Amendement n° 274 au texte n° 2915 – Fin de vie
Non soutenuDéposé par Philippe Gosselin sur l’article 2 du texte n° 2915.
- Déposé le
- 16 juin 2026
- Décidé le
- 22 juin 2026
Ce que propose l’amendement
Supprimer cet article.
Pourquoi cet amendement ?
Telle que rédigée à l’issue des travaux de la commission, la présente proposition de loi, en son article 2, instaure un droit à mourir aux conséquences considérables. En tant que droit, il impliquerait que, dès l’admission dans un établissement de santé, les soignants soient tenus de proposer au patient une euthanasie ou un suicide assisté, ce qui serait en totale contradiction avec leur vocation.
Une telle orientation, dès lors qu’elle conduit à provoquer la mort, reléguerait de facto les soins palliatifs à un rôle secondaire. Alors même que ces derniers n’ont fait l’objet que d’une promotion limitée depuis vingt-cinq ans, notamment depuis la loi de 1999, l’« aide à mourir », érigée en droit, serait mécaniquement favorisée.
À titre de comparaison, l’État de Victoria, en Australie, interdit aux médecins d’évoquer l’aide à mourir lors du premier entretien. Une telle limitation ne serait pas retenue en France en cas d’adoption de cet article.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2915P0D1N000274. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale