "la légalité de l’accès aux données de connexion ne semble pas compatible avec la jurisprudence de la CJUE. En effet, par trois décisions rendues le 6 octobre 2020 (2), la CJUE a détaillé les limites posées à ses yeux par le droit européen : 1°) La conservation généralisée et indifférenciée des données de connexion (autres que les données d’identité) ne peut être imposée aux opérateurs que pour les besoins de la sécurité nationale en cas de menace grave. En outre, l’accès à ces données par les services de renseignement doit être soumis au contrôle préalable d’une autorité indépendante et au contrôle d’un juge en aval lors de l’exploitation des données conservées.
2) Pour la lutte contre la criminalité grave, les États peuvent seulement imposer la conservation ciblée de données, dans certaines zones ou pour certaines catégories de personnes pré-identifiées comme présentant des risques particuliers.
3) La conservation des données de connexion n’est pas permise pour d’autres motifs, notamment pour la recherche des infractions ne relevant pas de la criminalité grave.
Les arrêts rendus par la chambre criminelle de la Cour de cassation le 12 juillet 2022 tirent les conséquences des décisions rendues par la Cour de justice de l'Union européenne :
- D'une part, la Cour de cassation énonce que les données de connexion ne peuvent être obtenues que dans le cadre d'enquête pénales relatives à des infractions d'une certaine gravité ;
- D'autre part, la Cour de cassation précise que la délivrance de réquisitions relatives aux données de connexion doit faire l'objet d'un contrôle préalable par une juridiction ou une AAI, au sens où l'entend la Cour de justice de l'Union européenne."
De plus, la possibilité de suspension conservatoire du versement des allocations, même limitée à 3 mois, fait peser un risque important : en cas d’erreur ou de suspicion infondée, un allocataire pourrait se retrouver temporairement privé de toute ressource, avec des conséquences graves sur sa situation personnelle et familiale.
La notion d’ « indices sérieux » demeure par ailleurs imprécise et pourrait donner lieu à des interprétations trop extensives.
Pour toutes ces raisons, cet amendement vise donc à supprimer cet article 28.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.