Vote de chaque député

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132 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Charles AlloncleUDR Contre · place 106
Pouria AmirshahiECOS Pour Par délégation · place 516
Léa Balage El MarikyECOS Pour · place 523
Christophe BarthèsRN Contre · place 73
Lisa BellucoECOS Pour · place 532
Karim Ben CheikhECOS Pour Par délégation · place 542
Karim BenbrahimSOC Pour · place 565
Christophe BentzRN Contre · place 2
Théo BernhardtRN Contre · place 54
Hervé BervilleEPR Contre Par délégation · place 295
Benoît BiteauECOS Pour · place 533
Christophe BlanchetDEM Pour · place 344
Anne-Laure BlinDR Contre Par délégation · place 183
Frédéric BoccalettiRN Contre Par délégation · place 17
Arnaud BonnetECOS Pour · place 534
Nicolas BonnetECOS Abstention · place 500
Ian BoucardDR Contre · place 180
Anthony BoulogneRN Contre · place 126
Manon BouquinRN Contre · place 124
Jorys BovetRN Contre · place 56
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Blandine BrocardDEM Pour · place 343
Anthony BrosseEPR Contre Par délégation · place 397
Danielle BruleboisEPR Contre · place 257
Colette CapdevielleSOC Pour Par délégation · place 475
Eléonore CaroitEPR Contre Par délégation · place 273
Cyrielle ChatelainECOS Pour · place 515
Sébastien ChenuRN Contre · place 28
Josiane CorneloupDR Contre · place 181
Jean-François CoulommeLFI-NFP Abstention · place 599
Marc de FleurianRN Contre · place 144
Hervé de LépinauRN Contre Par délégation · place 95
Sandra DelannoyRN Contre Par délégation · place 24
Jocelyn DessignyRN Contre · place 70
Edwige DiazRN Contre · place 33
Nicolas DragonRN Contre Par délégation · place 120
Alexandre DufossetRN Contre · place 38
Gaëtan DussausayeRN Contre · place 27
Auguste EvrardRN Contre · place 143
Frédéric FalconRN Contre · place 62
Olivier FayssatUDR Contre · place 103
Emmanuel FernandesLFI-NFP Abstention · place 547
Marc FesneauDEM Contre · place 342
Guillaume FlorquinRN Contre · place 130
Jean-Luc FugitEPR Contre · place 294
Antoine GolliotRN Contre · place 77
Guillaume Gouffier ValenteEPR Contre · place 313
Florence GouletRN Contre · place 25
Géraldine GrangierRN Contre · place 72
Julien GuibertRN Contre · place 5
Michel GuiniotRN Contre · place 8
Steevy GustaveECOS Pour · place 541
Marine HameletRN Contre · place 6
Michel HerbillonDR Contre · place 175
Florence Herouin-LéauteySOC Pour Par délégation · place 461
Laurent JacobelliRN Contre · place 86
Alexis JollyRN Contre · place 39
Tiffany JoncourRN Contre Par délégation · place 11
Sylvie JosserandRN Contre · place 18
Chantal JourdanSOC Pour · place 409
Loïc KervranHOR Contre · place 227
Brigitte KlinkertEPR Contre · place 366
Tristan LahaisECOS Pour · place 525
Abdelkader LahmarLFI-NFP Abstention · place 519
Robert Le BourgeoisRN Contre · place 116
Annaïg Le MeurEPR Contre · place 254
Nicole Le PeihEPR Contre · place 278
Mathieu LefèvreEPR Contre Par délégation · place 284
Bartolomé LenoirUDR Contre Par délégation · place 114
Guillaume LepersDR Contre · place 207
Roland LescureEPR Non-votant · place 268
Gérard LeseulSOC Pour · place 415
Katiana LevavasseurRN Contre · place 156
Laurent LharditSOC Pour · place 445
Aurélien Lopez-LiguoriRN Contre Par délégation · place 125
Philippe LottiauxRN Contre Par délégation · place 22
Alexandre LoubetRN Contre · place 123
David MagnierRN Contre · place 13
Lise MagnierHOR Abstention · place 238
Claire Marais-BeuilRN Contre · place 133
Christophe MarionEPR Contre · place 307
Pascal MarkowskyRN Contre Par délégation · place 111
Olivier MarleixDR Contre · place 182
Éric MartineauDEM Pour · place 351
Denis MasségliaEPR Contre · place 376
Emmanuel MaurelGDR Pour · place 584
Yaël MénachéRN Contre Par délégation · place 71
Pierre MeurinRN Contre · place 145
Maxime MicheletUDR Contre · place 112
Louise MorelDEM Contre · place 335
Serge MullerRN Contre · place 58
Philippe NailletSOC Pour · place 429
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Sophie PantelSOC Pour Par délégation · place 463
Kévin PfefferRN Contre · place 101
Christine Pirès BeauneSOC Pour · place 426
Béatrice PironHOR Pour · place 236
Marie PochonECOS Abstention · place 522
Dominique PotierSOC Pour · place 413

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
SOC Pour 19000
ECOS Pour 12040
DEM Pour 4200
HOR Pour 2110
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
RN Contre 05500
EPR Contre 01502
LFI-NFP Abstention 0030
DR Contre 0600
LIOT Contre 0100
UDR Contre 0400

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2153 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
  2. Texte de simplification de la vie économique
  3. Amendement n° 310 · article 15 ter
  4. Scrutinn° 2153 · 28/05/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 310 de M. Sother à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Thierry Sother

État : Rejeté

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conséquences de l’application des zones à faibles émissions et les mesures nécessaires à prendre pour éviter leurs conséquences négatives sur la mobilité et le pouvoir d’achat des usagers concernés. »

Exposé sommaire de M. Sother et ses cosignataires

Selon une étude de Santé Publique France (SPF) en 2021, la pollution de l’air aux particules fines est à l’origine de 40 000 décès chaque année. 10% des diabètes de type 2, 8% des cancers de la gorge et des poumons, 7% des bronchopneumopathies chroniques, 6% des AVC et 5% des infections respiratoires sont dus à ces particules fines. Quant aux gaz polluants, les émissions d’oxydes d’azote causent 7 000 décès par an. Il y a donc une évidence pour la représentation nationale à traiter cet enjeu de santé publique.

