Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

52 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Gabriel AttalEPR Contre · place 267
Anchya BamanaRN Contre · place 26
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Théo BernhardtRN Contre · place 54
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Pascale BordesRN Contre · place 135
Manon BouquinRN Contre · place 124
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Elie CaliferSOC Pour · place 437
Colette CapdevielleSOC Pour Par délégation · place 475
Roger ChudeauRN Contre · place 7
Geneviève DarrieussecqDEM Contre · place 361
Edwige DiazRN Contre · place 137
Auguste EvrardRN Contre · place 143
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Marina FerrariDEM Contre Par délégation · place 360
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Emmanuel FouquartRN Contre · place 14
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Frank GilettiRN Contre Par délégation · place 148
Yoann GilletRN Contre · place 33
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Frantz GumbsDEM Contre · place 348
Steevy GustaveECOS Pour Par délégation · place 541
Catherine HervieuECOS Pour Par délégation · place 531
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sylvie JosserandRN Contre · place 18
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Marie-France LorhoRN Contre Par délégation · place 147
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Michèle MartinezRN Contre · place 129
Sophie MetteDEM Contre · place 331
Pierre MeurinRN Contre Par délégation · place 145
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Frédéric PetitDEM Contre Par délégation · place 345
Maud PetitDEM Contre · place 352
Lisette PolletRN Contre · place 57
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Stéphane RambaudRN Contre · place 76
Julien RancouleRN Contre · place 136
Franck RiesterEPR Contre · place 261
Béatrice RoullaudRN Contre · place 152
Sandrine RousseauECOS Pour · place 508
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Estelle YoussouffaLIOT Contre · place 382

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 6000
ECOS Pour 5000
SOC Pour 3000
NIPartagé0000
RN Contre 02300
EPR Contre 0201
DRPartagé0000
DEM Contre 0800
HOR Contre 0200
LIOT Contre 0100
GDRPartagé0000
UDR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2859 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 236 · article premier
  4. Scrutinn° 2859 · 27/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 236 de M. Taché à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Aurélien Taché

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 229, insérer les quatre alinéas suivants :

« Conscient du rôle du réchauffement climatique dans la multiplication des catastrophes naturelles et de la nécessité de faire de Mayotte un territoire à l’avant-garde de la bifurcation écologique, l’État s’engage à :

« – reconstruire Mayotte en préservant l’environnement, en intégrant la gestion parcellaire des eaux de pluie aux nouvelles règles techniques auxquelles sont soumises les nouvelles constructions et travaux, mais aussi en garantissant que les mesures relatives aux constructions contribuent systématiquement à prévenir le ruissellement et ses effets sur les constructions

« – ne pas reconstruire contre l’environnement en établissant un plan de reforestation de l’archipel et de renaturation des mangroves, en mettant en œuvre un plan de sensibilisation aux risques naturels pour maintenir durablement une culture du risque et favoriser la résilience du territoire. En outre, l’État s’engage à initier une grande campagne de régénération de la cocoteraie et des arbres fruitiers

« – sur le plan énergétique, l’État fixe un objectif de 100 % d’énergies renouvelables et l’autonomie énergétique en développant des solutions innovantes et en développant les filières de formations correspondantes. En ce sens, l’État prévoit un investissement pluriannuel de 300 millions d’euros en faveur de l’autonomie énergétique et du passage à 100 % d’énergies renouvelables dans les Outre-mer. »

Exposé sommaire de M. Taché et ses cosignataires

Par cet amendement, les députés du groupe LFI–NFP proposent de faire de Mayotte l’avant-garde de la bifurcation écologique.

Alors que le Gouvernement consacre près de quatre pages de son rapport annexé à l’immigration et à l’insécurité, seules quelques lignes sont dédiées à la bifurcation écologique, à la préservation de la biodiversité, à la gestion des déchets ou encore à la souveraineté alimentaire. Cette disproportion témoigne d’un désintérêt inquiétant pour les enjeux environnementaux pourtant cruciaux à Mayotte.

Avant le passage du cyclone, Mayotte se distinguait par la richesse de ses “jardins mahorais”, piliers d’une production alimentaire locale, certes modeste, mais essentielle. Occupant près de 80 % des surfaces agricoles de l’île, ces jardins agroforestiers mêlent sur de petites parcelles une grande diversité de cultures — bananes, légumes, noix de coco, manioc, songe, fruits tropicaux — principalement destinées à l’autoconsommation des familles. L’archipel abrite également une biodiversité remarquable. Son vaste lagon de 1 100 km², ceinturé par une double barrière de corail, accueille plus de 250 espèces de coraux et plus de 2 300 espèces marines, parmi lesquelles des tortues et des mammifères marins. La mangrove, qui s’étend sur 667 hectares, joue un rôle écologique crucial : elle filtre les eaux, limite l’érosion côtière et sert d’habitat à une faune variée, dont 43 espèces d’oiseaux recensées. Les forêts tropicales, qu’elles soient humides ou sèches, abritent quelques 200 espèces d’arbres et d’arbustes. À cela s’ajoutent les zones humides et les plages, qui participent elles aussi au maintien de l’équilibre écologique de l’île. Au-delà de sa valeur écologique intrinsèque, cette biodiversité soutient des secteurs économiques clés pour Mayotte, tels que la pêche artisanale et le tourisme durable.

Pourtant, bien avant Chido, la situation environnementale à Mayotte était déjà alarmante. La gestion des déchets, en particulier, est restée largement défaillante. Les décharges sauvages prolifèrent, notamment dans les quartiers informels, en raison d’infrastructures extrêmement limitées : la première déchetterie de l’île n’a vu le jour qu’en 2023. Résultat : 67 % des déchets sont enfouis, contre seulement 15 % en Hexagone, et le tri sélectif est quasi inexistant.

Ces insuffisances ont des conséquences sanitaires directes. La contamination des sols et des eaux favorise l’apparition de maladies, comme la leptospirose, dont le taux à Mayotte est 70 fois supérieur à celui observé dans l’Hexagone. De plus, malgré un coût de gestion des déchets atteignant 163 € par habitant – bien au-dessus de la moyenne nationale (93 €) – Mayotte peine à recouvrer les taxes nécessaires pour améliorer leurs infrastructures.

Le cyclone Chido a aggravé cette fragilité. Selon Joël Huat, chercheur au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), « deux à trois années seront nécessaires pour retrouver le niveau d’autosuffisance de Mayotte d’avant Chido ». Dans ce contexte, la reconstruction ne peut ignorer l’impératif écologique. Elle doit, au contraire, s’appuyer sur les dynamiques locales et la résilience des écosystèmes pour refonder un modèle durable.

Faire de Mayotte un territoire pilote de la bifurcation écologique, c’est investir massivement dans la restauration des milieux naturels, la gestion durable des déchets, la transition énergétique et l’agroécologie. C’est reconnaître que la reconstruction ne sera juste et durable que si elle place la biodiversité et la souveraineté alimentaire au cœur de l’action publique. Quelques lignes dans un rapport ne suffiront pas. Il faut une stratégie ambitieuse, structurée, dotée de moyens à la hauteur des enjeux.

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