Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

25 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour Par délégation · place 627
Alexandre Allegret-PilotUDR Contre · place 113
Anchya BamanaRN Contre · place 26
Christophe BexLFI-NFP Pour · place 557
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Roger ChudeauRN Contre · place 7
Agnès Firmin Le BodoHOR Contre · place 234
Frank GilettiRN Contre Par délégation · place 148
Yoann GilletRN Contre · place 33
Clémence GuettéLFI-NFP Pour · place 634
Catherine HervieuECOS Pour Par délégation · place 531
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sylvie JosserandRN Contre · place 18
Marie-France LorhoRN Contre Par délégation · place 147
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jérémie Patrier-LeitusHOR Contre Par délégation · place 240
Loïc Prud'hommeLFI-NFP Pour · place 626
Davy RimaneGDR Pour · place 590
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Emeric SalmonRN Contre · place 1
Aurélien TachéLFI-NFP Pour · place 574
Philippe VigierDEM Contre · place 337
Dominique VoynetECOS Pour · place 495
Estelle YoussouffaLIOT Contre · place 382

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 7000
ECOS Pour 2000
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 0900
EPRPartagé0001
SOCPartagé0000
DRPartagé0000
DEM Contre 0100
HOR Contre 0200
LIOT Contre 0100
UDR Contre 0100

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2816 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetProjet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte
  2. Texte de programmation pour la refondation de Mayotte
  3. Amendement n° 275 · article premier
  4. Scrutinn° 2816 · 27/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 275 de M. Taché à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Aurélien Taché

État : Rejeté

Dispositif

Compléter l’alinéa 43 par les mots suivants :

« , alors même que cette restriction ne réduit en rien les flux migratoires et constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux de notre République ».

Exposé sommaire de M. Taché et ses cosignataires

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP visent à dénoncer la loi xénophobe ayant restreint les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte.

Le 12 mai 2025, la loi n°2025-412 visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte a été promulguée. Soutenue à la fois par le Gouvernement et le Rassemblement national, cette loi illustre une stratégie désormais bien rodée : plutôt que d’affronter les véritables défis sociaux et structurels auxquels Mayotte est confrontée — des manques criants en matière de services publics, d’infrastructures et de solidarité, déjà flagrants avant le cyclone — le bloc central et l'extrême droite ont préféré, main dans la main, jouer la carte de la xénophobie. Une fois de plus, au lieu de construire, on désigne des boucs émissaires.

Alors même que les chercheurs, tels que les professeurs de droit public Marie-Laure Basilien-Gainche, Jules Lepoutre et Serge Salma, ont largement souligné que « l’attractivité de notre droit de la nationalité relève assez largement du mythe », le Gouvernement persiste à appliquer des mesures non seulement xénophobes, mais aussi inefficaces.

En effet, les réformes successives en matière d’immigration ont instauré un droit dérogatoire à Mayotte, sans pour autant avoir le moindre effet ni sur les flux migratoires vers l’île ni sur le nombre de titres de séjour délivrés. Comme le rappellent les chercheurs susmentionnés, dans une tribune publiée dans Le Monde "en 2022, l’ensemble de la population étrangère résidant en France comptait 5,3 millions d’individus, dont 34 500 sont devenus français par le droit du sol, soit un taux de 0,65 %. A Mayotte, la même année, sur les 150 000 habitants étrangers estimés par l’Insee, ces neuf cents acquisitions par le droit du sol représentent un taux de 0,6 %, donc légèrement inférieur à la moyenne nationale. Le droit de la nationalité ne produit donc pas d’effet d’attraction : il n’explique pas les chiffres de l’immigration irrégulière."

Face à ces constats clairs et étayés, le choix de durcir encore les conditions d’accès à la nationalité à Mayotte ne repose sur aucun fondement rationnel ou empirique. Il relève d’une posture idéologique, alimentée par la xénophobie et l’instrumentalisation de l’immigration à des fins politiques. En s’attaquant une fois de plus aux droits fondamentaux, le Gouvernement et ses alliés de l’extrême droite détournent l’attention des véritables urgences : l’investissement massif dans les services publics, l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, et la lutte contre la pauvreté. Par cet amendement, la France insoumise entend rappeler que l’égalité des droits ne peut être sacrifiée sur l’autel de la démagogie. Mayotte mérite mieux que des lois xénophobes : elle mérite un avenir construit sur la justice sociale et la solidarité républicaine.

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