L’État français s’est montré gravement en retard sur cette question, puisque 1 européen sur 5 mourant à cause de la pollution de l’air est français. Il a d’ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour son inaction, en 2022 et en 2023, par le Conseil d’État, à cause de dépassements significatifs des seuils sanitaires.

Il y a urgence à agir. Le transport routier est responsable de 54 % des émissions d’oxydes d’azote au niveau national, avec des pics de 60 % à 70 % dans certaines métropoles, et de 15% des émissions de particules fines. Ce sont ces proportions qui imposaient de mettre en place des mesures nouvelles de protection de la population, comme les Zones à Faibles Émissions instituées en 2015. On en comptait 320 en juillet 2022 dans l’Union européenne.

Ces ZFE ont un bon bilan européen et français. À Berlin, les concentrations de NO2 ont baissé de 10% et plusieurs études montrent déjà une baisse de la mortalité prématurée liée aux concentrations de particules fines. Londres mesure une diminution de 20 % de la concentration de dioxyde d’azote sur l’ensemble de la zone et jusqu’à 44 % dans le centre de la ville. À Madrid, le bilan est encore meilleur, puisque les émissions de NO2 ont chuté de 32% en une seule année à partir de la mise en place de la ZFE.

En France aussi, les ZFE permettent de sauver des vies : à Rouen, on enregistrait 16 alertes pour pollution de l’air en 2018, contre une seule en 2024.

Leur utilité est avérée concernant un problème de santé public majeur. Elles sont aujourd’hui remises en cause car elles seraient impopulaires et trop violentes socialement pour les ménages les moins aisés, qui perdraient leur moyen de transport ne pouvant se tourner vers une offre moins polluante.

Mais le responsable de cette fracture sociale, ce n’est pas les ZFE, c’est le gouvernement. Car la ZFE ne peut pas être un dispositif esseulé comme il l’a été en France, mais doit s’intégrer dans une stratégie globale qui permet le remplacement des véhicules les plus polluants par des primes à la conversion et des bonus écologiques suffisants, par l’étoffement du réseau de transports en commun, par la création d’infrastructures multimodales telles que des parkings à l’entrée des ZFE. Ce n’est pas le volontarisme sur les ZFE qui cause les inégalités sociales, c’est l’absence de volontarisme sur ce qui doit l’accompagner.

Dans le reste de l’Europe, les ZFE sont demandées par les populations concernées. À Milan, un référendum a sollicité à 80% la mise en place d’un péage urbain. À Madrid, c’est le rétropédalage des autorités municipales qui a causé des manifestations ! Pour rester en France, le succès de la ZFE rouennaise est dû à un investissement de 7,5 millions d’euros pour cofinancer le renouvellement de 2 600 véhicules Crit’Air 4 et 5 avec un montant moyen d’aide accordée de 3 220 €, mais aussi à une large amélioration de l’offre de transport en commun et la mise en place de leur gratuité partielle.

Car conscientes des impacts sociaux des ZFE, nombreuses sont les métropoles à avoir cherché à compenser les restrictions imposées aux véhicules les plus polluants et à garantir une mobilité accessible à tous, à l'image de Montpellier qui a mis en place la gratuité des transports en commun.

Mais les villes et les métropoles sont à bout de moyens, et c’est donc l’État qui devrait soutenir pour l’essentiel cette transition. La dernière action du gouvernement en la matière est révélatrice de son manque de volontarisme : en décembre 2024, un décret est venu considérablement réduire les primes pour l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion à un mois du changement des réglementations des ZFE. Exit la prime à la conversion de 6 000 euros, exit le bonus écologique qui diminue de 3 000 euros et ironiquement, exit la surprime de 3 000 euros pour les habitants d’une ZFE. Pour l’achat d’un véhicule neuf, alors qu’on pouvait compter jusqu’à 16 000 euros d’aides de l’État (en plus des aides des collectivités locales), celui-ci saborde les ménages en accordant désormais au plus 4 000 euros. Loin d’être insoutenables, les ZFE ne sont un problème que lorsqu’elles sont appliquées sans égard ni soutien pour corriger leurs conséquences.

Cet amendement vise donc à supprimer l’article introduit en commission mettant fin aux ZFE, qui sont injustement désignées comme un facteur d’inégalité sociale alors qu’elles sont un outil nécessaire de santé publique dont les conséquences négatives ne sont supportées par nos concitoyens qu’à cause de leur application aveugle et de l’inaction de l’État.

La suppression des ZFE en France sans même que soit menée une réflexion sérieuse sur les mesures d’accompagnement qu’elles nécessitent de mettre en place aurait des conséquences dramatiques pour la vie et la santé des français.

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