Vote de chaque député

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119 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Contre · place 627
Marie-José AllemandSOC Contre · place 471
Franck AllisioRN Contre · place 80
Gabriel AmardLFI-NFP Contre · place 544
David AmielEPR Contre · place 259
Ségolène AmiotLFI-NFP Contre · place 526
Rodrigo ArenasLFI-NFP Contre · place 610
Christine ArrighiECOS Pour · place 517
Erwan BalanantDEM Contre · place 333
Marie-Noëlle BattistelSOC Contre Par délégation · place 442
Valérie Bazin-MalgrasDR Contre Par délégation · place 199
Anaïs Belouassa-CherifiLFI-NFP Contre · place 518
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Sylvain BerriosHOR Pour · place 220
Hervé BervilleEPR Contre Par délégation · place 295
Christophe BexLFI-NFP Contre · place 557
Carlos Martens BilongoLFI-NFP Contre · place 604
Christophe BlanchetDEM Contre · place 344
Frédéric BoccalettiRN Contre · place 17
Éric BothorelEPR Contre Par délégation · place 286
Florent BoudiéEPR Contre · place 251
Anthony BoulogneRN Contre · place 126
Idir BoumertitLFI-NFP Contre · place 619
Louis BoyardLFI-NFP Contre · place 630
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 397
Aymeric CaronLFI-NFP Contre Par délégation · place 528
Sylvain CarrièreLFI-NFP Contre · place 621
Gabrielle CathalaLFI-NFP Contre · place 595
Sophia ChikirouLFI-NFP Contre · place 527
Roger ChudeauRN Contre · place 7
Marc de FleurianRN Contre · place 144
Arthur DelaporteSOC Pour Par délégation · place 453
Stéphane DelautretteSOC Pour · place 432
Aly DiouaraLFI-NFP Contre · place 616
Alexandre DufossetRN Contre · place 38
Elsa FaucillonGDR Pour · place 593
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Marina FerrariDEM Contre · place 360
Marc FesneauDEM Contre · place 342
Perceval GaillardLFI-NFP Contre Par délégation · place 638
Marie-Charlotte GarinECOS Pour · place 507
Yoann GilletRN Contre · place 33
Philippe GosselinDR Contre Par délégation · place 169
Guillaume Gouffier ValenteEPR Contre · place 313
Emmanuel GrégoireSOC Pour · place 419
Frantz GumbsDEM Contre · place 348
Steevy GustaveECOS Pour · place 541
Marine HameletRN Contre · place 6
Céline HervieuSOC Pour · place 430
Emmanuelle HoffmanEPR Contre · place 322
Vincent JeanbrunDR Contre · place 184
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Marietta KaramanliSOC Pour Par délégation · place 411
Bastien LachaudLFI-NFP Contre · place 614
Abdelkader LahmarLFI-NFP Contre · place 519
Maxime LaisneyLFI-NFP Contre · place 596
Thomas LamHOR Pour · place 230
Philippe LatombeDEM Contre · place 359
Jean LaussucqEPR Contre · place 312
Nadine LechonRN Contre · place 119
Mathieu LefèvreEPR Contre · place 284
Sarah LegrainLFI-NFP Contre Par délégation · place 602
Gisèle LelouisRN Contre · place 146
Bartolomé LenoirUDR Contre · place 114
Guillaume LepersDR Contre · place 207
Roland LescureEPR Contre · place 268
Laurent LharditSOC Contre · place 445
Eric LiégeonDR Contre · place 205
Christine LoirRN Contre · place 31
Sylvain MaillardEPR Contre · place 256
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Christophe MarionEPR Contre Par délégation · place 307
Pascal MarkowskyRN Contre · place 111
Bryan MassonRN Contre · place 109
Jean-Paul MatteiDEM Contre · place 339
Laurent MazauryLIOT Contre · place 394
Graziella MelchiorEPR Contre · place 387
Sophie MetteDEM Contre · place 331
Pierre MeurinRN Contre Par délégation · place 145
Éric MichouxUDR Contre · place 96
Jean MoulliereHOR Pour · place 245
Naïma MoutchouHOR Non-votant · place 221
Sandrine NosbéLFI-NFP Contre · place 639
Nathalie OziolLFI-NFP Contre · place 548
Mathilde PanotLFI-NFP Contre · place 623
Marc PenaSOC Contre Par délégation · place 446
Maud PetitDEM Contre · place 352
Sébastien PeytavieECOS Pour · place 491
René PilatoLFI-NFP Contre · place 520
Béatrice PironHOR Abstention · place 236
Thomas PortesLFI-NFP Contre · place 633
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHOR Contre · place 217
Pierre PribetichSOC Contre · place 444
Julien RancouleRN Contre · place 136
Sandra RegolECOS Pour Par délégation · place 501
Franck RiesterEPR Contre · place 261
Catherine RimbertRN Contre · place 41
Sandrine RousseauECOS Pour · place 508
Jean-François RoussetEPR Contre Par délégation · place 303

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
ECOS Pour 10000
SOC Pour 7500
HOR Pour 4111
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 02000
EPR Contre 02001
LFI-NFP Contre 02700
DR Contre 0600
DEM Contre 01100
LIOT Contre 0100
UDR Contre 0300

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2937 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetRéformer le mode d'élection des membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et Marseille
  2. Texte visant à réformer le mode d'élection des membres du conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et Marseille
  3. Amendement n° 6 · article premier
  4. Scrutinn° 2937 · 07/07/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement de suppression n° 6 de M. Emmanuel Grégoire et les amendements identiques suivants à l'article premier de la proposition de loi visant à réformer le mode d’élection des membres du conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et de Marseille (nouvelle lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Emmanuel Grégoire

État : Rejeté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de M. Emmanuel Grégoire et ses cosignataires

Cet amendement vise à supprimer l’article 1er, qui met en oeuvre le cœur de la réforme du mode de scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille, proposée par la présente proposition de loi.

Le présent texte comporte de nombreux impensés et présente plusieurs motifs d'inconstitutionnalité.

Des conséquences matérielles et pratiques seront induites par cette réforme du mode de scrutin. La tenue de deux scrutins simultanés dans chaque arrondissement entraînerait un doublement du nombre de bureaux de vote : à Paris, le passage de 902 à 1804 bureaux serait nécessaire. Cela implique un coût logistique et humain considérable, notamment en termes de mobilisation de personnel électoral, de sécurisation des lieux de vote et de dépouillement. S’ajoute à cela l’illisibilité d’un bulletin de vote respectant les exigences de l’article R. 155 du code électoral, avec potentiellement 163 noms pour les conseillers de Paris et 60 noms pour les conseillers d’arrondissement ou communautaires. Un tel bulletin serait d’une exceptionnelle illisibilité, difficilement compréhensible pour l’électeur, et source d’erreurs ou d’abstentions involontaires.

De plus, deux scrutins à dépouiller successivement (ou simultanément avec du personnel doublé) vont allonger le processus le soir du vote. Dans un bureau parisien, on devra d’abord, par exemple, dépouiller les bulletins du Conseil de Paris, puis ceux du conseil d’arrondissement (ou inversement). Le risque est de voir le dépouillement se prolonger tard dans la nuit, augmentant la fatigue et donc le risque d’erreur. Du point de vue de l’usager, entrer dans l’isoloir avec deux bulletins et deux enveloppes, puis manipuler deux urnes, est une nouveauté. Il faut que le parcours de vote soit pensé pour être le plus simple possible.

Dans le cas de Paris et Marseille, l’agrégation des résultats pour l’élection municipale devra se faire à l’échelle de toute la ville (addition des suffrages des arrondissements). Il faudra s’assurer que les systèmes informatiques du ministère de l’Intérieur sont prêts à gérer cette double remontée.

Doubler les urnes, imprimer plus de bulletins, mobiliser plus de personnel : tout cela a un coût. Si les charges d’organisation doublent, on retrouve encore la question de l’irrecevabilité financière qui aurait dû être opposée à la présente proposition de loi.

Il semble également essentiel de souligner l’unicité du précédent historique que constitue la présente proposition de loi, introduisant un mode de scrutin à deux urnes pour des collectivités qui disposeront de deux assemblées délibérantes.

Les villes de Paris, Lyon et Marseille bénéficient depuis la loi dite « PLM » du 31 décembre 1982 d’un statut particulier les dotant à la fois d’un conseil municipal central (Conseil de Paris, conseil municipal de Lyon ou Marseille) et de conseils d’arrondissement (ou de secteur) élus localement.

Toutefois, jusqu’à présent, il n’y avait qu’un seul scrutin par secteur/arrondissement, les mêmes suffrages des électeurs permettaient d’élire à la fois des conseillers d’arrondissement et des conseillers de Paris (ou conseillers municipaux) sur une liste commune. Autrement dit, bien que les villes PLM aient deux niveaux de conseil, le système actuel conserve un lien organique étroit entre eux : à Paris, les « premiers » de chaque liste d’arrondissement siègent au conseil municipal, assurant ainsi une articulation entre l’échelon local et l’échelon central.

La réforme ici proposée rompt ce lien en instaurant deux scrutins distincts simultanés (deux urnes) au sein d’une même collectivité. C’est une situation sans précédent : aucune autre collectivité territoriale en France ne fonctionne avec deux assemblées délibérantes élues séparément sur la même emprise territoriale. Même le précédent de 1982, déjà spécifique, n’allait pas aussi loin dans la dualité des élections.

Cette singularité soulève plusieurs questions juridiques et pratiques. D’abord, du point de vue du principe de libre administration des collectivités locales garanti par l’article 72 de la Constitution : le conseil municipal, organe délibérant de la collectivité, pourra-t-il encore assurer pleinement la gestion de la ville si une autre assemblée (le conseil d’arrondissement), élue indépendamment, intervient sur les affaires locales ?

Dans le droit actuel, le fait qu’environ un tiers des membres de chaque conseil d’arrondissement soient également conseillers de Paris constitue une garantie de cohérence pour la Ville de Paris. Ces conseillers jouent un rôle de transmission et de contrôle : ils engagent la Ville dans les décisions d’arrondissement, et peuvent alerter le conseil municipal en cas de dérive. Avec deux élections distinctes, il devient possible qu’aucun conseiller de Paris ne siège dans tel ou tel conseil d’arrondissement. On verrait alors un conseil d’arrondissement en totale autonomie du point de vue de sa composition, gérer des équipements municipaux au nom de la ville (puisque les arrondissements n’ont pas la personnalité juridique et exercent des compétences déconcentrées de la commune). La Ville de Paris pourrait se retrouver engagée par des décisions prises dans une enceinte où elle n’a aucun représentant.

Ce scénario extrême contreviendrait potentiellement à l’article 72 de la Constitution, car la collectivité ne « s’administrerait » plus véritablement par son conseil élu (le Conseil de Paris) sur l’ensemble de son territoire. Autrement dit, la libre administration de Paris (et, par analogie, de Lyon et Marseille) pourrait être entravée si le lien organique entre conseil central et conseils d’arrondissement disparaît totalement.

Ensuite, un tel système bicéphale induit une véritable illisibilité démocratique. Pour les citoyens, comprendre « qui fait quoi » deviendrait plus complexe. Le risque de conflit de légitimité existe : une décision prise par un conseil d’arrondissement pourrait être contredite par le conseil municipal, et vice versa, chacun estimant agir dans son champ. L’équilibre des pouvoirs locaux en serait affecté. Par exemple, la question est posée de savoir qui, du maire d’arrondissement ou du maire de la ville, aurait le dernier mot en cas de divergence sur un projet concernant l’arrondissement ? La proposition de loi prévoit que le maire d’arrondissement « doit être entendu » par le conseil municipal sur les affaires de son arrondissement, mais cela ne règle pas le fond d’un conflit éventuel. Il est plus que nécessaire d’éclaircir si le cadre actuel du Code général des collectivités territoriales (CGCT) offre des mécanismes suffisants de résolution des conflits (recours hiérarchique, veto du conseil municipal, etc.) ou s’il créé un vide juridique.

La réforme crée une configuration institutionnelle et matérielle unique en son genre, dont les implications financières, juridiques et historiques méritent d’être évoquées. La rédaction et l’examen de la présente proposition de loi ont été fait à la hâte, sans qu’aucune vérification préalable n’ait été réalisée afin de s’assurer que le dispositif respecte bien les grands principes du droit public français : libre administration, égalité des citoyens devant le suffrage, unité de la commune. Ce travail d’évaluation n’est pas un simple détail, et aurait dû permettre de proposer des ajustements législatifs garantissant que la singularité de Paris, Lyon, Marseille ne tourne pas à l’exception incompatible avec notre tradition républicaine.

Ouvrir la fiche de l’amendement

Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.