Ce que propose l’amendement

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Le collège pluriprofessionnel peut, avec l’accord de la personne, entendre la personne de confiance ou le proche aidant afin d’éclairer l’appréciation de la situation médicale, sociale et psychologique. Cette audition ne participe pas à la décision. »

Pourquoi cet amendement ?

L’évaluation d’une demande d’aide à mourir suppose une compréhension fine de la trajectoire de la personne.

Les proches disposent souvent d’éléments déterminants concernant :

l’évolution de la volonté dans le temps,

la cohérence entre les propos actuels et antérieurs,

les éventuelles pressions ou vulnérabilités.

Cet amendement n’intègre pas les proches au processus décisionnel : il ouvre uniquement une faculté d’audition à titre d’éclairage, sur le modèle de pratiques existantes en matière d’éthique clinique.

Il s’agit d’un mécanisme d’information, non de codécision.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Sandrine Dogor-Such · RN

Voir les 9 cosignataires

Mme Dogor-Such, Mme Bamana, M. Bentz, M. Casterman, M. Frappé, Mme Hamelet, Mme Joncour, Mme Loir, M. Muller et Mme Pollet

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2453P0D1N001345. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale