Ce que propose l’amendement

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« terrestre »

insérer les mots :

« , qui prend en compte les retours d’expérience des conflits contemporains et le développement de contre-mesures de guerre électronique, ».

Pourquoi cet amendement ?

Le développement de capacités de missile balistique terrestre représente un investissement lourd et est structurant pour notre modèle d’armée.

Or, les retours d’expérience récents du conflit en Ukraine invitent à interroger la pertinence de ces choix. Le développement rapide de capacités de guerre électronique et de brouillage semble en effet en mesure de neutraliser une part significative des menaces aériennes et balistiques dans les zones couvertes.

Des systèmes de brouillage déployés en Ukraine, via le programme LIMA, à des coûts relativement faibles auraient permis d’atteindre des niveaux d’efficacité très élevés contre des munitions guidées et des vecteurs adverses, remettant en question le rapport coût/efficacité de certains programmes lourds.

A tout le moins, il convient donc d’intégrer ces éléments dans le développement du futur MBT.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Aurélien Saintoul · LFI-NFP

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Scrutins sur cet amendement

12 pour · 54 contre · 0 abstentions

7 mai 2026 · scrutin n° 6427

Lire le libellé publié par l’Assemblée nationale

le sous-amendement n° 768 de M. Saintoul à l'amendement n° 197 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000768. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale