Amendement n° 274 de Mme Nosbé — article premier
Rejeté- Pour
- 15
- Contre
- 33
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 48
- Suffrages exprimés
- 48
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
49 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Nadège Abomangoli | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 627 |
| Alexandre Allegret-Pilot | UDR | Contre | · place 113 |
| Anchya Bamana | RN | Contre | · place 26 |
| Anne Bergantz | DEM | Contre | · place 358 |
| Christophe Bex | LFI-NFP | Pour | · place 557 |
| Benoît Biteau | ECOS | Pour | · place 533 |
| Pascale Bordes | RN | Contre | · place 135 |
| Manon Bouquin | RN | Contre | · place 124 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Roger Chudeau | RN | Contre | · place 7 |
| Sandrine Dogor-Such | RN | Contre | · place 59 |
| Olivier Fayssat | UDR | Contre | · place 103 |
| Agnès Firmin Le Bodo | HOR | Contre | · place 234 |
| Jonathan Gery | RN | Contre | · place 16 |
| Frank Giletti | RN | Contre | Par délégation · place 148 |
| Yoann Gillet | RN | Contre | · place 33 |
| Florence Goulet | RN | Contre | Par délégation · place 25 |
| Clémence Guetté | LFI-NFP | Pour | · place 634 |
| Frantz Gumbs | DEM | Contre | · place 348 |
| Steevy Gustave | ECOS | Pour | Par délégation · place 541 |
| Catherine Hervieu | ECOS | Pour | Par délégation · place 531 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 11 |
| Sylvie Josserand | RN | Contre | · place 18 |
| Philippe Latombe | DEM | Contre | · place 359 |
| Robert Le Bourgeois | RN | Contre | · place 116 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Marie-France Lorho | RN | Contre | Par délégation · place 147 |
| Philippe Lottiaux | RN | Contre | Par délégation · place 22 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Michèle Martinez | RN | Contre | · place 129 |
| Sophie Mette | DEM | Contre | · place 331 |
| Philippe Naillet | SOC | Pour | · place 429 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jérémie Patrier-Leitus | HOR | Contre | Par délégation · place 240 |
| Frédéric Petit | DEM | Contre | Par délégation · place 345 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 57 |
| Loïc Prud'homme | LFI-NFP | Pour | · place 626 |
| Julien Rancoule | RN | Contre | · place 136 |
| Davy Rimane | GDR | Pour | · place 590 |
| Sandrine Rousseau | ECOS | Pour | · place 508 |
| Anaïs Sabatini | RN | Contre | Par délégation · place 138 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | · place 558 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Aurélien Taché | LFI-NFP | Pour | · place 574 |
| Emmanuel Taché | RN | Contre | · place 151 |
| Philippe Vigier | DEM | Contre | · place 337 |
| Dominique Voynet | ECOS | Pour | · place 495 |
| Frédéric Weber | RN | Contre | · place 118 |
| Estelle Youssouffa | LIOT | Contre | · place 382 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
- Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
- Amendement n° 274 · article premier
- Scrutinn° 2824 · 27/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 274 de Mme Nosbé à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Sandrine Nosbé
État : Rejeté
Dispositif
Après l’alinéa 65, insérer les cinq alinéas suivants :
« 1.4. La nécessité d’en finir avec la logique d’enfermement à Mayotte
« Pour l’année 2024, sur 40 592 personnes retenues dans des centres de rétention administrative, 24 634 l’étaient en Outre-mer, dont 22 235 à Mayotte. Parmi elles 13 579 ont été placées en centre de rétention administrative (CRA), dont 1 860 mineurs. 8 746 personnes ont été placées en locaux de rétention administrative, dont 406 mineurs. La durée de rétention a, elle, doublé en quatre ans.
« Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a fait le constat de conditions d’enfermement et de prise en charge gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes enfermées dans le CRA de Mayotte.
« L’État s’engage à Mayotte :
– à mettre fin immédiatement à l’enfermement des enfants en centre ou local de rétention administrative et à respecter la convention relative aux droits de l’enfant.
– et à limiter la durée de rétention, à en finir avec les dérogations au droit commun et à mettre fin aux recours massifs aux privations de liberté ».
Exposé sommaire de Mme Nosbé et ses cosignataires
Par cet amendement, les député·es du groupe LFI-NFP souhaitent inscrire, en préalable au rapport annexé à cette loi, un ensemble d'engagements que doit prendre l'État face aux atteintes aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes du fait des conditions de rétention.
Dans son rapport du 10 septembre 2024, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dénonce des conditions d’enfermement et de prise en charge gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes au sein du centre de rétention administrative de Mayotte. Une surpopulation qui va de paire avec des conditions de détention particulièrement indignes. Ainsi, selon le CGLPL, 35% de la population dort par terre, les détenus devant ainsi « renoncer à disposer d’espace pour se mouvoir a minima dans des cellules trop encombrées ». Outre le dénuement qui caractérise les détenus « largement livrés à eux même, mal vêtus et mal nourris », le rapport révèle également un accès aux soins « aléatoire ».
D’après le rapport du CGLPL, Aux termes de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)28, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions le concernant. D’effet direct en droit interne, ces stipulations sont applicables aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui affectent leur situation de manière suffisamment directe et certaine. En droit français, un enfant ne peut faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français ou d’une décision d’éloignement. Seul l'éloignement d'un majeur peut légalement entraîner celui du (ou des) enfant(s) mineur(s) l'accompagnant.
Depuis 2012 pourtant, la CEDH reconnaît que l’enfermement des enfants en rétention constitue un traitement inhumain et dégradant. La loi du 26 janvier 2024 promettait la fin de l’enfermement des enfants en rétention à Mayotte d’ici 2027, même accompagnés de leurs parents. En 2024, ce sont 1860 enfants qui ont encore été enfermés au centre de rétention administrative de Mayotte.
La durée moyenne de la rétention dans l'hexagone est aujourd’hui de 33 jours, un chiffre qui a doublé en quatre ans (pour une rétention de 90 jours maximum) et ce, dans des conditions de vie indigne. Allonger le temps de rétention à Mayotte serait une mesure inefficace et inhumaine. Les associations comme la Cimade ne cessent d’alerter au sujet des effets délétères sur la santé physique et mentale des personnes enfermées, et cela alors que les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. En outre, le centre de Mayotte n’est pas conçu pour ces durées longues de rétention, et les conditions au CRA de Mayotte sont gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes.