Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

49 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour Par délégation · place 627
Alexandre Allegret-PilotUDR Contre · place 113
Anchya BamanaRN Contre · place 26
Anne BergantzDEM Contre · place 358
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Pascale BordesRN Contre · place 135
Manon BouquinRN Contre · place 124
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Roger ChudeauRN Contre · place 7
Sandrine Dogor-SuchRN Contre · place 59
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Jonathan GeryRN Contre · place 16
Frank GilettiRN Contre Par délégation · place 148
Yoann GilletRN Contre · place 33
Florence GouletRN Contre Par délégation · place 25
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Frantz GumbsDEM Contre · place 348
Steevy GustaveECOS Pour Par délégation · place 541
Catherine HervieuECOS Pour Par délégation · place 531
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sylvie JosserandRN Contre · place 18
Philippe LatombeDEM Contre · place 359
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Antoine LéaumentLFI-NFP Pour · place 645
Marie-France LorhoRN Contre Par délégation · place 147
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Michèle MartinezRN Contre · place 129
Sophie MetteDEM Contre · place 331
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Frédéric PetitDEM Contre Par délégation · place 345
Lisette PolletRN Contre · place 57
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Julien RancouleRN Contre · place 136
Davy RimaneGDR Pour · place 590
Sandrine RousseauECOS Pour · place 508
Anaïs SabatiniRN Contre Par délégation · place 138
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Aurélien TachéLFI-NFP Pour · place 574
Emmanuel TachéRN Contre · place 151
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Frédéric WeberRN Contre · place 118
Estelle YoussouffaLIOT Contre · place 382

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 8000
ECOS Pour 5000
SOC Pour 1000
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 02200
EPRPartagé0001
DRPartagé0000
DEM Contre 0600
HOR Contre 0200
LIOT Contre 0100
UDR Contre 0200

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2824 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 274 · article premier
  4. Scrutinn° 2824 · 27/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 274 de Mme Nosbé à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Sandrine Nosbé

État : Rejeté

Dispositif

Après l’alinéa 65, insérer les cinq alinéas suivants :

« 1.4. La nécessité d’en finir avec la logique d’enfermement à Mayotte

« Pour l’année 2024, sur 40 592 personnes retenues dans des centres de rétention administrative, 24 634 l’étaient en Outre-mer, dont 22 235 à Mayotte. Parmi elles 13 579 ont été placées en centre de rétention administrative (CRA), dont 1 860 mineurs. 8 746 personnes ont été placées en locaux de rétention administrative, dont 406 mineurs. La durée de rétention a, elle, doublé en quatre ans.

« Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a fait le constat de conditions d’enfermement et de prise en charge gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes enfermées dans le CRA de Mayotte.

« L’État s’engage à Mayotte :

– à mettre fin immédiatement à l’enfermement des enfants en centre ou local de rétention administrative et à respecter la convention relative aux droits de l’enfant.

– et à limiter la durée de rétention, à en finir avec les dérogations au droit commun et à mettre fin aux recours massifs aux privations de liberté ».

Exposé sommaire de Mme Nosbé et ses cosignataires

Par cet amendement, les député·es du groupe LFI-NFP souhaitent inscrire, en préalable au rapport annexé à cette loi, un ensemble d'engagements que doit prendre l'État face aux atteintes aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes du fait des conditions de rétention.

Dans son rapport du 10 septembre 2024, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dénonce des conditions d’enfermement et de prise en charge gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes au sein du centre de rétention administrative de Mayotte. Une surpopulation qui va de paire avec des conditions de détention particulièrement indignes. Ainsi, selon le CGLPL, 35% de la population dort par terre, les détenus devant ainsi « renoncer à disposer d’espace pour se mouvoir a minima dans des cellules trop encombrées ». Outre le dénuement qui caractérise les détenus « largement livrés à eux même, mal vêtus et mal nourris », le rapport révèle également un accès aux soins « aléatoire ».

D’après le rapport du CGLPL, Aux termes de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)28, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions le concernant. D’effet direct en droit interne, ces stipulations sont applicables aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui affectent leur situation de manière suffisamment directe et certaine. En droit français, un enfant ne peut faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français ou d’une décision d’éloignement. Seul l'éloignement d'un majeur peut légalement entraîner celui du (ou des) enfant(s) mineur(s) l'accompagnant.

Depuis 2012 pourtant, la CEDH reconnaît que l’enfermement des enfants en rétention constitue un traitement inhumain et dégradant. La loi du 26 janvier 2024 promettait la fin de l’enfermement des enfants en rétention à Mayotte d’ici 2027, même accompagnés de leurs parents. En 2024, ce sont 1860 enfants qui ont encore été enfermés au centre de rétention administrative de Mayotte.

La durée moyenne de la rétention dans l'hexagone est aujourd’hui de 33 jours, un chiffre qui a doublé en quatre ans (pour une rétention de 90 jours maximum) et ce, dans des conditions de vie indigne. Allonger le temps de rétention à Mayotte serait une mesure inefficace et inhumaine. Les associations comme la Cimade ne cessent d’alerter au sujet des effets délétères sur la santé physique et mentale des personnes enfermées, et cela alors que les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. En outre, le centre de Mayotte n’est pas conçu pour ces durées longues de rétention, et les conditions au CRA de Mayotte sont gravement attentatoires aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes.

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